Georges-Louis Le Sage

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Georges-Louis Le Sage

Description de l'image  Lesage.jpg.
Naissance 13 juin 1724
Genève (Suisse)
Décès 9 novembre 1803 (à 79 ans)
Genève (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Champs physicien
Renommé pour Gravitation (théorie de la gravitation avec Nicolas Fatio de Duillier) & Théorie cinétique des gaz
Distinctions Membre du Royal Society

Georges-Louis Le Sage, né le 13 juin 1724 à Genève où il est mort le 9 novembre 1803, est un physicien suisse connu pour sa théorie de la gravité faisant intervenir des particules qu'il appelait « corpuscules ultramondains » (appartenant à un « autre monde » qui ne nous est pas sensible).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du maître de mathématiques Georges-Louis Lesage (1676-1759), dit Lesage de la Colombière, et d'Anne-Marie Camp, il consacra l'essentiel de sa vie à ses recherches théoriques et resta célibataire.

Élève des mathématiciens Gabriel Cramer et Jean-Louis Calandrini à l'Académie de Genève, il partit ensuite étudier la médecine à Bâle (1744-47), mais ne put exercer dans sa ville natale, n'était pas Bourgeois de Genève. Il vécut donc de cours de mathématiques et de physique, contribuant à former des savants comme Jean-André Deluc, Horace-Bénédict de Saussure, Jean Senebier, Simon-Antoine L'Huillier et surtout Pierre Prevost.

En 1750, il adresse à l'Académie des Sciences de Paris un "Essai sur les forces mortes", demeuré inédit. En 1758, son "Essai de chimie mécanique" est couronné par l'Académie de Rouen. C'est le point de départ d'une longue tentative pour expliquer, à l'aide de concepts mécanistes, les causes de la gravitation universelle, de l'affinité chimique et de la cohésion des corps, tentative qui s'inscrit dans la lignée des spéculations développées dès 1690 par Nicolas Fatio de Duillier, et qui seront poursuvies jusqu'au début du 19e siècle par son disciple Pierre Prevost. Le caractère a priori, et finalement infructueux, de ces spéculations causales, fondées sur des notions telles que les "corpuscules ultramondains" n'a pas empêché Lesage de jouir d'une certaine réputation, alors même que l'essentiel de ses travaux est demeuré inédit. De ses nombreux manuscrits, son disciple Pierre Prevost a édité un opuscule Sur les causes finales (1805) et un Traité de physique mécanique (1818).

Lesage a donné les articles « inverse » et « gravité » à l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert. Il était correspondant de l'Académie des Sciences de Paris (1761 et à nouveau en 1803), de la Royal Society de Londres (1775) et de l'Institut de Bologne (1782).

Aujourd'hui la théorie des universons est assez proche de celle de Georges-Louis Lesage.

Gravitation[modifier | modifier le code]

Théorie cinétique des gaz[modifier | modifier le code]

Télégraphe[modifier | modifier le code]

Georges-Louis Le Sage construisit à Genève en 1774 un télégraphe électrique, constitué de vingt-quatre conducteurs, dont chacun aboutissait à un électromètre correspondant à une lettre de l'alphabet. Une machine électrostatique mise en contact avec l'autre extrémité du fil déplaçait les boules de l'électromètre[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Prévost -"Traite de physique", 1805
  • Burghard Weiss, Pierre Prevost (1751-1839) und die korpuskularkinetische Physik der Genfer Schule, Frankfurt a.M., Peter Lang, 1988, p. 124-146.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • [1], Il écrit ainsi, dès 1756: "Des Corpuscules Isolés, très subtils, qui se meuvent en ligne droite, dans un grand nombre de sens différents, et qui rencontrent des Corps fort Poreux. Voilà donc la seule façon dont peut exister la Cause matérielle des Attractions". (Google, Biographien zur Kulturgeschichte der Schweiz, Volume 4, Par Rudolf Wolf).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Figuier-Furne, Télégraphie aérienne, électrique et sous-marine, câble transatlantique, galvanoplastie, dorure et argenture électro-chimiques, aérostats, éthérisation, Paris, Jouvet, coll. « Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes »,‎ 1868 (lire en ligne), p. 11-12