Georges Joseph Dufour

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Georges Joseph Dufour
Image illustrative de l'article Georges Joseph Dufour

Naissance 15 mars 1758
Saint-Seine-l'Abbaye(Côte d'Or)
Décès 10 mars 1820 (à 62 ans)
Bordeaux(Gironde)
Origine Drapeau de la France France
Arme infanterie
Grade général de division
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 5e colonne

Georges Joseph Dufour, né à Saint-Seine-l'Abbaye en 1758, mort à Bordeaux en 1820, est un général français de la Révolution et du Ier Empire.

États de service[modifier | modifier le code]

Fils d'un médecin bourguignon[1], il entra volontairement dans le régiment de Nivernais, et partit dans les premiers jours de la Révolution à la tête d'un bataillon de la Charente. Se trouvant dans Verdun en 1792, au moment où les Prussiens s'en emparèrent, il fut au nombre des officiers qui refusèrent de signer la capitulation.

Il coopéra à la prise de Namur, fut blessé à Nerwinde en 1793, et fit la guerre de Vendée en qualité de général de brigade, nommé le 27 avril 1794.

En 1794, il se distingua à la défense du pont de Huningue, et aux actions que livra l'aile droite de l'armée. Il fut nommé général de division le 13 juin 1795. Il est blessé le 24 septembre 1795 au combat de Handschuhsheim qu'il perd contre les Autrichiens de Quasdanovich[2]. Après le passage du Rhin près de Strasbourg, ce fut lui qui vint complimenter à Bâle le général Napoléon Bonaparte qui se rendait, en 1798, à Rastadt.

En 1799, il ouvrit la campagne sous les ordres de Bernadotte, et se jeta dans Mayence menacée par le prince Charles Louis d'Autriche. À l'armée de Hollande, il contribua à repousser les Anglais et les Russes.

Placé dans le parti démocratique du Conseil des Cinq-Cents, le général Dufour fut porté sur la liste des candidats destinés à remplacer les directeurs Merlin de Douai, la Réveillière et Treilhard, renversés au 30 prairial.

Depuis le 18 brumaire, il ne fut plus employé que dans l'intérieur. Il commandait à Nantes en 1809, lorsque Napoléon cessa de l'employer. Le républicain Dufour s'était souvent montré hostile au gouvernement impérial.

Noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : pilier Nord, 5e et 6e colonnes.

Retiré à Bordeaux, il offrit ses services à Napoléon à son retour de l'île d'Elbe. Il fut représentant de la Gironde à la chambre des Cent-Jours, et parut au Champ de mai comme commandant des gardes nationales de ce département.

Après le second retour des Bourbons, le général Dufour fut arrêté, conduit à la Prison de l'Abbaye, et détenu jusque vers la fin de 1816 ou au début de 1817[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article DUFOUR, GENERAL DE DIVISION, page 70 in Le Népos français: ou notices historiquessur les Généraux, les Marins, les Officiers et les Soldats qui se sont illustrés dans la guerre de la révolution Par Agricol-Hippolyte de Lapierre de Châteauneuf DIXIÈME PARTIE. Paris 1807 [1]
  2. (en) Digby Smith, The Greenhill Napoleonic Wars Data Book : Actions and Losses in Personnel, Colours, Standards and Artillery, 1792-1815, Greenhill Books,‎ 1998 (ISBN 1-85367-276-9), p. 105
  3. Dictionnaire historique, Volume 4, page 573 Par François-Xavier Feller 1832 [2]

Source[modifier | modifier le code]

« Georges Joseph Dufour », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]