Germain Doucet

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Germain Doucet

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Portrait factice de Germain Doucet par E. Sénécal (1980)

Naissance vers 1595
Coupru, Brie
Décès 1654
Sarthe, Pays de la Loire

Germain Doucet, dit sieur de La Verdure, né vers 1595 à Couperoue[1] en Brye (Coupru en Brie), en France, était un commandant militaire français en Acadie coloniale. Il est l'ancêtre de la majorité de ceux qui portent le nom Doucet en Amérique du Nord. La carrière nord-américaine de Germain Doucet débuta lorsqu'il entama une association avec Charles de Menou d'Aulnay de Charnizay, capitaine et futur gouverneur de l'Acadie. Germain Doucet est arrivé à La Hève, en 1632, avec d’Aulnay et Isaac de Razilly (vice-roy de la Nouvelle-France, gouverneur de l'Acadie, commandeur de l'Ordre de Malte et cousin, ainsi que conseiller, du cardinal Richelieu). De 1635 à 1645, il y servit en tant que capitaine d'armes du fort Pentagouët[2] (Castine (Maine)) et, après la mort de Charles de Menou d'Aulnay en 1650, en qualité de commandant de Port-Royal (Nouvelle-Écosse). Les Anglais, sous le commandement du major général du Massachusetts Robert Sedgwick, capturèrent Port-Royal le 15 août 1654. En vertu de la reddition, Doucet a été forcé de quitter l'Acadie de façon définitive, et est retourné en France. Germain Doucet eut au moins trois enfants, Pierre (né en France vers 1621), Marguerite (né en France vers 1625) et une fille dont on ne connaît pas le nom qui a épousé Pierre LeJeune dit Briard. Il a probablement eu un quatrième enfant, né vers 1641, qui s'appelait aussi Germain. Cependant, certains maintiennent que celui-ci n'était pas le fils biologique[3] de Germain Doucet (né vers 1595). Ses fils Pierre et Germain et sa fille Marguerite sont demeurés en Acadie. Vers 1640, Pierre se maria avec Henriette Pelletret. Germain fils s'est marié avec Marie Landry et Marguerite a épousé Abraham Dugas. Le nom de l'épouse de Germain Doucet père est incertain. Certains généalogistes proposent qu'elle fut Marie Bourgeois car l'acte de la capitulation de Port-Royal de 1654 stipule que Jacques (Jacob) Bourgeois était le beau-frère de Germain Doucet[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon F. René Perron et Stephen A. White, Germain Doucet était originaire de Couperoue (aujourd'hui Coupru, située dans le département de l'Aisne). Cf. : Jean-Marie Germe, « Origine de Germain Doucet », Les Amitiés généalogiques canadiennes-françaises, no 9 (1999), p. 23 ; F. René Perron, « De Germain Doucet à Jacob Bourgeois », Société historique-acadienne, Cahiers, vol 22, no 4 (octobre-décembre 1991), pp. 86-114 et Stephen A. White, « Doucet », dans S.A. White, Dictionnaire généalogique des familles acadiennes, tome 1, Moncton, Centre d'études acadiennes, 1999, pp. 526-551. Le testament de Charles de Menou d’Aulnay, selon la version publiée par Pierre de Vaissière, mentionne « Germain Doucet, dit La Verdure, de la paroisse de Couperans en Brie ». De Vassière ajoute cependant, qu’il « doit y avoir là une mauvaise lecture, car je n’ai trouvé en Brie aucune localité de ce nom. Peut-être s’agit-il de Coupvray (Seine-et-Marne, arr. de Meaux, canton de Lagny).», in « Copie du Testament pour l’Acadie du Sieur Charles de Menou », Revue de l’Histoire des colonies françaises, vol. 12, no 4 (1924), p. 486. Pour l’original voir : Archives nationales (France), fonds des Capucins du Marais, S. 3706. Selon Geneviève Massignon, ce même testament mentionne Germain Doucet « de la paroisse de Conflans (?) en Brye ». Elle ajoute que « s'il faut lire Conflans en Brye, il s'agit de Conflans inclus actuellement dans Charenton, près Paris. », (Geneviève Massignon, Les Parlers français d'Acadie, tome 1, Paris, Librairie C. Klincksieck, 1962, p. 44). Selon F. René Perron, de Sèvres, Germain Doucet possédait le fief de La Verdure, un hameau qui se trouve à une dizaine de kilomètres au nord de Coutran (Coutrans), dans la paroisse de Bassevelle, en Brie champenoise. Voir : F. René Perron, « Bourgeois et Doucet : à Bassevelle, des suites surprenantes », Société historique-acadienne, Cahiers, vol 23, no 1 (janvier-mars 1992), pp. 27-46.
  2. Alaric Faulkner et Gretchen Fearson Faulkner, Les Français à Pentagouët (1635-1674), un portrait archéologique de la frontière acadienne, publication réalisée conjointement par The Maine Historic Preservation Commission et le Musée du Nouveau-Brunswick, traduction française de Bernadette Laviolette, 1989.
  3. Katie K. MacLeod, Displaced Mixed-Blood: An Ethnographic Exploration of Métis Identities in Nova Scotia, thèse (M.A.), Ottawa, Université Carleton, 2013, p. 52 et Marie Rundquist, C3b Y Chromosome DNA Test Results Point to Native American Deep Ancestry, Relatedness, among United States and Canadian Study Participants, (août 2012), pp. 1-10.
  4. « 1654 - Capitulation du Port Royal », in J.G.P. Blanchet et al., Collection de manuscrits, contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France, Québec, Archives de la province de Québec, 1883, p. 149. Pour l’original voir : Archives nationales (France), Colonies (CII D), vol. I, fol. 98b.