Gereon Goldmann

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Géréon Karl Goldmann est un prêtre franciscain, né le 25 octobre 1916 à Ziegenhain en Hesse et mort le 26 juillet 2003 à Fulda, au parcours très mouvementé: il a été Waffen-SS et sous-officier de la Wehrmacht durant la Deuxième Guerre mondiale. Il a ensuite été actif en Inde et au Japon où il a été connu comme le chiffonnier de Tokyo. Tout au long de sa vie d'adulte il a assumé délibérément en paroles et en actes, souvent au péril de sa vie, ses convictions chrétiennes, de façon radicale. Il a en particulier défié les SS au plus haut rang et gagné leur respect[1].

Le monastère de Gorheim-Sigmaringen

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Un des sept enfants du vétérinaire Karl Goldmann et de son épouse Margarethe, il passe son enfance à Ziegenhain dans la région de Fulda, combinant une scolarité studieuse et une enfance turbulente. Après le décès de sa mère, son père se remarie avec la plus jeune sœur de sa première épouse et s'installe à Cologne. Lui et ses frères fréquentent une école des pères jésuites. Il devient membre de la Jeunesse Catholique fondée par les mêmes pères jésuites. Le 10 octobre 1936 il rentre comme novice dans l'ordre des Franciscains, au monastère de Gorheim-Sigmaringen. Il achève ses études de philosophie en 1939. Un jour plus tard, âgé de 22 ans, il est mobilisé et rejoint l'armée.

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

le monastère du Mont Cassin après le bombardement américain de février 1944

Rapidement il est incorporé dans la Waffen-SS avec laquelle il traverse la Belgique, Paris et diverses régions de France. Il est ensuite envoyé via la Pologne sur le front Russe. Il y découvre les mauvais traitements infligés aux Juifs et s'y frotte à la pensée radicale des SS. Malade à proximité de Moscou, il est rapatrié du front puis déferré devant un tribunal militaire à Cassel pour opposition. Il est disculpé, bénéficiant probablement de la clémence de juges nazis d'obédience chrétienne. Il est alors, de façon inattendue, envoyé à Pau puis en Sicile, où son régiment lutte contre les troupes alliées fraichement débarquées. Il visite le 30 janvier 1944 le monastère du Mont Cassin et y reçoit la communion quelques jours avant le bombardement américain. Impliqué dans le complot contre Hitler, il délivre à ce propos un message à la représentation allemande auprès du Vatican et obtient en retour la faveur d'une audience privée avec le pape Pie XII, au cours de laquelle il lui demande et obtient d'accéder à la prêtrise sans délai. Il est fait prisonnier par les GI's et choisit d'être interné dans un camp français en Algérie puis au Maroc de préférence à un camp de prisonniers d'Amérique du Nord, pour rester dans le contexte de guerre. ( à compléter)

Prêtrise[modifier | modifier le code]

Après de nombreuses vicissitudes, il est ordonné prêtre par un évêque français durant sa captivité, le 24 juin 1944 en l'église algérienne Notre-Dame-de-Rivet.

Missions en Inde et au Japon[modifier | modifier le code]

En 1954 Géréon Goldmann part au Japon et prend la direction de la paroisse de Ste-Elisabeth dans un arrondissement de Tokyo nommé Itabashi. Il y développe une activité de chiffonnier, qui rassemblera les fonds qui financeront les études de jeunes japonais défavorisés.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un franciscain chez les SS. (Autobiographie), Éditions Emmanuel, Diffusion Hachette ISBN 978-2-86679-473-6, 320 pages.
  • Goldmann, Gereon. The Shadow of His Wings. version anglaise publié initialement en 1964 par Franciscan Herald Press. Réédité en 2000 chez Ignatius Press.

Nombreuses traductions disponibles.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Cet article est basé sur les articles correspondants en allemand et espagnol et sur l'autobiographie Un franciscain chez les SS