Georges de Caunes

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Georges de Caunes

Naissance 26 avril 1919
Toulouse, France
Décès 28 juin 2004 (à 85 ans)
La Rochelle, (Charente-Maritime)
Profession Journaliste

Louis-Georges-Gustave de Caunes est un journaliste français né le 26 avril 1919 à Toulouse (Haute-Garonne), mort le 28 juin 2004 à La Rochelle (Charente-Maritime). Ses parents étaient Gustave de Caunes (avocat) et Marie Cazal. Il était Officier de l'Ordre national du Mérite et Chevalier de la Légion d'honneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mariages[modifier | modifier le code]

Il épouse en premières noces Benoîte Groult, écrivain, avec laquelle il aura deux enfants : Blandine, attachée de presse chez Phébus, et Lison, marqueteuse de paille selon les plus anciennes traditions. Il épouse en deuxièmes noces Jacqueline Joubert, présentatrice de télévision, dont il aura un fils, Antoine, animateur de radio-télévision, acteur et metteur en scène. Puis, en troisièmes noces, le 25 décembre 1967 à Cambia (Corse), Anne-Marie Carmentrez, avec laquelle il aura deux enfants : Marie et Pierre (ce dernier est réalisateur et animateur de radio-télévision).

Études[modifier | modifier le code]

Après avoir été jusqu'en 1936 au Caousou, collège de jésuites de Toulouse, il entre à la Faculté de droit, où il obtiendra sa licence en 1939.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mobilisé fin 1939, il est, en juin 1940, EOR à Saint-Maixent et participe avec les Cadets de Saumur aux derniers combats sur la Loire.

Premiers pas à la radio[modifier | modifier le code]

En 1945, il devient correspondant de La Voix de l'Amérique en tant qu'attaché à la Radiodiffusion française. Puis il participe à Ce Soir en France, première émission d'actualité. Il devient correspondant de Radio Sottens. Il collabore aussi aux Actualités de Paris, magazine quotidien d'un style nouveau, sur R.D.F..

Expéditions[modifier | modifier le code]

De 1948 à 1951, il participe aux Expéditions Polaires Françaises au Groenland avec Paul-Émile Victor.

Premiers pas à la télévision[modifier | modifier le code]

En 1949, il fait ses débuts à la télévision avec Pierre Sabbagh et Jacques Sallebert. Ensemble, ils créent le premier journal télévisé. Pierre Tchernia et Claude Darget les rejoignent.

Travail indépendant[modifier | modifier le code]

En 1952, il choisit d'être free lance, c'est-à-dire de reprendre sa liberté vis-à-vis de la radio d'État, pour travailler dans la presse écrite, notamment à Paris Match, et dans les radio privées comme Europe 1. Il effectue un reportage en Amazonie sur la trace des chercheurs d'or d'une part, à la rencontre d'Edgard Maufrais d'autre part, lequel recherche inlassablement son fils, le jeune explorateur Raymond Maufrais, disparu en Guyane en 1950.

Retour à la télévision[modifier | modifier le code]

En 1953, il est choisi par Marcel Bleustein-Blanchet pour travailler chez Publicis et pour créer à Casablanca la TELMA, première télévision privée marocaine.

En 1957, il joue dans Tahiti ou la Joie de vivre, un film de Bernard Borderie[1]. De 1959 à 1961, il reprend ses activités à Europe 1 et à Paris Match, à qui il remet de grands reportages. On le retrouve également au théâtre où il interprète Le Fils d'Achille avec Maria Mauban.

De 1962 à 1963, il s'installe avec son chien Eder dans une île déserte des Marquises, Eiao, et rend compte, chaque jour, sur l'antenne de la radio française, de sa solitude absolue.

De 1964 à 1966, il présente le journal télévisé Télé-Soir sur la première chaîne de l'ORTF avant de prendre à nouveau sa liberté de par le monde.

Il revient une fois de plus à la radio en 1967 en animant quotidiennement l'antenne de RTL de 9 h à 12 h 30 jusqu'en 1969.

Dès 1970, et pendant trois ans, il anime Le Cœur et la Raison sur les ondes de Radio Monte-Carlo. Dans le même temps, en 1971, il est responsable du Service des sports de la première chaîne de l'ORTF. Durant cette même année 1971, il joue avec autodérision son propre rôle dans le feuilleton télévisé Le Voyageur des siècles de Jean Dréville et Noël-Noël. Les auteurs imaginent que, dans une année 1981 futuriste (pour l'époque), Georges de Caunes est présentateur télé de la cinquième chaîne de l'ORTF.

Le 6 janvier 1975, l'ORTF est remplacé par trois chaînes publiques : TF1, Antenne 2 et France Régions 3. Georges de Caunes est chef du service des sports sur TF1. Il veut concurrencer le duo Couderc-Albaladejo qui va commenter sur Antenne 2 les matchs du Tournoi des cinq nations. Il décide alors de commenter lui aussi les matchs de rugby, en tandem avec l'abbé Pistre[2].

En 1979, on le retrouve au théâtre dans Comédie pour un meurtre. En 1983, il choisit de vivre à La Rochelle avec sa femme Anne-Marie et ses deux derniers enfants, Marie et Pierre.

En juin 1988 et en juillet 1990, Georges de Caunes s'installe quinze jours dans une cage du Zoo de la Palmyre, sous l'étiquette Homo sapiens, pour y observer les humains avec les yeux des animaux.

Théâtre[modifier | modifier le code]

1979 : Comédie pour un meurtre de Jean-Jacques Bricaire et Maurice Lasaygues, mise en scène de Dominique Nohain, au Théâtre Tristan Bernard[3].

Hommages[modifier | modifier le code]

Depuis sa disparition, divers hommages lui sont rendus, des rues et des avenues portent son nom. Des auteurs de livres d'aventures reçoivent le "Prix littéraire Georges de Caunes", comme au festival du livre à La Rochelle[précision nécessaire]. Depuis 2005, le Festival Georges de Caunes, Aventure Humaine et Sportive, se déroule à Vallauris (anciennement dénommé FIDLAS, Festival International du Film et du Livre d'Aventure Sportif).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Tahiti ou la joie de vivre aux Éditions Horay, 1957
  • Les Coulisses de la télévision chez Plon. Prix de l'Humour 1964
  • Télévisias chez Solar, 1966
  • Histoires d'O-tomobiles chez Solar, 1969
  • Ma part des choses chez Le Pré aux clercs, 1990
  • Album de famille / Jacqueline Joubert, en collaboration avec Antoine, chez Denoël [Quand ?].
  • Imarra, aventures groenlandaises chez Hoëbeke, 1998. Prix de l'Aventure.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Chien mon Ami, Microsillon 33 tours. Réalisation de Louis Lorenzi, édité par Georges de Caunes, 1962.
  • Déclaration 1964, 45 tours. Renseignements essentiels présentés par Georges de Caunes, Roger Couderc et Suzanne Gabriello.
  • Le Mystère de la Naissance. En trois volumes, disque 33 tours aux Éditions Presse de la Publicité, Georges de Caunes et Denise Fabre.

Biographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Histoire du Journal télévisé à la télévision française - Georges de CAUNES (26 avril 1919 - 28 juin 2004) - Interview du 28 septembre 1998 par Jean SEGURA, journaliste [1]