Georges Omry

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Georges Omry de son vrai nom Georges Mory (né en 1880 - porté disparu le 7 novembre 1914 près de Vienne-le-Château) est un auteur de bandes dessinées spécialisé dans les récits historiques, l'aventure et le merveilleux. Pilier des illustrés des éditions Arthème Fayard au dessin marqué par l'Art nouveau, il a ensuite été oublié.

Biographie[modifier | modifier le code]

Étudiant aux Beaux-Arts de Paris, Georges Mory publie ses premiers dessins en 1897 dans L'Autocycle Illustré, puis collabore au Pêle-Mêle (1899) et au Bon Vivant (1900)[1]. Après son service militaire, il entre chez Arthème Fayard, à la fois dans La Jeunesse illustrée (lancé en mars 1903) et Les Belles Images (lancé en avril 1904).

Dans le premier illustré, il crée surtout des récits s'étalant sur quelques numéros : histoires d'aventures, légendes, quelques récits humoristiques[2]. Son succès semble être immédiat puisqu'il compose entièrement le numéro de Noël 1903, ainsi que celui des vacances d'été 1904. Dans le second, il propose une Histoire de France par l'image, dont le caractère édifiant va de pair avec une propension à l'allégorie et au mythe. Publiée en couleur, chaque semaine en 1904 puis toutes les deux semaines en alternance avec des récits courts, c'est une des principales séries du périodique.

Mobilisé en août 1914, Omry est porté disparu le 7 novembre dans le bois de la Gruerie à proximité de Vienne-le-Château[3]. Quelques-unes de ses histoires sont encore éditées dans les années suivantes.

Dessin[modifier | modifier le code]

Le dessin d'Omry participait à son succès[2]. Utilisant quasi-exclusivement le modelé par le trait, l'auteur est dans l'air du temps, « exprimant le volume intérieur par l'arabesque du contour, à la manière japonaise très en vogue à l'époque » et cernant ses personnages de traits épais à la manière de Mucha. Ces caractéristiques en font un auteur facile à imprimer, ses illustrations s'accommodant bien de couleurs en aplats. Ses chevaux rappellent Paolo Uccello ou Albrecht Dürer, et l'influence de Caran d'Ache est patente dans ses histoires humoristiques. Ce n'est cependant pas un des plus grands dessinateurs de l'époque.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lambiek
  2. a et b Pour ce paragraphe : Nollet (1979), p. 18
  3. Nollet (1979), p. 19

Documentation[modifier | modifier le code]

  • Lambiek, Georges Omry, sur lambiek.net
  • Arlette Depierris et Herry Caouissin, À la recherche du merveilleux Georges Omry, École Colbert, 1969.
  • Paul Nollet, « La Jeunesse illustrée et les belles images (II) : Les dessinateurs », dans Le Collectionneur de bandes dessinées no 19, décembre 1979, p. 18-19