Germignonville

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Germignonville
Carte de Germignonville et des communes limitrophes.
Carte de Germignonville et des communes limitrophes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Voves
Intercommunalité Communauté de communes de la Beauce vovéenne
Maire
Mandat
Michèle Legrand
2014-2020
Code postal 28140
Code commune 28179
Démographie
Population
municipale
233 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 36″ N 1° 44′ 13″ E / 48.1933, 1.7369 ()48° 11′ 36″ Nord 1° 44′ 13″ Est / 48.1933, 1.7369 ()  
Altitude Min. 117 m – Max. 141 m
Superficie 20,92 km2
Localisation

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Germignonville

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Germignonville

Germignonville est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Germignonville possède la propriété singulière de se situer au centre de gravité d'un triangle rectangle composé de trois anciennes voies romaines.

Elle est également le lieu d'où sourdent les mystérieuses Conies de Germignonville et de Cambray, rivières fantasques qui ne coulent que ... si la nappe de Beauce est assez haute.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Saint-Léonard, ancien lieu de culte et de procession annuelle.
  • Toulifaut, ancienne douane entre pays chartrain et dunois.
  • Cambray : Cambray sur les plaques routières, Cambrai, sur les cartes routières, Combarius, camp romain, pour le professeur Ernest Nègre, Combrée, car encombré de roselières, l'origine du nom reste indécise et l'orthographe actuelle hésitante.

Histoire[modifier | modifier le code]

Germinonis Villa, Germenonis Villa, Germenouis Villa, Germeinunvilla, Germigionis Villa en 954, Germigonvilla en 1236, l'église en était déjà mentionnée en 840, Germi signifiant le grain qui germe, d'après les latinistes.

Le "trésor de Germignonville", est composé de trois kg de pièces de monnaies romaines trouvées au nord-est de Marasson en 1921, ensemble dispersé. Les unes aboutirent dans la collection Fardet, d'autres dans la collection Nouel (celle-ci déposée aujourd'hui au Musée des Sciences Naturelles d'Orléans).

En 954, rappelle Édouard Lefèvre, Mérouvilliers et Planchevilliers dépendaient alors de la paroisse de Germignonville, qui formait les limites du Dunois et du pays Chartrain : "Terram nomine Germinionis Villam (Germignonville) ejusque duo adjacentia, hoc est, Pleseni Villam (Planchevilliers) et Moirollum Villare (Mérounvillers) cum suis terminationibus, in Pago Dunensi sitam".

Dame Lazare de Chartres : un correspondant m'informe par courriel de l'existence de " Lazare de Chartres, dame et héritière de Germignonville, qui épousa vers 1480, Claude de la Haye. Leur descendante, Marie de la Haye, dame de Germignonville, épousa Adrien de Bouville, dont elle eut Samuel de Bouville, sieur de Germignonville." (source: archives du chanoine Hubert)

Les « Chauffeurs d’Orgères » à Germignonville[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Chauffeurs d’Orgères.

C'est une histoire horrifique, mais tristement avérée :

« Nous laisserons de côté plusieurs attentats de peu d’importance, comparativement à ces derniers. Le 20 germinal an V (9 avril 1796), le Rouge-d'Auneau, François-le-Serrurier, Beauceron-la-Blouse, etc., conduits par le Beau-François, se présentent à la ferme de Boutet, sise à Saint-Léonard, commune de Germignonville. Ils s'introduisent à l'intérieur à l'aide des mêmes procédés (la bombe, ou pièce de bois balancée à bras), mais ne trouvant pas ce qu'ils espéraient d'argent, ils saisissent la femme Boutet et l'accablent de coups avec une telle inhumanité qu'elle est inondée de sang ; ils la traînent à la cheminée, où l'un d'eux venait d'allumer quelques gerbes de paille, lui présentent les pieds au feu et lui en tiennent un dans la flamme jusqu'à ce qu'elle ait dit en quels endroits était l'argent. Ils allèrent immédiatement à la cachette qu'elle leur indiqua et trouvèrent environ 700 francs. Surpris qu'il y eût si peu d'argent, ils menacent cette infortunée de la brûler de nouveau ; puis voyant leurs menaces sans résultat, ils s'emparent de Boutet que par plusieurs fois ils présentent au feu sans obtenir d'autres renseignements ; alors ils viennent à sa fille (sa femme, en langage moderne) et lui déclarent qu'ils vont la tuer si elle ne dit pas où est l'argent de la milice de son mari, qui s'était vendu en remplacement pour la réquisition ; ils la saisissent comme pour effectuer leurs menaces, lui mettent un rasoir sur le cou: " Coupez, leur dit-elle, je n'endurerai pas de mal si longtemps! ". Ils la laissèrent, partagèrent le butin et disparurent. »[1]

La sinistre course de la bande prit fin au château voisin de Villeprévost, le 30 janvier 1798 où plus de 300 brigands furent enfermés par Amand-François Fougeron, juge de paix du canton d'Orgères.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Bernadette Birre    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 233 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
533 508 493 529 628 648 613 603 620
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
670 693 734 691 692 668 651 635 628
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
625 599 559 490 458 468 438 447 411
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
356 292 264 223 199 185 228 240 233
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Cambray[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (2004)[4].
D'après Édouard Lefèvre, N. d'Oinville, était seigneur du Puiset, les Bordes,... et Cambray, château de la commune de Germignonville en 1575. Lefèvre précise que Germignonville dépendait autrefois du Dunois. En 1575, précisément le 28 mars, le noble Lambert, écuyer et conseiller du roi, rachète le château, ainsi que la ferme des Bordes au seigneur du Puiset, et prend le nom de Lambert de Cambray.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Outre les seigneurs tels que Lazare de Chartres, dame de Germignonville, ou la noble famille Lambert de Cambray qui habite toujours la commune en son château, les personnages historiquement connus de Germignonville ... ne brillent que par leur absence.
Hormis Simon Lavo, né à Germignonville en 1755, chirurgien major de la marine, affecté à l'expédition de Lapérouse, qui mourut vraisemblablement lors du naufrage de La Boussole et de l'Astrolabe, les deux navires de l'expédition.

En avril 2007, Alain Denizet, professeur agrégé d'histoire et géographie, publie l'histoire d'Aubin Denizet (1798-1854), modeste propriétaire-exploitant à Germignonville, aux éditions Centrelivres, sous le titre: Au cœur de la Beauce. Enquête sur un paysan sans histoire.
Avec cet ouvrage, l'auteur a été le lauréat du prix du manuscrit du Pays Dunois 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de « Histoire de la Bande d’Orgères » de A-F Coudray-Maunier, ouvrage paru en 1883.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. « Château de Cambray », base Mérimée, ministère français de la Culture


Liens externes[modifier | modifier le code]

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