George Curzon

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Le marquis Curzon de Kedleston

George Nathaniel Curzon (11 janvier 185920 mars 1925, KG, GCSI, GCIE, PC), 1er marquis Curzon de Kedleston, est un homme d'État britannique qui fut chef du parti conservateur, gouverneur général des Indes de 1899 à 1905, puis secrétaire d'État au Foreign Office (ministre des Affaires étrangères). Il a donné son nom à la ligne Curzon, qui partagea la Pologne et l'URSS.

Sommaire

Biographie [modifier]

George Curzon en 1905.

Il a été éduqué à Eton College de 1872 à 1878 puis au Balliol College de l'université d'Oxford. Député du parti conservateur en 1886, il devient ministre des Affaires étrangères en 1895, puis vice-roi des Indes jusqu'en 1905. En 1916, il entre au cabinet de guerre de Lloyd George et assume de nouveau, de 1919 à 1924, les fonctions de ministre des Affaires étrangères.

Traité de Lhassa [modifier]

En 1899, George Curzon, alors Gouverneur général des Indes, tente de prendre contact avec un gouvernement responsable du Tibet. Nul ne répond à cette sollicitation, ce qui mènera à l'expédition militaire britannique au Tibet (voir Traité de Lhassa).

Citations [modifier]

« Nous considérons la prétendue suzeraineté de la Chine sur le Tibet comme une fiction constitutionnelle. »[1]

"J'aime parfois me représenter ce grand édifice impérial sous la forme d'une énorme structure, comme quelque "Palais des Arts" de Tennyson, dont les fondations sont dans ce pays, où elles ont été posées et doivent être maintenues par des mains anglaises, mais dont les colonies sont des piliers, et très haut au-dessus flotte l'immensité d'un dôme asiatique"[2].

Distinctions [modifier]

Œuvres (sélection) [modifier]

  • « L' Inde entre deux feux », in Revue britannique, août 1893
  • Lord Curzon aux Indes : sélection de ses discours (1899-1905), Flammarion, 1907

Voir aussi [modifier]

Bibliographie et source [modifier]

Notes et références [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Claude Arpi, Tibet : le pays sacrifié, Calmann-Lévy, 2000 (ISBN 2702131328).
  2. Edward Saïd, L'Orientalisme, Seuil, 1980, page 245 .