Gilbert Hérail

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Blason de Gilbert Hérail

Gilbert Hérail (ou Erail ou Horal ou Eril) fut le 12e maître de l'Ordre. Il est apparemment né en 1152 en région aragonaise mais la date exacte et le lieu ne sont pas connus.

Engagé très tôt dans l'Ordre du Temple, il fut maître en Provence et partie des Espagnes[1] de 1184 à 1189[2] puis grand commandeur de l'Ordre lorsqu'il est élu maître du Temple en février 1194[3] après la mort de Robert IV de Sablé.


Un an après l'élection de Gilbert Hérail à la tête de l'Ordre du Temple, soit en 1194, le pape Célestin III confirme tous les privilèges accordés au Temple et donc la bulle pontificale Omne datum optimum.

Par sa politique d'équilibre, Gilbert Hérail veut faire perdurer la période de paix entre chrétiens et musulmans, permise par l'accord de paix que Richard Cœur de Lion a signé avec Saladin.

Cela lui vaut de s'attirer les foudres du pape Innocent III, qui y voit une trahison envers l'Église. À cause de cette querelle avec Innocent III, les tensions entre Templiers et Hospitaliers tournent à l'avantage de ces derniers qui en profitent pour récupérer des terres et des châteaux aux Templiers.

C'est durant la période où Gilbert Hérail est maître de l'Ordre que les Templiers vont participer à la Reconquista. En remerciement des services rendus, le roi Alphonse II d'Aragon leur donne la forteresse de l'Alfambra en 1196.

Gilbert Hérail décédera en décembre 1200, au début de la quatrième croisade.

Les hommes de son temps[modifier | modifier le code]

Au cours de sa vie et comme maître de l'ordre du Temple, Gilbert Hérail a côtoyé des hommes remarquables :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Damien Carraz (préf. Demurger), L'Ordre du Temple dans la basse vallée du Rhône (1124-1312) : Ordres militaires, croisades et sociétés méridionales, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « Collection d'histoire et d'archéologie médiévales / 17 »,‎ 2005 (ISBN 978-2-7297-0781-1, lire en ligne), p. 318
  2. Marion Melville, La vie des Templiers, Gallimard, coll. « NRF »,‎ 1951, cartonné, 302 p. (résumé), p. 127
  3. Alain Demurger, Les Templiers, une chevalerie chrétienne au Moyen Âge, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire »,‎ 2008 (1re éd. 2005), poche, 664 p. (ISBN 978-2-7578-1122-1), p. 611.

Liens externes[modifier | modifier le code]