Giacomo Manzoni

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Giacomo Manzoni (né à Milan le 26 septembre 1932) est un compositeur et un critique musical italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Giacomo Manzoni naît le 26 septembre à Milan d’une famille de non musiciens. Son oncle, Carlo Manzoni, est un célèbre humoriste. Manzoni débute l'étude de la composition à Messine en 1948, sous la direction de Gino Contilli, puis il poursuit ses études en Langues et Littératures Étrangères à l’Université Bocconi de Milan et au Conservatoire de Milan. Il étudie la composition avec Ettore Desderi et Orazio Fiume, le piano avec Allessandro Mozzati, la littérature italienne avec Salvatore Quasimodo. En 1955, Manzoni rencontre Thomas Mann en Suisse, peu avant la mort de l’auteur allemand. La même année, il obtient son diplôme à l’Université Bocconi avec une thèse intitulée « Die Rolle der Musik im Werke Thomas Manns ». En 1956, il devient rédacteur de la revue de musique contemporaine Il Diapason, et joue aussi en tant que pianiste dans la mise en scène de Strehler pour l’L’Opéra de quat’sous, sous la direction de Maderna. Entre 1956 et 1957 Manzoni participe aux cours d’été de Darmstadt, où est créée Seconda piccola suite. Par la suite, il devient critique musical pour le quotidien de gauche l’Unità et traduit en italien les principaux écrits d'Adorno et Schoenberg. Dès 1962, Manzoni a été professeur de composition dans plusieurs conservatoires italiens et a tenu des masterclass en Italie et à l'étranger.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Prix Unesco pour Parole da Beckett (1973)

Premio Abbiati pour Dedica, meilleure composition italienne de l’année (1989)

Leone d’oro à la carrière de la Biennale Musica de Venise (2007)

Écrits[modifier | modifier le code]

Guida all’ascolto della musica sinfonica, Milan, Feltrinelli, 1967.

Scritti, Florence, La Nuova Italia, 1991.

Tradizione e utopia, Milan, Feltrinelli, 1994.

Arnold Schönberg. L'uomo, l'opera, i testi musicati, Milan, Feltrinelli, 1975.

Écrits, textes réunis, traduits et annotés par Laurent Feneyrou, Paris, Basalte, 2006.

Parole per musica, Palerme, L'Epos, 2007.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Théâtre musical[modifier | modifier le code]

La legge (1955), action scénique en un temps, livret de Giacomo Manzoni

La sentenza (1960), un acte en deux tableaux, livret d’Emilio Jona

Atomtod (1964), en deux temps, livret d’Emilio Jona

Per Massimiliano Robespierre (1974), scènes musicales en deux temps, textes de Robespierre et d’autres auteurs, ordonnés par Giacomo Manzoni et Virginio Puecher, avec la collaboration de Luigi Pestalozza

Doktor Faustus, scene dal romanzo di Thomas Mann (1988), trois actes (11 tableaux, un interlude et un épilogue), texte de Thomas Mann ordonné par Giacomo Manzoni

Œuvres pour piano et orchestre[modifier | modifier le code]

Masse : Omaggio a Edgar Varèse (1977)

Più mosso (2014), pour deux piano et orchestre à cordes

Œuvres pour orchestre[modifier | modifier le code]

Insiemi (1967)

Multipli (1973), pour orchestre de chambre

Variabili (1973)

Lessico (1978), pour double orchestre de 24 ou 52 instruments à cordes

Modulor (1979), pour quatre orchestres

Ode (1982)

Adagio e solenne (Omaggio alla repubblica di San Marino) (1990)

Malinamusik (1990)

Il clamoroso non cominciar neppure (2000)

Sembianti (2003)

Mercurio transita davanti al sole (2006)

Studio 2012 (2012), pour orchestre de chambre

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Preludio –« Grave » di W. Cuney– Finale (1956), pour voix de femme, clarinette, violon, alto et violoncelle

Tre liriche di Éluard (1958), pour soprano, flûte trompette, violon et violoncelle

4 poesie spagnole (1962), pour baryton, clarinette alto et guitare

Dieci versi di Emily Dickinson (1988), pour soprano léger, quatuor à cordes, 2 harpes (11 ad libitum) et 10 instruments à cordes

4 Epigrammi (1993), pour baryton, clarinette basse et ensemble instrumental (flûte/piccolo, hautbois, percussions, harpe, 2 violons, alto)

Ed io non prendo posa (1994), pour basse et 8 instruments (clarinette basse, 2 cors, harpe, 4 violoncelles)

Canzonetta « Se mi fusse » (1996), pour 10 voix de femme, crotales, cymbales suspendues et tambour

Aria della gioia (1998), pour soprano, trompette et 2 cymbales suspendues

Trame d’ombre (1998), pour soprano, ténor, chœur et ensemble instrumental

Oltre la soglia (2001), quatuor à cordes avec voix de femme

Alla terra (2003), pour mezzo-soprano et instruments

Die Scheiße (2008), pour voix de femme, flûte en sol, clarinette basse, alto et violoncelle

Kokin b (2008), pour 2 voix de femme, 4 clarinettes, 2 percussions, cordes

…in diesem Meer…: 3 canti per C. A. (2009), pour Baryton-Basse, flûte, clarinette, clarinette basse, cor, percussion, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse

Il rumore del tempo (2011), pour soprano, piano, clarinette, alto et percussions

Cascando: musica per il radio play di Samuel Beckett (2012), pour voix de femme, clarinette, cor, percussions, piano et violon

Transcriptions[modifier | modifier le code]

Il ballo delle ingrate di Claudio Monteverdi (1968), pour orchestre moderne

Omaggio a Josquin : trascrizione di « Nymphes des bois… » (Déploration d’Ockeghem) (1985), pour soprano, cor, violon, deux altos et violoncelle

Musique de film[modifier | modifier le code]

Malina (1990), réalisation de Werner Schroeter, avec Isabelle Huppert