Gert Jonke

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Gert Jonke

Gert Jonke (Klagenfurt, - Vienne, ) est un écrivain autrichien. Son œuvre comprend des poèmes, des romans et des pièces de théâtre. Elle est marquée par une atmosphère souvent fantastique, une permanente création linguistique et de nombreuses références à la musique. Jonke a reçu de nombreux prix littéraires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gert Jonke naît à Klagenfurt, une petite ville de Carinthie qui a vu naître également Robert Musil et Ingeborg Bachmann. Après des études au lycée et au conservatoire de Klagenfurt, Jonke entre à l'Université de Vienne à la faculté de Cinéma et Télévision. Il se lie avec le cercle des écrivains de Graz, un haut-lieu de l'avant-garde littéraire autrichienne de l'époque. Il fréquente également l'entourage du couple Lampersberg dans le village de Maria Saal, côtoyant notamment Peter Handke et Thomas Bernhard. En 1969 il publie un premier roman d'inspiration parodique, Geometrischer Heimatroman (Roman régional géométrique), qui rencontre un certain succès. De 1971 à 1976, Jonke s'installe à Berlin Ouest, puis voyage à Londres (où il rencontre Elias Canetti), au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. Il s'installe à Vienne en 1978, où il exerce comme professeur à l'Académie de Poésie, tout en continuant ses activités littéraires. Il a également écrit pour la radio et la télévision. Gert Jonke est décédé à Vienne d'un cancer à l'âge de 62 ans.

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Geometrischer Heimatroman, roman, 1969.
  • Der Ferne Klang, roman, 1979.
    • Musique Lointaine, traduction française de Robert Simon, NRF Gallimard, 1983.
  • Schule der Geläufigkeit, roman, 1977.
    • L'école du virtuose, traduction française d'Uta Müller et Denis Denjean, Verdier, 1993.
  • Erwachen zum großen Schlafkrieg, roman, 1982.
    • La guerre du sommeil, traduction française d'Uta Müller et Denis Denjean, Verdier, 1995.
  • Der Kopf des Georg Friedrich Händel, roman, 1988.
    • La tête de George Frédéric Haendel, traduction française d'Uta Müller et Denis Denjean, Verdier, 1995.
  • Stoffgewitter, nouvelles, 1995.
    • La mort d'Anton Webern, nouvelle extraite, traduction d'Uta Müller et Denis Denjean, Verdier, 2000.
  • Légère colère ou l'oreille ingénieur, Première en langue des signes avec les sourds acteur Werner Mössler par Arbos - Société de Musique et de Théâtre, Vienne 2006[1].

Principales distinctions[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. [1] Werner Mössler effectue le caractère de la surdité la langue des signes Beethoven dans la Sonate Théâtre de Gert Jonke en Autriche