Georges Cogniot

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Georges Cogniot
Fonctions
Parlementaire français
Député
1936 - 1940
1945 - 1958
Sénateur
1959 - 1977
Gouvernement IIIe République - IVe République - Ve République
Groupe politique Groupe Communiste (Sénat)
Biographie
Date de naissance 15 décembre 1901
Date de décès 12 mars 1978
Parti politique Parti communiste français
Résidence Seine

Georges Cogniot, né à Montigny-lès-Cherlieu (Haute-Saône) le 15 décembre 1901 et mort à Gagny (Seine-Saint-Denis) le 12 mars 1978, est un écrivain, philosophe et homme politique communiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Auguste Alexandre Cogniot, fils de Charles Amédée Cogniot et Marthe Poissenot, est né et inhumé à Montigny-lès-Cherlieu. Il devient l'époux de Germaine Blum en 1923, puis d'Eva Bielfeld en 1934 ; il s'est remarié en 1975 avec une institutrice, Germaine Weingartner-Cogniot, qui eut aussi des activités politiques communistes.

Élève au Lycée Gérôme à Vesoul, il passe ses vacances à Navenne à travailler la vigne ; il suit ensuite des cours de rhétorique supérieure à Lyon.

Normalien (promotion 1921), il adhère la même année au Parti communiste français et lutte au sein de l'Internationale des travailleurs de l'enseignement (permanent en 1928). Agrégé de lettres en 1924, il participe ensuite à des meetings en soutien à l'Espagne républicaine et à la lutte contre les accords de Munich. Au début de l'année 1936 il accède au Comité central du Parti communiste, dont il demeure membre jusqu'en 1964, puis les électeurs du XIe arrondissement de Paris l'envoient siéger à la Chambre des députés française lors des élections du Front populaire (1936). Sa connaissance des organismes internationaux - il milite au Comité mondial contre la guerre et le fascisme - le font désigner représentant du PCF au Comité exécutif de l'Internationale communiste Komintern de septembre 1936 à octobre 1937. Il quitte brusquement cet organisme pour succéder à Paul Vaillant-Couturier au poste de rédacteur en chef de L'Humanité. (1937-1939, 1944-1947). Cette responsabilité l'amène à assister aux réunions du Bureau politique, instance dirigeante du Parti.

En contact avec les milieux intellectuels, il est parmi les fondateurs d'une revue, La Pensée qui se fixe l'ojectif de diffuser et défendre le marxisme parmi les Intellectuels. Le premier numéro paraît en juin 1939. Le sommaire comprend notamment Paul Langevin, Georges Politzer, Marcel Prenant, Max Barel. Cette revue paraît encore en 2012.

Mobilisé en 1939, fait prisonnier lors de la débâcle en 1940, il est rapatrié en France pour maladie[1]. Il est hospitalisé plusieurs mois[2], puis incarcéré à partir de juin 1941, à Vesoul, d'où il est transféré comme "détenu politique" au Compiègne Royallieu. Il s'en évade avec dix-sept autres détenus, le 22 juin 1942[3]. Il prend part à la Résistance en tant que responsable de la presse clandestine communiste.

Ayant repris en 1944 la rédaction en chef de L'Humanité, il est réélu député de la IVe République. Il a en charge les questions de l'Enseignement et de la laïcité de celui-ci. En 1948, il est un des représentants du PCF au Comité d'information des partis communistes, le Kominform.

Proche collaborateur de Maurice Thorez dont il dirige le secrétariat particulier après 1949[4]. Après la mort du secrétaire général du PCF, il fonde en 1966 l'Institut Maurice-Thorez.

Battu aux élections législatives de novembre 1958, il entre au Sénat en 1959 lors des premières élections sénatoriales de la Ve .

Mandats[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • L'évasion, Éditions Raisons d'être, 1947
  • De l'enthousiasme à la conscience enchaînée. La question scolaire en 1848 et la loi Falloux, Éditions Hier et Aujourd'hui, 1948
  • Réalité de la nation, l'attrape-nigaud du cosmopolitisme, Éditions Sociales, 1950
  • Petit guide sincère de l'Union Soviétique, Éditions Sociales, 1954
  • Laïcité et réforme démocratique de l'enseignement, Éditions Sociales, 1963
  • Le matérialisme gréco-romain, Éditions Sociales, 1964
  • Qu'est-ce que le communisme ?, Éditions Sociales, 1964
  • La lyre d'airain : poésie populaire et démocratique, 1815-1918, Éditions Sociales, 1964
  • Prométhée s'empare du savoir, la Révolution d'Octobre, la culture et l'école, Éditions Sociales, 1967
  • Karl Marx notre contemporain, Éditions Sociales, 1968
  • L'Internationale communiste. Aperçu historique, Éditions Sociales, 1969
  • Présence de Lénine, Éditions Sociales, 1970
  • Maurice Thorez: l'homme, le militant, avec Victor Joannès, Éditions Sociales, 1970
  • Parti pris (2 volumes), Éditions Sociales, 1976
  • Matérialisme et humanisme : Démocrite, Epicure, Lucrèce, Goethe, Marx, Temps des Cerises, 1998

Il a également publié des ouvrages présentant les œuvres de Lucrèce, Heinrich Heine et Antonio Gramsci.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Georges Cogniot, Parti pris (voir Œuvres), autobiographie en 2 volumes parus aux éditions sociales :
    • volume 1, d'une guerre mondiale à l'autre, 1976
    • volume 2, de la Libération au programme commun, 1978
  • Georges Cogniot, Savoir et connaître, textes et interventions parlementaires (1936-1976), éditions sociales, 1981
  • Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français , tome 23, reprise en cédérom du Dictionnaire biographique, muvement ouvrier, mouvement social, 1940-1968, éditions de l'Atelier.
  • Philippe Robrieux : Histoire intérieure du Parti communiste, Fayard, tome 4.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir son livre autobiographique Parti pris, volume 1, pages 469-471
  2. Georges Cogniot écrit lui-même qu'il se sentait "inutile, incapable d'action"
  3. L'Humanité du 23 avril 2008
  4. Philippe Robrieux, Histoire intérieure du Parti communiste, volume 4, notice Georges Cogniot, p. 145-149.

Liens externes[modifier | modifier le code]