Gerville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gerville (homonymie).
Gerville
Vue de la mairie vers l'église
Vue de la mairie vers l'église
Blason de Gerville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Fécamp
Maire
Mandat
Thierry Masurier
2014-2020
Code postal 76790
Code commune 76300
Démographie
Population
municipale
389 hab. (2011)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 48″ N 0° 19′ 49″ E / 49.6967, 0.3303 ()49° 41′ 48″ Nord 0° 19′ 49″ Est / 49.6967, 0.3303 ()  
Altitude Min. 90 m – Max. 125 m
Superficie 3,01 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte administrative de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Gerville

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

Voir sur la carte topographique de Seine-Maritime
City locator 14.svg
Gerville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gerville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gerville

Gerville est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village dispose d'un bois partagé avec la commune des Loges, une partie de celui-ci est en domaine privé. Un ancien chemin permettait de relier les hameau du Mont Rôti à la ferme du Coquet (propriétaire Antoine Debris). On dit que Gerville était situé sur une ancienne route romaine, le village étant très ancien.

Le GR 21 traverse une partie du village.

La commune comprenait plusieurs hameaux :

  • La Mare Chanseuse (Sanseuze, Sausseuze ? Dans ce cas, comme pour Sausseuzemare-en-Caux, Salicosa mara 1080, il s'agit de la « mare aux saules » du vieux français saus / sauce, saule. Cf. Sauchay, La Saussaye, Sausseuse, etc.[1])
  • Le Bihorel (homonymie avec Bihorel, du nom du bihoreau ?)
  • La Hêtrée
  • Le Parlement
  • Le Beau Soleil
  • Vue-du-Coquet

Toponymie[modifier | modifier le code]

La légende veut que son nom provienne d'un guerrier viking.

Le village est mentionné sous la forme latinisée Girae villa en 1057 - 67 et semi-latinisée Guirevilla au XIVe - XVe siècle, avec [g] dur du dialecte cauchois[2]. La forme du français central avec [ʒ] a prévalu.

Il s'agit d'un nom en -ville caractéristique (cf. Toponymie normande), au sens ancien de domaine rural, précédé d'un nom de personne de type germanique Gero ou Giro pour François de Beaurepaire[1], idem pour René Lepelley[3]ou du nom de personne norrois Gerri pour Albert Dauzat et Charles Rostaing[4] qui l'associent à Guerville (Guerrevilla XIIe siècle), autre commune de Seine-Maritime. Wolfgang Laur[5] cite le nom norrois Geri à propos de Gereby (de) (Allemagne, Schleswig-Holstein). En outre, Gerville-la-Forêt (Manche) présentent des formes anciennes analogues : Gerevilla 1146, Guirevilla 1221, Guerville 1252.

Une forme de 1080 pour Gerville-la-Forêt, Gerivilla, n'exclut pas un nom de personne norrois, ainsi que la localisation des deux Gerville dans la zone de diffusion des toponymes anglo-scandinaves.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Les Sans-Culottes-de-la-Manche[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution, il existait un club révolutionnaire nommé les Sans-Culottes-de-la-Manche. Ses membres devaient jurer "d'être fidèle à la Nation, d'obéir à ses lois, de maintenir tout son pouvoir à la République, de dénoncer les traîtres, les royalistes et les fanatiques". Ils avaient enlevé trois livres d'argenterie à l'église - datant à l'époque du XIIIe siècle. Au XVIIIe siècle, le village avait 600 habitants mais en 1850, on ne dénombrait que 500 âmes et 573 dénombrés en 1895. La première pierre de l'église actuelle fut posée en 1879 et le 11 mai 1880 se déroula la bénédiction de l'édifice par le cardinal Henri de Bonnechose. Un pensionnat renommé (3 classes) fonctionna jusqu'en 1899. La création du chemin de fer d'Étretat en supprimant les diligences et en rendant ainsi difficiles les relations avec Gerville, serait à l'origine de sa fermeture. Le château ayant appartenu à Camille Albert, architecte réputé à Fécamp, a été détruit le 6 janvier 1944 par un incendie. Un centre de jeunesse y avait été établi avant que les Allemands n'occupent la propriété.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gerville

Les armes de la commune de Gerville se blasonnent ainsi :
d’argent à la bande d’azur chargée de trois molettes d’or, accompagnée de deux bonnets phrygiens de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Thierry Masurier   instituteur remplaçant
Les données manquantes sont à compléter.

Anciens maires : Christiane Fréger, Gilbert Delahais, Josette Gautier, Roger Paris, Michel Auger, Marcel Gruchy, etc.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 389 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
490 550 546 455 491 466 473 635 592
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
608 625 654 534 500 443 432 425 419
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
378 363 384 317 329 311 319 320 305
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
309 272 235 250 351 381 409 413 389
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Eglise Gerville.JPG

L'église de Saint-Michel de Gerville dont le cœur datait du XIIIe siècle comptait quatre-vingt paroissiens et 51 feux en 1758. Le clocher fut ruiné par les ouragans en 1708, et l'archidiacre réédifia la tour. Au bout de la nef, on voyait encore en 1895 plusieurs grandes pierres tombales qui semblaient recouvrir les cendres des seigneurs de ce lieu. Les inscriptions étaient presque effacées.

La mairie[modifier | modifier le code]

Mairie gerville.JPG

La mairie a été rénovée, la pierre a été mise en valeur, quelques drapeaux ont été ajoutés récemment. Cette maison qui jouxtait l'ancienne boulangerie-café-hôtel, tenue par madame Paris était dans le passé beaucoup moins typique. Dans la partie « bibliothèque municipale » logeaient les instituteurs (M. & Mme Escarieux). Ce dernier a occupé les fonctions de secrétaire de mairie.

Le bourg, centre du village[modifier | modifier le code]

Dans le passé, il y avait une boucherie, une épicerie, deux cafés, un coiffeur, un hôtel restaurant, et le village était bien différent. Aujourd'hui c'est un lieu de quiétude, la vie des riverains a changé, chacun possédant une voiture et les activités sont différentes d'autrefois. Plusieurs fermes existaient : l'entrepreneur agriculteur Delahaie, les agriculteurs Debris, Bouillon, Golin, Lebreton, Foubert et d'autres.

Le bourg était particulièrement vivant les dimanches après la messe, à côté de la forge, il y avait face à l'église le café où se réunissaient les Gervillais de l'époque.

L'ancienne forge[modifier | modifier le code]

Elle a appartenu à monsieur Roland Saunier, puis monsieur Jacobet. Ce dernier ne l'utilisait plus comme telle, son œuvre était des reproductions miniatures, il semble qu'il avait réalisé une miniature du palais de la Bénédictine de Fécamp, qui serait exposé.

L'école communale[modifier | modifier le code]

L'école à l'origine avait un arbre dans la cour, à gauche sur la photo et proche du grillage. Les deux préaux séparaient les garçons et les filles. Cette école est toujours en activité aujourd'hui, mais il y a un regroupement de communes pour que l'établissement demeure une enceinte scolaire.

Le château[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Delamare Maurice Jules Calixte

Né le 26 mars 1887 à Gerville (Légion d'honneur)

  • de Tallebot Jean

décédé le 11 octobre 1771, sieur de Gerville, conseiller et procureur du roy. Inhumé dans l'église de Criquetôt. Épouse l'an 1713 demoiselle Julie le Masurier. Sceau des Tallebot : Azur à trois molettes d'or

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b François de Beaurepaire, op. cit.
  2. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  3. Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, éditions PUC 1996.
  4. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Librairie Guénégaud, Paris 1978.
  5. (de) Historisches Ortsnamenlexikon von Schleswig-Holstein, K. H. Verlag 1992.
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011