Georgette de Montenay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Georgette de Montenay (1567) par Pierre Woeiriot

Georgette de Montenay (1540-1581) est une poète française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georgette de Montenay est née en Normandie. Elle descend d'une influente famille militaire, les d'Estouteville, mais devint tôt orpheline. Ses parents Jacques de Montenay, baron de Garancières et Hélène d'Estouteville meurent de la peste (vers 1545). Elle fut recueillie par la reine la reine protestante de Navarre Jeanne d'Albret dont elle était cousine ; elle devint une de ses filles d'honneur et lui dédia ses “Emblèmes”[1]. Cet ouvrage protestant est diffusé dans les grands centres huguenots (Zürich, Heidelberg, Francfort, La Rochelle)[2]. Fait étonnant elle épousa en 1562 Guyon de Goth, un dévot catholique ; ce mariage fut organisé par Jeanne d'Albret. Cependant, les parents de Georgette étaient catholiques, et c'est fin 1560 qu'elle se déclara protestante[3].

La situation de Georgette de Montenay lui a permis d'acquérir de solides bases en culture classique, et lui a fait découvrir l'Évangélisme. Elle mourut en 1606 à Saint-Germier, près de Toulouse.

Données biographiques dans le Dictionnaire de la noblesse[4] et dans Emprunt, plagiat, réécriture aux XVe, XVIe, XVIIe siècles de Marie Couton [5]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Emblèmes ou devises chrestiennes, composées par damoiselle Georgette de Montenay (J. Marcorelle, Lyon, 1571) Gravures de Pierre Woeiriot de Bouzey Lire en ligne sur Gallica
  • Emblèmes Chrétiens de Georgette de Montenay (Unckel, Francfort, 1619) Édition en français, latin, espagnol, italien, allemand, anglais et néerlandais
  • Livre d'armoiries en signe de fraternité fac-simile de l'édition de 1619 Aux Amateurs de livres, Paris, 1989
    • Le premier de ces emblèmes

Voyez comment ceste Reine s’efforce
De coeur non feinct d’avancer l’edifice
Du temple sainct, pour de toute sa force
Loger vertu, & deschasser tout vice.
Notons que Dieu la rend ainsi propice,
Afin qu’il soit glorifié en elle:
Et qu’on soit prompt au service
Dont le loyer est la vie éternelle.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Paulette Chone : Emblèmes et pensée symbolique en Lorraine, Comme un jardin au cœur de la chrétienté (Klincksieck, Paris, 1991, p. 568-626)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À très illustre…
  2. L’amitié aux XVIe et XVIIe siècles en France par Aurélie Prévost, thèse, Université Lyon Lumière ; document téléchargeable au format PDF, depuis la page de recherches
  3. Régine Reynolds-Cornell : Witnessing an Era: Georgette de Montenay and the Emblèmes Ou Devises chrétiennes, page 9
  4. Dictionnaire de la noblesse (1863) Volume 14 ; de François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois ; page 197
  5. Emprunts, plagiats page 345