George Gossip

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George Gossip

George Hatfeild Dingley Gossip, né le et mort le , était un joueur d'échecs et un écrivain américano-anglais.

Il s'est opposé aux meilleurs joueurs d'échecs de son époque, sans succès notable.

Partie Jackson Showalter - Gossip (1889)[modifier | modifier le code]

a b c d e f g h
8
Chessboard480.svg
Roi noir sur case noire b8
Tour noire sur case noire d8
Tour noire sur case blanche g8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case noire c7
Reine noire sur case noire g7
Pion noir sur case blanche c6
Pion noir sur case noire f6
Pion noir sur case blanche d5
Cavalier noir sur case noire e5
Pion blanc sur case noire b4
Fou noir sur case noire d4
Fou noir sur case blanche g4
Fou blanc sur case noire h4
Reine blanche sur case blanche b3
Cavalier blanc sur case noire c3
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case blanche c2
Pion blanc sur case noire f2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case blanche b1
Tour blanche sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Roi blanc sur case noire g1
8
7 7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
a b c d e f g h
Après 24. Fxh4[1] ?

Jackson Showalter - George Gossip
Sixth American Chess Congress, New York 1889
Partie écossaise,

Fred Reinfeld a qualifié cette partie de « chef-d'œuvre glorieux[2] ». Wilhelm Steinitz affirme que c'est l' « un des plus beaux spécimens de sacrifice connu. M. Gossip mérite les plus grandes louanges pour l'ingéniosité et la profondeur de la combinaison qu'il a jouée pendant cette partie[3],[4].

Soltis a écrit que « plusieurs sourcillèrent[5] » lorsque le comité du tournoi décerna le prix de la meilleure partie à Isidor Gunsberg pour sa victoire face à James Mason[6],[7]. Après avoir analysé les deux parties, Whyld a écrit : « Le verdict semble évident. Gossip a été volé [8]! » Diggle affirme que « Gossip était, bien entendu, le dernier à accepter ce verdict, et pour une fois il avait la sympathie du public[9]. »

1. e4 e5 2. Cf3 Cc6 3. d4 exd4 4. Cxd4 Cf6 5. Cxc6 bxc6 6. Fd3 d5 7. e5 ? Il fallait jouer 7. exd5[10],[11],[12].

7... Cg4 8. O-O Fc5 9. Ff4 Les coups 9. h3 Cxe5 10. Te1 échouent sur 10... Df6 11. De2 0-0 ! 12. Dxe5 Dxf2+ 13. Rh1 Fxh3[11] !

9...g5! 10. Fd2 Les blancs sont déjà en fâcheuse posture. Sur 10.Bg3, les noirs répliquent 10...h5! 11. h3 h4! 12. Fh2 Cxh2 13. Rxh2 g4! 14. hxg4 Dg5 15. Fe2 Df4+ 16. Rh1 (ou 16. Rg1 h3!) 16...Fxf2, qui gagne[11].

10...Cxe5 11. Te1 De7 12. Cc3 Fd7 13. Dh5 O-O-O ! Car sur 13...h6, les noirs répliqueraient par 14. Fxg5, Gossip sacrifiant un pion en prévision d'une attaque dévastatrice sur la colonne g[12].

14. Fxg5 f6 15. Fh4 Dg7 16. Fa6+ Rb8 17. Fg3 Thg8 18. Dd1 Cg4 Plus précis était 18... Fg4 suivi de ...h5, lançant la même attaque que les noirs effectueront lors de leur 20e coup[10].

19. Ff1 Ce5 20. b4 Fg4 21. Db1? Mieux était 21. Fe2 que cette tentative de contre-attaque[10],[12].

21... Fd4 22. Db3 h5! 23. Tab1 h4! Steinitz a écrit « Le début d'une combinaison de huit coups digne d'un maître[10] ».

24. Fxh4 ? 24. Fxe5 tient la position plus longtemps[12]. Selon Andrew Soltis, « Les noirs couronnent leurs efforts par l'une des plus belles combinaisons jamais jouées[13] ».

24... Cf3+ ! 25. gxf3 Dans une position gagnante, les noirs gagnent une pièce sur 25. Rh1 Cxh4[14].

25... Fxf3+ 26. Fg3 Dxg3+! 27. hxg3 Txg3+ 28. Rh2 Si 28. Fg2, Txg2+ 29. Rf1 Txh2 et mat[15].

28... Fxf2 29. Fh3 Txh3+ ! 0–1 Sur 30. Rxh3, les noirs répondent ... Th8 mat[15].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Irving Chernev et [Fred Reinfeld]], The Fireside Book of Chess, Simon and Schuster, 1949.
  • (en) Fred Reinfeld, A Treasury of British Chess Masterpieces, 1950, Bell Publishing Co.
  • Wilhelm Steinitz,
    • (en) The Book of the Sixth American Chess Congress, 1891, McAllister, rééd. Olms, 1982.
    • (en) The Modern Chess Instructor, 1889, rééd. Olms, Zürich, 1990.
  • Andrew Soltis
    • (en) Chess to Enjoy, Stein and Day, 1978.
    • (en) The Great Chess Tournaments and Their Stories, Chilton Book Company, 1975.
  • (en) Igor Soukhine, Chess Gems: 1,000 Combinations You Should Know, Mongoose Press, 2007.
  • (en) Francis J. Wellmuth, The Golden Treasury of Chess, Chess Review, 1943.
  • Ken Whyld,
    • (en) « Old Gossip » in British Chess Magazine, mai 2001, pp. 262–265,
    • (en) « Mr Darcy meets Biggles » in British Chess Magazine, juillet 2001, p. 391.
  • (en) G. H. Diggle, « The Master Who Never Was » in British Chess Magazine, janvier 1959, pp. 1–4.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Showalter–Gossip »
  2. (en) Reinfeld, 1950, p. 29.
  3. (en)Wilhelm Steinitz, 1891, p. 388.
  4. (en) Reinfeld, 1950, p. 31.
  5. Soltis, 1978, p. 197.
  6. (en)Wilhelm Steinitz, 1891, p. 1–2.
  7. (en) Wellmuth, 1943, p. 88–89.
  8. (en) Whyld, mai 2001, p. 265
  9. (en) Diggle, 1969, p. 2.
  10. a, b, c et d (en) Wilhelm Steinitz, 1891, p. 387.
  11. a, b et c Steinitz 1889, p. 66.
  12. a, b, c et d Reinfeld 1950, p. 30.
  13. (en) Soltis, 1978, p. 196.
  14. (en) Sukhin, 2007, p. 139 et 147.
  15. a et b (en) Chernev et Reinfeld, 1949, p. 135.

Lien externe[modifier | modifier le code]