George Jackson Mivart

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir George Jackson.
George Jackson Mivart.

Sur les autres projets Wikimedia :

George Jackson Mivart est un biologiste britannique, né le 30 novembre 1827 à Londres et mort le 1er avril 1900.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commence ses études à Clapham, à Harrow School, au King's College de Londres puis, enfin, au séminaire catholique de St Mary's à Oscott. Sa conversion au catholicisme l'exclut automatiquement de l'université d'Oxford. En 1851, il accède au barreau mais préfère se consacrer à l'étude de la médecine et de la biologie.

En 1862, il commence à enseigner à l'école de médecine de l'hôpital St Mary's. En 1869, il devient un membre de la Zoological Society of London. De 1874 à 1877, il est professeur de biologie l'université catholique de Londres.

Il fait paraître, en 1873, ses Lessons in Elementary Anatomy et un essai sur Man and Apes, en 1881, The Cat: an Introduction to the Study of Back-boned Animals. Il faut noter la qualité et la précision de ses études anatomiques sur les Insectivores et les Carnivores. En 1871, son livre, Genesis of Species, contribue au débat sur l'évolution qui règne alors. Mivart admet le principe d'évolution mais estime qu'il est impossible de s'y référer pour parler de l'intelligence humaine.

Ses théories sur la nature de l'intelligence chez les êtres humains et chez les animaux sont exposées dans son livre Nature and Thought de 1882. Dans Origin of Human Reason (1889), il décrit les différences fondamentales existant pour lui entre les êtres humains et les animaux. En 1884, à l'invitation de l'épiscopat belge, il devient professeur d'histoire naturelle à l'université de Louvain, où il obtient sa maîtrise en 1884. Il publie plusieurs articles dans la revue Nineteenth Century, entre 1892 et 1893, où Mivart affirme que la science peut avoir raison sur des sujets contredisant la religion. Ils ont été placés dans l’Index expurgatorius. À la suite de la parution d'autres articles en janvier 1900, il est frappé d'interdit par le cardinal Herbert Vaughan.

Les critiques de Mivart de l'œuvre de Charles Darwin sont prises très au sérieux par ce dernier. L'une d'entre elle, concerne le manque de preuve des étapes intermédiaires entre deux espèces. Darwin y répondra dans une des dernières éditions de The Origin of Species.