Gestion de l'impression

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En psychologie sociale, la gestion de l'impression est la gestion de l'image que les individus se font d'un autre individu. Il convient de noter que la perception fait appel à des mécanismes cognitifs, et en particulier à des biais cognitifs[1].

La réalité pour les autres est l'impression donnée à ces derniers. Ces autres vont se baser sur cette impression pour organiser leurs idées, leurs réactions et leurs actions au sujet d'un individu. Souvent, c'est la première impression qui est considérée. L'idée de gérer l'impression s'ensuit naturellement.

Historique[modifier | modifier le code]

Parmi les penseurs de ce chapitre de la psychologie sociale, Erving Goffman soutient en 1959 que les individus et les organisations doivent établir et maintenir dans leur public des impressions congruentes avec la perception qu'ils veulent donner. Goffman peut être comparés à d'autres personnages célèbres comme Platon et Shakespeare. Platon exprima l'avis que « la vie humaine est une scène de théâtre » et Shakespeare fait dire à l'un de ses personnages « All the world is a stage, and all the men and women merely players ».

Goffman a utilisé le théâtre comme une métaphore de la vie sociale dans son livre fondateur The Presentation of Self in Everyday Life. Il s'est inspiré de la perspective de l'interactionisme symbolique et de son optique relationnelle de la communication (Barnhart, 1994). Cette métaphore met en évidence deux types d'acteurs de la vie. Un premier type est indifférent à son public et un second type cherche activement à provoquer des réactions positives de ce dernier. Dans ce cas, l'acteur va réguler son comportement par les réactions du public pour protéger l'image qu'il veut donner.

Annexes[modifier | modifier le code]

En marketing et communication, la gestion de l'impression (ou les anglicismes « branding personnel » et marketing personnel) est la gestion de son image ayant pour objectif l'augmentation de sa visibilité et de sa réputation.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Malcolm Gladwell (2006). La force de l'intuition, (titre anglais : Blink: The Power of Thinking Without Thinking), édition Pocket (2007), édition Robert Laffon (2006)