George Dawson Preston

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George Dawson Preston (8 août 1896, 22 juin 1972) est un physicien britannique. Il est connu pour ses travaux sur le durcissement structural des alliages d'aluminium de type Duralumin (découverts par Alfred Wilm). Il a mis en évidence, simultanément et indépendamment avec le physicien français André Guinier, les nanoscopiques composés intermétalliques qui durcissent ces alliages d'aluminium à quelques pour cents cuivre et qui sont désormais appelés zones de Guinier-Preston.

Les études[modifier | modifier le code]

George Preston dont le père était également physicien et membre de la Royal society of London fit ses études dans l'école privée de Oundle entre 1909 et 1914.

La carrière scientifique[modifier | modifier le code]

Il fut blessé griévement à la jambe au tout début de la Première Guerre Mondiale. Il poursuivit alors ses études à Cambridge et devint en 1921 chercheur au National Physical Laboratory (NPL) à Teddington.

Il devint un spécialiste de la diffraction des rayons X dans les métaux au sein du département de métallurgie et de chimie métallurgique du NPL.

En 1943, il fut nommé professeur de physique à l'université de Dundee en Écosse. Les responsabilités administratives associées à cette nomination l'éloignèrent de ses recherches. En 1944, il fut nommé membre de la Royal society d'Édimbourg.

La découverte des zones de Guinier-Preston[modifier | modifier le code]

C'est en 1938, en analysant ce qui s'appelle des « traînées orientées de diffraction diffuse » sur des clichés de diffraction, qu'il établit l'existence de ces zones. Au même moment André Guinier mettait en évidence ces mêmes zones par diffusion diffuse aux petits angles.

Preston tenta d'améliorer les microscopes électroniques à transmission pour visualiser directement le phénomène, mais sans y parvenir. Ce n'est que pendant les années cinquante que le français Raimond Castaing réussit à "visualiser" des zones de Guinier-Preston.

Preston (re-)découvrit également la diffusion diffuse d'origine thermique. Cependant, l'interprétation qu'il fit de ce phénomène se révéla fausse. C'est le français Jean Laval grâce à ses travaux sur la sylvine qui proposa avec Charles Mauguin la bonne interprétation du phénomène en 1939.

Publications de G.D. Preston sur les zones de Guinier-Preston[modifier | modifier le code]

  • G.D. Preston, The diffraction of X-Rays by age hardening aluminium copper alloys (la diffraction des rayons X par des alliages d'aluminium cuivre durcissant par veillissement), proceedings of the Royal society, 167A (1938) 526-538, received 10 May 1938.
  • G.D. Preston, The diffraction of X-rays by age hardening alloy of aluminium and copper. The structure of an intermediate phase (la diffraction par rayons X d'un alliage aluminium cuivre après durcissement par veillissement. La structure d'une phase intermédiaire), Philosophical magazine, 26 (1938) 855-871, received September 5, 1938.
  • G.D Preston, Structure of age-hardening aluminium-copper alloys (la structure des alliages aluminium-cuivre durcis par veillissement), Nature 142 (1938) 570, September 24 (suite de l'article de A.Guinier portant le même titre dans le même numéro de Nature).

Source[modifier | modifier le code]

  • Olivier Hardouin Duparc (LSI, École Polytechnique, Palaiseau, France) – Le Preston des zones de Guinier-Preston in Cahiers d'histoire de l'aluminium n°29, hiver 2001-2002, page 57 à 62.