Geórgios Papandréou (1888-1968)

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Geórgios Papandréou
Γεώργιος Παπανδρέου
Image illustrative de l'article Geórgios Papandréou (1888-1968)
Fonctions
124e, 150e et 152e Premier ministre grec
26 avril 19443 janvier 1945
Monarque Georges II
Prédécesseur Sophoklís Venizélos
Successeur Nikoláos Plastíras
8 novembre 196330 décembre 1963
Monarque Paul Ier
Prédécesseur Stylianós Mavromichális
Successeur Ioánnis Paraskevópoulos
18 février 196415 juillet 1965
Monarque Constantin II
Prédécesseur Ioánnis Paraskevópoulos
Successeur Geórgios Athanassiádis-Nóvas
Biographie
Date de naissance 13 février 1888
Lieu de naissance Kaletzi, (Grèce)
Date de décès 1er novembre 1968 (à 80 ans)
Lieu de décès Drapeau de la Grèce Athènes, (Grèce)
Nationalité Grecque
Parti politique Parti libéral
Union du centre
Religion Christianisme orthodoxe (Église de Grèce)

Geórgios Papandréou (1888-1968)
Premiers ministres grecs

Geórgios Papandréou (en grec Γεώργιος Παπανδρέου), né le 13 février 1888[1] à Kaletzi, Achaïe et mort le 1er novembre 1968 à Athènes, est un homme politique grec. Il fut trois fois Premier ministre, du 26 avril 1944 au 3 janvier 1945, du 8 novembre 1963 au 30 décembre 1963 et du 18 février 1964 au 15 juillet 1965.

Il était le fils du prêtre Andréas Stavropoulos ; à la suite de la crise évangélique lui et son frère décident de changer de nom en 1901, prenant celui de Papandréou (« Fils du pope André »).

Il fit ses études de droit à l'université d'Athènes, puis en Allemagne. Elefthérios Venizélos le nomma gouverneur des îles de l'Égée, tout juste reconquises en 1917. Il resta à ce poste jusqu'en 1920. En 1923, il fut élu député de Mytilène.

De 1930 à 1932, il fut ministre de l'Éducation du gouvernement Venizélos. Il lança un vaste programme de construction d'écoles. Déçu par les méthodes de certains vénizélistes dans les années trente, il rompit avec eux et créa son propre mouvement.

Il fut exilé lors de la dictature de Ioánnis Metaxás à Andros puis Cythère, et emprisonné lors de l'occupation nazie. Il s'évada et gagna l'Égypte où il devint Premier ministre du gouvernement en exil, puis du gouvernement d'union nationale qui revint diriger la Grèce, à la libération, en octobre 1944. Ce gouvernement fut très critiqué en décembre 1944 lors de l'insurrection communiste qui entraîna la Guerre civile grecque. Papandréou fut rapidement remplacé par Nikolaos Plastiras, sous la pression britannique.

En 1950, il fonda un nouveau parti politique portant son nom et participa à différents gouvernements. À la fin des années 1950, il rejoignit le parti libéral et réussit à coaliser les différentes forces politiques centristes dans l'Union du centre en 1961. Il contesta la légitimité de la victoire électorale de la droite et de Konstantínos Karamanlís aux élections du 29 octobre 1961. Le 14 novembre, il entama la campagne de « lutte persistante » (ανένδοτο αγώνα). Il réussit à déstabiliser la droite et remporta les élections de novembre 1963. Sa victoire fut confirmée aux élections de février 1964 où il réalisa un score inégalé de 53 % des suffrages.

Son gouvernement d'Union du Centre fit d'importantes réformes, principalement en matière d'éducation. Il se heurta cependant au roi Constantin II à propos du ministère de la Défense. Les affaires chypriotes lui causèrent du tort, tout comme ce que l'on a appelé l'affaire Aspida dans l'armée auquel aurait été mêlé son fils Andréas Papandréou. Malgré tout, Geórgios Papandréou restait favori pour les législatives de mai 1967. Elles ne purent avoir lieu à cause du coup d'État des colonels, le 21 avril 1967.

Geórgios Papandréou fut arrêté et placé en résidence surveillée. Il mourut en novembre 1968. Ses funérailles, suivies par un cinquième de la population d'Athènes, furent l'occasion d'une première protestation contre les colonels. Sa veuve est décédée en 1978.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]