Georges Léonnec

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Georges Paul Albert[1], né à Brest le 30 septembre 1881[2] et décédé en 1940 est un illustrateur français, connu notamment pour ses illustrations légères dans Le Sourire ou La Vie parisienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils du caricaturiste Paul Léonnec et frère de l'écrivain-réalisateur Félix Léonnec et Jannik Léonnec, artiste. À partir de 12-13 ans il commence à travailler avec son père sur des caricatures pour des journaux parisiens. Renvoyé du Lycée de Brest à cause de la caricature d’un professeur, il poursuit ses études à Paris. Jusqu’à ses 19 ans il hésite entre une carrière « maritime » et le dessin. Il prépare son admission à l’école navale pendant deux ans sur le vaisseau « Le Borda ». Puis Georges Léonnec entre aux Arts décoratifs.

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Carte postale illustrée (Archives municipales et communautaires de Brest).

L’année 1899 marque le début des « années de Nantes » pour G. Léonnec. Durant cette période il fait de nombreux aller-et-retours entre Brest et Nantes. Il se déplace, également, souvent à Paris. En 1901 ses premiers dessins « professionnels » sont publiés dans la revue Jean qui rit. Son style est marqué par l’Art nouveau. En 1902 il publie dans La Vie pour rire et conçoit divers travaux pour des périodiques comme Le Rire et L'Assiette au beurre ainsi que des publicités pour la firme Byrrh, les Grands Magasins Dufayel et ceux « À l’innovation » de Bruxelles. De 1900 à 1915 George Léonnec mène une vie « d’artiste » qu’il partage avec Élisa P. L’Houereux, sa première épouse dont il divorcera en 1915. En 1907 il commence à travailler pour La Vie parisienne, diffusée dans le monde entier. C’est la naissance des Parisiennes légères et coquines de George Léonnec. Dès janvier 1908, une collaboration régulière s’établit entre l’illustrateur et la revue. Dans le même temps il continue à réaliser des publicités publiées dans La Vie parisienne pour des entreprises telles que Renault ou Daimler.

La guerre commence[modifier | modifier le code]

G. Léonnec est mobilisé le 2 août 1914, matricule 913, « dans les services auxiliaires » de la subdivision de Brest. Mais il reste loin du front et continue à dessiner pour La Baïonnette et La Vie parisienne. Il contribue à l’effort de guerre en remontant le moral des troupes par ses dessins frivoles et humoristiques qui mettent en scène un archétype de parisienne coquine qui apparaît en couverture de Fantasio, Bagatelle, Le Sourire et toujours La Vie parisienne. En 1916, il rencontre Hortense Le Rétif qu’il épousera en 1923. Elle devient le modèle de La Parisienne. Et elle lui donne deux filles, Colette et Michèle. Colette lui sert de modèle dans les années trente. Ses dessins sont alors plus sages.

Trois réalisations essentielles en 1917 :

  • Une fresque intitulée Le flirt à travers les âges en huit estampes, papier-peint commandé par La Vie parisienne, proposée jusqu’en 1937 ;
  • La création de cartes postales ;
  • La couverture et 200 illustrations d’un roman libertin d’Albert-Jean, Maud et les trois jeunes gens.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Démobilisé en mars 1919, il part vivre à Montparnasse. Après la guerre, Georges Léonnec signe une couverture sur trois de La Vie parisienne et Le Sourire, réalise des décors pour les Folies Bergères et le Casino de Paris. Il correspond régulièrement avec de nombreux artistes de son époque.

Les années 1930 sont une période plus calme dans sa vie. Avec sa famille il voyage beaucoup en Europe et passe fréquemment ses vacances à Kersaint, en Landunvez. En 1934, il illustre en couleur Daphnis et Chloé, texte érotique de Longus, chez l'éditeur Floury. En 1935, il est opéré d’un cancer au rein.

Georges Léonnec conçoit sa dernière affiche, pour les cigarettes « Naja », en 1939, création restée inédite.

G. Léonnec meurt en 1940 d’un cancer à Kersaint. Il est enterré à Brest.

Postérité[modifier | modifier le code]

Deux expositions, depuis sa mort, lui ont été consacrées :

  • une exposition rétrospective en 1942 par la Société des Humoristes ;
  • une exposition par le Musée départemental Breton du 14 novembre 1992 au 14 mars 1993.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérald Schurr, Les petits maîtres de la peinture, 1820-1920, les Éditions de l'Amateur, t. VI, 1985
  • Paul Herman, Léonnec : illustrateur de la Vie parisienne, les éditions Glénat, 1990

Références[modifier | modifier le code]