Georges Suffert

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Georges Suffert

Naissance 14 mai 1927
Paris
Décès 17 janvier 2012 (à 84 ans)
Profession journaliste
écrivain

Georges Suffert, né le 14 mai 1927 à Paris, et mort dans la nuit du 16 au 17 janvier 2012[1] à Paris. Ses obsèques ont été célébrées à Saint-Vérain[2]. Journaliste et écrivain français, il a notamment collaboré à France Observateur, L'Express, Le Figaro et Le Point dont il fut l’un des fondateurs en 1972 avec Olivier Chevrillon,pdg; Claude Imbert, directeur de la rédaction,... et l'un des rédacteurs en chef avec Jacques Duquesne; Pierre Billard etc...

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un hôtelier et ancien élève du Collège Stanislas, Georges Suffert étudie à la Sorbonne où il s'inscrit dans le sillage de la Jeunesse étudiante chrétienne, la JEC. Il écrit dans le journal des étudiants catholiques de la faculté Tala Sorbonne[3],[4].

En 1953, Georges Suffert entre au Commissariat général au Plan. Il est alors proche d'André Mandouze. Il collabore à La Tribune des Peuples, de K.S. Karol, s'engage pour l'indépendance du Maroc puis de l'Algérie. Il milite contre la guerre d'Algérie et le recours à la torture.

Georges Suffert meurt dans la nuit du 16 au 17 janvier 2012 d’une crise cardiaque, à l’âge de 84 ans.

Politique[modifier | modifier le code]

De 1958 à 1965, Georges Suffert est secrétaire général du Club Jean Moulin, fondé le 13 mai 1958 par, notamment, Daniel Cordier, ancien secrétaire de Jean Moulin, et Stéphane Hessel. Jusqu'en 1970, ce club a contribué à la rénovation de la gauche[5].

Carrière journalistique[modifier | modifier le code]

Devenu journaliste, après avoir collaboré à Témoignage chrétien puis aux Cahiers de la République, revue dirigée par Pierre Mendès France, il entre à France Observateur. Georges Suffert a été rédacteur en chef à L’Express, puis, après la rupture de l'équipe dirigeante de cet hebdomadaire avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, en 1971, il se lance avec ces derniers (Olivier Chevrillon, Claude Imbert, Jacques Duquesne…) dans l’aventure du Point à partir de 1972.

De 1980 à 1981, il présente La rage de lire sur TF1.

Il a été membre du comité éditorial du quotidien Le Figaro et éditorialiste pour Le Républicain lorrain.

L’Affaire Henri Curiel[modifier | modifier le code]

Dans son numéro du 21 juin 1976, Le Point publie un article de Georges Suffert qui accuse le militant Henri Curiel d’être « à la tête d’un réseau de soutien au terrorisme », complice de Carlos et agent du KGB. Sans qu'il y ait aucune relation avec cet article, manifestement bien informé, Curiel sera abattu le 4 mai 1978 à Paris, XIIIè, par deux hommes jamais identifiés. Cette action a été attribuée à un mystérieux Commmando Delta proche de l’OAS[6],[7]. Certains, au Point, proches d'une gauche plutôt radicale, reprochèrent alors à Suffert son article, ce qui conduisit à une grave crise au sein de la rédaction et au départ de Georges Suffert.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Son livre Tu es Pierre - Histoire de l’Église fondée par Jésus-Christ, il y a 2000 ans, publié aux Éditions de Fallois, a obtenu le Prix des Maisons de la Presse en 2000. Le Pape et l’Empereur, chez le même éditeur, reçoit le Prix Cazes en 2003.

Georges Suffert est officier de Ordre national de la Légion d'honneur et commandeur de l’Ordre national du Mérite.

Essais[modifier | modifier le code]

  • Le Pape et l’Empereur, Éditions de Fallois, 2003.
  • Tu es Pierre - Histoire de l’Église fondée par Jésus-Christ, il y a 2000 ans, Éditions de Fallois, 2000.
  • En cheminant avec Jésus. Les Évangiles revisités par un chrétien ordinaire, Ramsay, 1997.
  • Mémoires d’un ours, Éditions de Fallois, 1995.
  • Les nouveaux cow-boys. Essai sur l’anti-americanisme primaire, Orban, 1984.
  • Le tocsin, Grasset & Fasquelle, 1984.
  • Quand l’occident se réveillera, Grasset & Fasquelle, 1980.
  • Charles de Gaulle 1890-1970, Biographies historiques, éditions Express.
  • La fête au Togo et autres histoires, Grasset & Fasquelle, 1979.
  • La peste blanche ou comment éviter le suicide du continent (avec Pierre Chaunu), Gallimard, 1977.
  • Lettre ouverte aux gens de vingt ans à qui l’on ment, Albin Michel, 1977.
  • Le cadavre de Dieu bouge encore, Grasset & Fasquelle, 1975.
  • Les intellectuels en chaise longue, Editions Plon, 1974.
  • Les Catholiques et la gauche, Maspero, 1960.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Georges Suffert est mort » sur lepoint.fr
  2. Google.com, Faire-part
  3. Le journal Tala Sorbonne par Mgr Maxime Charles. Consulté le 17 janvier 2012.
  4. Tala est le nom traditionnellement donné dans la France universitaire aux catholiques pratiquants car, ils « vont-à-la messe ». Les élèves membres de l’aumônerie de l’École normale supérieure de Paris, rue d’Ulm, les khâgneux catholiques pratiquants… sont toujours désignés comme des Talas.
  5. Guy Rossi-Landi, « Critique : Un ours plutôt bien léché », Lire,‎ 1er mars 1995
  6. Daniel Schneidermann, « Curiel, Giazzi, et la carte de presse » sur libération.fr. Consulté le 17 janvier 2012
  7. Myriam Chaplain-Riou, Agence France Presse « Décès de Georges Suffert, cofondateur du Point et écrivain. Consulté le 17 janvier 2012. [1]