Georges Martin (franc-maçon)

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Georges Martin
Image illustrative de l'article Georges Martin (franc-maçon)
Fonctions
Sénateur du département de la Seine
1885 – 1890
Groupe politique Gauche Démocratique
Conseiller municipal de Paris
1874 – 1892
Conseil de surveillance de l'Assistance publique
Biographie
Nom de naissance Marie Hyppolyte Georges Martin
Date de naissance 9 mai 1844
Lieu de naissance Paris
Date de décès 1er octobre 1916
Nationalité Drapeau de la France France
Conjoint Maria Deraismes
Profession Médecin et homme politique
Religion Athée
Résidence 5, rue Jules-Breton, Paris 13e

Marie Hyppolyte Georges Martin, dit Georges Martin, né le 9 mai 1844 à Paris et décédé le 1er octobre 1916, est un homme politique, médecin et franc-maçon français. Par son engagement républicain et laïque, il est considéré comme l'un des grands acteurs des progrès sociétaux de la fin du XIXe siècle, tels l'émancipation des femmes, l’assistance aux enfants et la réouverture des bureaux de bienfaisance de Paris. Georges Martin joua un rôle notoire dans l'histoire de la maçonnerie française. Il fut en 1880 l'un des fondateurs de la Grande Loge symbolique écossaise et, avec sa seconde épouse Maria Deraismes, le précurseur de l'Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain » - obédience connue pour sa mixité.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éducation et études[modifier | modifier le code]

Georges Martin naît d'un père pharmacien, Marie Hyppolyte Joseph Martin, originaire de Sologne et d'Anne Françoise Caroline Faffe. Son père, le fera instruire chez les jésuites de la rue Lhomond.

Lauréat d'un baccalauréat universitaire ès lettres en 1861 puis d'un baccalauréat universitaire ès sciences en 1863, il entreprend des études médicales à la Faculté de Paris. Il interrompt celles-ci trois ans plus tard afin de s'engager dans les troupes de Garibaldi. Georges Martin reprendra ses études à Montpellier, qu'il achève avec succès en 1870 - par l'obtention du titre de docteur en médecine[1].

L'engagement politique[modifier | modifier le code]

Georges Martin prend très vite s'engage très vite dans les activités républicaines. En 1866, il part à la conquête de la Vénétie avec les troupes de Giuseppe Garibaldi ; au quartier Latin, il est au nombre des dirigeants de l'action démocratique. En septembre 1870, au lendemain de Sedan, lorsque l'armée de Châlons, commandée par le maréchal de Mac Mahon, y fut encerclée et vaincue, il se met au service au service de la République et reçoit une affectation d'aide major à l'ambulance du fort d'Issy. Après la capitulation, il se retire dans sa propriété familiale de Lafarge, en Solgne.

S'il est déjà médecin à Sceaux, ce n'est qu'après mai 1871, lors de la fin de la Commune de Paris qu'il installe son cabinet de médecin, rue Mouffetard à Paris. Le dévouement et le désintéressement qu'il montre dans l'exerce de son métier le rendent aussitôt populaire. En 1874, il est élu au Conseil municipal de Paris comme conseiller du quartier de la Gare, et sera réélu à trois reprises, en 1878, 1881 et 1884[2]. Il rend les plus grands services au conseil dans les questions d'assistance publique (assistance aux enfants, aux infirmes, aux personnages âgées)[3].

En 1876, il propose au conseil municipal le vote d'une loi sur les accidents de travail. Élu au Conseil de surveillance de l'Assistance publique, il prépare la réorganisation des bureaux de bienfaisance de Paris, et souligne la nécessité de laïciser les services hospitaliers[3].

En 1880, il renonce à ses activités de médecin afin de se consacrer pleinement à la vie de la cité. En 1884, il est élu président du Conseil général de la Seine et doit en démissionner un an plus tard, en 1885, afin d'accepter son élection comme sénateur de ce même département. Il est alors le plus jeune de cette assemblée. Il s'efforce durant son mandat de sénateur de faire réaliser les réformes qu’il a préconisés au niveau départemental et au niveau municipal.

Il se présente août 1897 au conseil général dans le canton de Lamotte-Beuvron où il sera réélu jusqu'à ce qu'il décède. À quatre reprises, sa candidature aux élections législatives lui permet d'exposer au cours de la campagne les idées républicaines et laïques.

Parcours maçonnique[modifier | modifier le code]

Georges Martin légua sa demeure sise au 5, rue Jules-Breton, Paris 13e à l'Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain ». Aujourd'hui le bâtiment en est le siège.

Défendant des idéaux progressistes et républicains tels que la laïcisation de l'éducation et l'émancipation des femmes, Georges Martin est amené à fréquenter les francs-maçons et notamment les amis de Léon Richer et de Maria Deraismes. Il est initié le 21 mars 1879 à la loge Union et Bienfaisance[4], travaillant au Rite écossais ancien et accepté et située au siège de la Grande Loge de France - 8 rue Puteaux.

Il participe à la lutte des loges bleues contre le « pouvoir absolu » qu'il reproche au Suprême Conseil de France et fait partie des membres dissidents qui fonderont, en 1880, la Grande Loge symbolique écossaise.

Son mariage en 1889 avec Irma Marie Eugénie Laîné le renforce dans sa détermination d'obtenir que les loges, jusque là uniquement masculines, accordent aux femmes l'initiation maçonnique[3]. La création de loges mixtes lui parait[Quoi ?]

Georges Martin assista à l'initiation de son épouse Maria Deraismes, le 14 janvier 1882, à la loge Les Libres Penseurs du Pecq.

Dès 1890, il œuvre, sans succès, auprès des obédiences masculines, en faveur de l'initiation des femmes. Avec Maria Deraismes, il fonde en 1893 une première loge mixte, la Grande Loge Symbolique Écossaise « Le Droit Humain ». Cette « loge-mère » deviendra la base de la création de l'Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain ».De 1893 à 1916, Georges Martin se consacre au développement du Droit humain et à son organisation internationale. En 1901, il crée le Suprême Conseil universel mixte « le Droit humain » sous l'autorité duquel seront placées toutes les loges, pour ne pas émietter la franc-maçonnerie mixte en petites unités nationales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Daniel Ligou et al., Histoire des Francs-Maçons en France, vol. 2, Privat,‎ 2000 (ISBN 2-7089-6839-4)
  • Dictionnaire de la franc-maçonnerie, Quadrige / PUF,‎ 2012, 1357 p. (ISBN 978-2-13-055094-5) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Andrée Prat et Colette Loubatière, L'ordre maçonnique le Droit Humain, PUF, coll. « Que sais-je ? » (no 3673),‎ 2013, 128 p. (ISBN 978-2-13-062552-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Marie Mayeur et Arlette Schweitz, Les parlementaires de la Seine sous la Troisième République, vol. 2, Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire de la France aux XIXe et XXe siècles (vol. 55) »,‎ 2001, 638 p. (ISBN 2859444327) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]