Gian Francesco de Majo

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Gian Francesco de Majo

Description de l'image Gian Francesco de Majo.jpg.
Surnom « Ciccio »
Naissance 24 mars 1732
Naples Drapeau du Royaume de Naples Royaume de Naples
Décès 17 novembre 1770 (à 38 ans)
Naples Drapeau du Royaume de Naples Royaume de Naples
Activité principale compositeur
Ascendants Giuseppe de Majo
Famille Gennaro Manna (oncle), Francesco Feo (grand-oncle)

Gian Francesco de Majo (né le 24 mars 1732 à Naples, alors capitale du royaume de Naples – mort dans la même ville le 17 novembre 1770) est un compositeur italien du XVIIIe siècle. Il était surnommé « Ciccio ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Gian Francesco de Majo est le fils du compositeur Giuseppe de Majo (1697-1771). Il été a initié à la musique par son père, ainsi que par son oncle Gennaro Manna et son grand-oncle Francesco Feo.

Encore adolescent, à l'âge de treize ans, il tenait le rôle de second clavecin au Théâtre de la Cour, et, à partir de 1747, il a aidé son père, occupé depuis 1745 par son poste de directeur de la Chapelle Royale, en étant organiste surnuméraire sans salaire. Après la mort en 1750 du premier organiste de la Chapelle Pietro Filippo Scarlatti, il a commencé à recevoir le salaire d'un ducat par mois, mais en 1758, nommé second organiste, il a été augmenté avec un salaire de huit ducats. En plus de son activité d'organiste, à partir de 1749, il a été actif pour la même chapelle comme compositeur d'œuvres sacrées.

Sa première œuvre, Ricimero, re dei goti, est jouée à Parme le 7 février 1759. La même année, l'opéra a été redonné à Rome, où, comme en témoigne Goldoni dans ses mémoires, il a obtenuu un succès triomphant. Au début de 1760, à cause de la tuberculose, il n'a pu mettre en musique le livret de Il trionfo di Camilla de Silvio Stampiglia pour le Teatro San Carlo, mais il a quand même réussi à présenter en juin de la même année, Astrea placata et en novembre le drame musical Cajo Fabrizio, qui a été bien reçu par le public.

Entre 1761 et 1763, il a fait représenter certaines de ses œuvres dans les villes du nord de l'Italie: il a été à Livourne, Venise et enfin à Turin. Pendant ce voyage, il a également eu l'occasion de faire la connaissance du Padre Martini. Après son retour dans sa ville natale pour une courte période, il a parti en février 1764 pour une tournée à Vienne, où il avait reçu la commande d'une œuvre pour célébrer le couronnement de l'empereur Joseph II, puis cette même année, il est allé à Mannheim.

Après avoir monté un opéra à Madrid, il est retourné en Italie en 1765 et il a présenté à Turin Montezuma sur un livret de Vittorio Amedeo Cigna-Santi. Il est retourné à Naples l'année suivante, mais encore une fois pour peu de temps, car il est repartie pour un autre voyage à travers l'Italie et l'Europe. Il est passé à nouveau à Mannheim et de retour, il s'est arrêté à Venise et à Rome. En août 1767, il succède à son père Giuseppe au poste de maître de chapelle auprès de la cour royale napolitaine: pour obtenir ce poste, il était entré en compétition avec Niccolò Piccinni.

En raison de problèmes financiers, de Majo a dû renoncer à de nombreux voyages pour pouvoir mettre en scène ses nouveaux opéras. En plus du poste de directeur de la chapelle, il a réoccupé l'ancien poste de second organiste et il a repris son activité de composition d'œuvres sacrées. Pour célébrer l'anniversaire de la reine Marie-Caroline, il a été chargé de composer un opéra, Eumene, pour être représenté le 4 novembre 1770 au Teatro San Carlo, mais en raison de l'aggravation de son état de santé, la représentation a été reportée jusqu'au premier janvier de l'année suivante. Cependant de Majo n'a pas été capable de le finir (il a composé un seul acte) parce qu'il est mort de la tuberculose le 17 novembre. L'opéra a ensuite été complété par Giacomo Insanguine et Pasquale Errichelli (it).

Opéras[modifier | modifier le code]

Opéras d’attribution incertaine[modifier | modifier le code]

  • Ifigenia in Aulide (opera seria, livret de Apostolo Zeno, 1762, Naples)
  • Ezio (opera seria, livret de Pietro Metastasio, 1769, Venise)
  • Ulisse (opera seria, 1769, Rome)
  • L'eroe cinese (opera seria, livret de Pietro Metastasio, 1770, Naples)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arteaga, Stefano: Le rivoluzioni del teatro musicale italiano (Bologna, 1783)
  • DiChiera, David: The Life and Operas of Gian Francesco de Majo (Los Angeles, 1962, thèse)
  • Murphy, Sheryl: The Sacred Music of Gian Francesco de Majo (Austin, 1996, thèse)

Source de traduction[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]