Gertrude Vanderbilt Whitney

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Gertrude Vanderbilt Whitney

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Gertrude Vanderbilt Whitney dans le magazine Vogue, photographiée par Adolf de Meyer le 15 janvier 1917.

Naissance 9 janvier 1875
New York
Décès 18 avril 1942 (à 67 ans)
New York
Nationalité Américaine
Profession Sculptrice
Distinctions

Gertrude Vanderbilt Whitney, née le 9 janvier 1875 à New York, décédée le 18 avril 1942 dans la même ville, était une sculptrice[1] et une collectionneuse d'art.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gertrude Vanderbilt Whitney, fille aînée de Cornelius Vanderbilt II, petite-fille du commodore Cornelius Vanderbilt est une des héritières de la fortune des Vanderbilt. Elle a ensuite épousé le richissime homme d'affaires Harry Payne Whitney (1872 - 1930).

Gertrude s'est efforcée de tenir son rôle de jeune fille de la haute société, puis de femme du monde, contrariant ainsi sa nature fantasque et son tempérament d'artiste. Ses biographes soulignent que cela l'obligeait à mener en quelque sorte une double vie[2].

Son apparente sécheresse a fait d'elle une cible idéale pour la presse, notamment dans l'« affaire Vanderbilt » qui l'opposait à sa belle-sœur, Gloria Morgan Vanderbilt, sur la question de la garde de sa nièce, Little Gloria. On s'est apitoyé sur la « fragile et frivole jeune mère » Gloria Morgan Vanderbilt, tandis que Gertrude – qui était surnommée la « Dame de fer hautaine » – passait pour sa tortionnaire[3].

Une vie de milliardaire cache une vie d'artiste[modifier | modifier le code]

Tout en menant une vie mondaine effrénée, Gertrude possédait un atelier dans Greenwich Village où elle sculptait, dessinait et peignait. Elle fréquentait aussi bien une danseuse des Ziegfeld Follies (ce dont on se servira contre elle), qu'un sculpteur Frederick Hazltine, ou des peintres[4].

GertrudeVanderbilt Whitney, 1916, par Robert Henri.

En Europe au début des années 1900, elle découvre à Paris la vie artistique foisonnante de Montmartre et Montparnasse. Elle est largement encouragée dans son travail de sculptrice par Auguste Rodin qui fut un temps son professeur. Puis elle a ensuite approfondi son style à la Art Students League of New York. C'est à partir de ce moment-là qu'elle a installé son atelier à Greenwich Village ainsi qu'un autre atelier en France à Passy.

En 1892, la fortune de Gertrude Vanderbilt Whithney aide à financer le lancement de la petite revue de mode, Vogue, et en 1913, une première photo d'elle, par le baron de Meyer, est publiée dans ce magazine[5].

Sa fortune lui permet en outre, de devenir collectionneuse : elle encourage ainsi les artistes américains en achetant leurs œuvres. En 1914, elle installe dans un de ses innombrables appartements – situé également dans Greewich Village – l'atelier Whitney (Whitney studio club) qu'elle offre aux jeunes artistes pour exposer leurs œuvres. C'est de cet endroit même que naît le Whitney Museum of American Art, qui par la suite, s'agrandira. Refusant l'offre du MoMA (Museum of Modern Art) qui souhaite accueillir sa collection, Gertrude crée et lègue ensuite à son pays, le bâtiment et la collection d'œuvres qu'elle a rassemblées durant vingt-cinq ans.

Les sculptures monumentales de Gertrude Vanderbilt Whitney[modifier | modifier le code]

The Scout, à la mémoire de Buffalo Bill, Wyoming.
Monument à la mémoire de Christophe Colomb.

L'hôpital américain de Paris[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, Gertrude Whitney a créé l'hôpital américain de Paris, à Neuilly-sur-Seine.

Postérité et descendance[modifier | modifier le code]

Gertrude Whitney repose à côté de son mari dans le cimetière de Woodlawn dans le quartier du Bronx à New York.

Sa fille, Flora Whitney-Miller, a continué son œuvre, et elle a pris en charge la gestion du Whitney Museum of American Art.

En 1982, la vie de la nièce de Gertrude Vanderbilt Whitney : Gloria Vanderbilt, (qui avait fait l'objet d'une longue bataille juridique concernant sa garde), a été adaptée à l'écran d'après le livre de Barbara Goldsmith, sous le titre éponyme : Little Gloria Happy At Last. Le rôle de Gertrude était interprété par Angela Lansbury.

En 1999, la petite-fille de Gertrude Whitney, Flora Miller Biddle, a publié un livre de souvenirs sur la famille : The Whitney women and the museum they made (« Les Femmes de la famille Whitney et le musée qu'elles ont créé »).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Barbara Goldsmith, Little Gloria Happy at last, enquête sur l'affaire Vanderbilt, Macmillan 1980, Pan Book 1981, Londres, p. XII de l'introduction (ISBN 0330264117)
  3. Barbara Goldsmith, pp. 265 et p. 365.
  4. Barbara Goldsmith, p. 363
  5. Nathalie Herschdorfer (préf. Todd Brandow), Papier glacé : un siècle de photographie de mode chez Condé Nast [« Coming into fashion »], Paris, Thames & Hudson,‎ 2012, 296 p. (ISBN 978-2-87811-393-8, présentation en ligne), « Les débuts : 1911 - 1938 », p. 28
  6. Barbara Goldsmith, p. 192