Georges Philippar

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14° 20′ N 50° 25′ E / 14.33, 50.417 ()

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Georges Philippar
Image illustrative de l'article Georges Philippar
Le paquebot en 1931 (carte postale).

Type Paquebot
Histoire
Lancement
Statut Brûle dans la nuit du 16 au 17 mai 1932, puis fait naufrage
Caractéristiques techniques
Longueur 171,50 m
Maître-bau 20,80 m
Déplacement 21 448 tonnes
Port en lourd 8130 tonnes
Tonnage 17359 tx
Propulsion 2 moteurs Diesel
Puissance 11 000 CV
Vitesse 16 nœuds
Autres caractéristiques
Passagers 196 premières, 110 secondes, 90 troisièmes, 1200 rationnaires
Équipage 253 personnes
Chantier naval Chantiers de l'Atlantique, Saint-Nazaire
Armateur Compagnie des messageries maritimes
Pavillon Drapeau de la France France
Localisation du naufrage du Georges Phillipar, au large de l'actuel Yémen.
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Voir l’image vierge
Localisation du naufrage du Georges Phillipar, au large de l'actuel Yémen.

Le Georges Philippar est un paquebot lancé le 6 novembre 1930 à Saint-Nazaire. Il appartenait à la Compagnie des messageries maritimes et fut affecté au transport de passagers sur les lignes d'Extrême-Orient. Il était considéré comme moderne lors de son lancement. Il était le navire jumeaux des paquebots le Félix Roussel, et de l'Aramis.

Historique[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Ce paquebot a reçu le nom de Georges Philippar, alors président de la Compagnie des messageries maritimes.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Équipé de deux moteurs diesel Sulzer de 10 cylindres deux temps, deux hélices et deux cheminées carrées, il file 16 nœuds. C'est contrairement à l'usage, qui veut que l'on nomme un navire du nom d'un personnage que l'on veut honorer après sa mort et nom de son vivant. Monsieur Georges Philippar étant à l'époque le directeur des messageries maritimes.

Décoration[modifier | modifier le code]

  • Parmi les artistes ayant participés à la décoration de ce paquebot, nous trouvons le peintre de la marine Mathurin Méheut qui y réalisa une peinture représentant Un faon avec un cerf et une biche, couchés dans un sous-bois.

Le naufrage[modifier | modifier le code]

Parti du Japon vers l'Europe,de retour de son voyage inaugural, il transportait 767 passagers et 253 membres d'équipage. Alors qu'il quittait les eaux de l'océan indien pour entrer dans le golfe d'Aden, le 16 mai 1932, aux environs de 2 heures 10, une passagère aperçut de la fumée sortir de la cabine numéro 6. L'officier de quart après avoir prévenu le commandant tenta d'éteindre le feu avec un extincteur. Quand il se rendit compte de son impuissance à maîtriser le sinistre, il était déjà trop tard. Le vent aidant, le foyer se révéla trop important.

Le commandant décida alors de fermer les portes étanches mais sa décision trop rapide laissa 54 passagers prisonniers, notamment le célèbre journaliste Albert Londres. Ne pouvant s'échapper, ils moururent brûlés vifs ou asphyxiés. Les autres passagers furent évacués dans l'ordre. 713 passagers parvinrent à quitter le navire en feu dans les canots de sauvetage dont 420 furent recueillis par un cargo soviétique Sovietskaia Neft, 129 par le cargo anglais Contractor et 149 par le cargo anglais Mahsud. Le paquebot coula quelques jours après au large du cap Guardafui, dans le golfe d'Aden[1].

Une thèse alternative (sur la page en anglais) soutient que le Commandant décida d'échouer le navire et le fit accélérer, ce qui eut pour conséquence d'attiser le foyer. Il est encore expliqué sur la page qui lui est consacrée que Albert Londres serait mort noyé en s'échappant par un hublot.

L'enquête conclut que l'incendie avait pour origine un court-circuit qui avait pris naissance dans un câble électrique dissimulé derrière la cloison en bois d'une cabine. Toutefois, l'enquête n'empêcha pas les rumeurs. L'une d'elles imputa à la mafia asiatique cet acte criminel. La compagnie des Messageries Maritimes resta toujours très discrète sur le drame du Georges Philippar, surnommé le "Titanic français".

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain R. Bertrand, Transport maritime et pollution accidentelle par le pétrole, faits et chiffres (1951-1999) éditions Technip, 2000, page 132. (ISBN 2710807750).
  2. Résumé du livre sur le site Voilesnews.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]