Ghislaine Dommanget

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Tombe de la princesse Ghislaine de Monaco.

Ghislaine Dommanget, née le 13 octobre 1900 à Reims et morte le 30 avril 1991 à Neuilly-sur-Seine, est une comédienne française. Elle fut par son mariage avec Louis II de Monaco, la princesse Ghislaine de Monaco.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Ghislaine, Marie, Françoise Dommanget est la fille de Robert-Joseph Dommanget (1867-1957), colonel de cavalerie, et de Marie-Louise Meunier (1874-1960), native de Sedan[1].

Unions

Elle se marie 17 juillet 1923 à Paris dans le 16e arrondissement, avec Paul Diey (1863-1931).
Elle a une relation avec André Brulé (1879-1953), dont un fils, Jean-Gabriel (1934-).
Elle se remarie le 25 juillet 1946 avec Louis II de Monaco (1870-1949).

L'actrice[modifier | modifier le code]

Elle fit des études chez les Dames de l'Assomption.

Elle se présente à Sarah Bernhardt qui la fait débuter au théâtre Déjazet dans Tire au flanc sous son seul prénom, Ghislaine. Elle ne jouera jamais sous un autre nom. En 1923, elle assiste aux obsèques de Sarah Bernhardt, et jette dans la tombe une petite bague en or en jurant de se consacrer à la comédie. Gémier l'engage à l'Odéon. Au cinéma, on l'a vue notamment dans La 13e enquête de Grey (en 1937), La 3e dalle (en 1941).

Elle travaille à la Comédie-Française jusqu'à sa rencontre avec le prince Louis II de Monaco : le 17 janvier 1942, elle est l'Aiglon pendant une tournée dans la principauté de Monaco. Au cours du dîner donné au Palais, le Prince Louis II la remarque. Il lui écrit: « Je savais à partir de cette date que tu serais ma femme ». Elle l'épouse en 1946.

Dans une note du 12 mai 1942, au ton misogyne, Victor Jeannequin, consul de France à Monaco, se montre hostile à sa compatriote. Il s'inquiète de l'aspect financier, pour le prince, qui jusqu'à présent, s'en tirait par de petites spéculations financières plus ou moins propres mais suffisantes pour parer à un train de vie plutôt moyen. « Qu'adviendra-t-il quand les jolies dents de Ghislaine, auront, plus largement encore, mordu sur la cassette personnelle (...) ? »

Princesse douairière[modifier | modifier le code]

À la mort de son époux en 1949, elle tient son rang avec conscience et fonde l'œuvre L'Obole de la princesse, puisant sur sa liste civile. Cependant, le nouveau prince régnant Rainier III de Monaco et sa sœur la princesse Antoinette (petits-enfants de Louis II) lui firent un procès, et le gagnèrent, pour récupérer l'héritage de Louis II qu'elle dilapidait.

À la fin des années 1950, elle revient à la scène où la Principauté l'autorise à se produire sans utiliser le nom de Monaco : Madame Avril (1958), L'Aiglon (1959), Fleur de petit pois (1960).

Puis elle se retire à Paris, où elle écrit ses mémoires en 1960 (dédiées à la Princesse Grace), "Sois princesse"... dit-il.

Son acte de décès mentionne « Princesse douairière de Monaco ». Elle est inhumée au cimetière de Passy dans sa robe de mariée.

Titulature

Son Altesse sérénissime la princesse de Monaco (de 1946 à 1949), puis son Altesse Sérénissime la princesse Ghislaine de Monaco, princesse douairière de Monaco (de 1949 à 1991).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • "Sois princesse"... dit-il. Éditions Hachette (Évreux, Maison d'édition Labadie). Anné: 1964. Pages: 253[2].

Sources[modifier | modifier le code]

  • Pierre Abramovici, Un Rocher bien occupé, Le Seuil (2001).
  • Frédéric Laurent, Un Prince sur son rocher, Fayard (2005).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Racine d'Ardennes
  2. Google Books