Georges Lubomirski

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Jerzy Sebastian Lubomirski
Blason des Lubomirski

Le prince Georges Lubomirski, en polonais Jerzy Sebastian Lubomirski, né le 20 janvier 1616, mort le 31 janvier 1667[1] à Wroclaw (Breslau), est un aristocrate polonais (szlachcic), magnat, prince du Saint-Empire, homme politique et militaire de premier plan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Lubomirski est le fils du voïvode et staroste Stanislas Lubomirski (Stanisław Lubomirski) et de la princesse Sophie Ostrogska (Zofia Ostrogska). Il épousa en 1641 Constance Ligeza (Konstancja Ligęza), puis, en secondes noces, Barbara Tarlo (Barbara Tarło) (1654).

Il devint staroste de Cracovie en 1647, maréchal de la cour de Pologne la même année, puis en 1650 grand maréchal de la couronne, et en 1658 grand hetman de la couronne, staroste de Nowy Sącz et de Zips.

Il fut maréchal de la diète lors de la session ordinaire tenue du 1er février au 29 mars 1643 à Varsovie.

Georges Lubomirski acquis sa renommée militaire comme commandant lors de la première guerre du Nord ; en particulier il écrasa Georges II Rakoczi et marcha sur la Transylvanie. Il força aussi, avec Stanislas "Rewera" Potocki, les troupes russes à capituler lors de la bataille de Curnow (1660).

Il fut un ardent défenseur de la Liberté dorée et devint le chef de l'opposition au roi Jean II Casimir Vasa, qui essayait d'accroître son pouvoir. Ce dernier l'accusa d'avoir trahi l'État, et après un jugement rendu par la diète, tous ses titres lui furent retirés, donnés pour la plupart à Jean Sobieski (qui sera plus tard roi de Pologne) et il fut banni en 1664.

Il lança un mouvement de rébellion en 1665, connu sous le nom de révolte de Lubomirski. Usant de son influence, il fit rompre deux sessions de la diète, en 1665 par les députés Piotr Telefus et Władysław Łoś, en 1666 par Kasper Miaskowski et Teodor Łukomski. À la tête d'unités régulières de l'armée et de quelques troupes nobles, il défit l'armée royale à Częstochowa (4 septembre 1665) puis le futur roi Jean Sobieski à Montwy (Mątwy) (19 juillet 1666).

Privée de l'appui financier de la France, la cour de Pologne dut accepter l'accord de Lęgonice (31 juillet 1666) par lequel elle accordait l'amnistie à Georges Lubomirski et annulait le jugement de la diète. Le roi se vit forcé de renoncer à son projet d'élection de son successeur lors de son vivant. Cependant Lubomirski, peu confiant dans les promesses de la cour, se retira en Silésie, à Breslau, où il fut emporté peu après par une attaque (31 janvier 1667).

Postérité[modifier | modifier le code]

De Constance Ligeza il eut:

  • Stanisław Herakliusz, maréchal de la cour, puis grand maréchal.
  • Aleksander Michał (mort en 1673), staroste.
  • Hieronim Augustyn, maréchal de la cour, trésorier et hetman.
  • Krystyna (morte 1699) épousa Feliks Kazimierz Potocki.

De Barbara Tarlo il eut :

  • Franciszek Sebastian, staroste et rotmistrz.
  • Jerzy Dominik, podstoli, podkomorzy et voïvode.
  • Anna Krystyna (morte en 1701) épousa Dominik Mikołaj Radziwiłł et Franciszek Stefan Sapieha.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Jerzy Sebastian Lubomirski » (voir la liste des auteurs)
  • Anne-Marie Gasztowtt, Une mission diplomatique en Pologne au XVIIe siècle. Pierre de Bonzi à Varsovie (1665-1668), Librairie ancienne Édouard Champion, Paris, 1916.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Anne-Marie Gasztowtt, Une mission diplomatique en Pologne ..., p. 50.

Liens externes[modifier | modifier le code]