Georges Mathé

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Georges Mathé, né le 9 juillet 1922 à Sermages (Nièvre) et mort le 15 octobre 2010[1],[2] à Villejuif (Val-de-Marne), est un cancérologue et immunologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu modeste, Georges Mathé est boursier au lycée de Moulins dans l'Allier. Il est membre des Forces françaises de l'intérieur de 1941 à 1944, puis poursuit ses études de médecine à Paris.

Carrière médicale[modifier | modifier le code]

Il est externe en 1945, puis docteur en médecine en 1950 et interne en 1951 (médaille d'or des Hôpitaux de Paris) sous la direction des professeurs Jean Hamburger, Louis Pasteur Vallery-Radot et Léon Binet.

En 1950, il devient stagiaire de recherche dans le laboratoire de Bernard Halpern, puis au Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de New York (en 1951).

En 1952, il est attaché de recherche à l'Institut national d'hygiène sur le métabolisme de l'eau et l'hyperhydratation cellulaire.

En 1953, il devient chef de clinique à la Faculté de médecine de Paris chez le professeur d'hématologie Paul Chevallier à l'hôpital Broussais.

En 1954, il devient médecin assistant des hôpitaux de Paris, directeur adjoint du Centre de recherche sur les leucémies et les maladies du sang dirigé par le professeur Jean Bernard à l'hôpital Saint-Louis.

De 1958 à 1966, il est professeur agrégé de cancérologie de l'Université de Paris.

En 1958, Georges Mathé réalise les premières greffes de moelle osseuse chez l'homme et développe l'immunothérapie adoptive en complément de l'immunothérapie active sur laquelle il travaillait.

En 1961, il devient chef du service d'hématologie de l'Institut Gustave-Roussy à Villejuif et fonde l'Institut de cancérologie et d'immunogénétique (INSERM-CNRS) en 1964.

Entre 1966 et 1990, il exerce en tant que professeur de cancérologie expérimentale de la Faculté de médecine de Paris Sud (1966-1990) et chef du service des maladies sanguines et tumorales de l'hôpital Paul-Brousse (1980-1990).

De 1990 à 2008, Georges Mathé est consultant à l'Hôpital suisse de Paris, à l'Hôpital européen de Rome, à l'Hôpital oncologique de Sofia (Bulgarie), à l'hôpital civil de Belgrade (Yougoslavie) et à l'Institut Fred-Siguier de l'hôpital Paul-Brousse, il envisage l'immunothérapie et la quintuple thérapie comme traitements du SIDA.

Il meurt le 15 octobre 2010 dans le service qu'il avait créé, à l'Institut Fred-Siguier de l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Georges Mathé a publié plus d'un millier d'articles et livres et reçu de nombreuses récompenses internationales (dont Cameron Price, Gold Medal of the Ciba Foundation, Prix Johan-Georg-Zimmermann, Health Memorial Award, Prix Bred du Cancer, lnternational Award of Chemotherapy, Gotlieb Memorial Award, Prix Leopold Griffuel du Cancer, Prix Medawar et Grande Médaille de l'Académie nationale de Médecine).

Il a coopéré avec des chercheurs du monde entier et participé à des colloques et congrès internationaux jusqu'en 2008 (en Chine). Il a été président de l'Entraide médicale internationale.

Outre sa carrière de médecin, de chercheur et d'enseignant, il a participé activement à la création et au fonctionnement de l'INSERM, du CIRC et de l'OERTC.

Le Prix Georges Mathé[modifier | modifier le code]

Le prix Georges Mathé a été lancé en mars 2010 par l'Institut du Cancer et d'Immunogénétique (ICIG). Il promeut l'innovation thérapeutique et la recherche translationnelle initiées par le Professeur Georges Mathé en récompensant chaque année un jeune chercheur ayant fait preuve d'audace et d'originalité dans ses travaux sur le développement de la recherche expérimentale et thérapeutique en cancérologie et immunologie.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Claude Mawas, Chercheur INSERM, Le Monde, 16/10/2010.