George Coșbuc

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Le poète roumain George Coșbuc.
Timbre-poste roumain.

George Coșbuc, né le 20 septembre 1866 à Hordou aujourd'hui Coșbuc județ de Bistrița-Năsăud et mort le 9 mai 1918 à Bucarest, est un poète et traducteur roumain originaire de Transylvanie.

Biographie[modifier | modifier le code]

George Coșbuc était le septième enfant sur d'une grande fratrie. Son père, Sebastian Coșbuc, était un prêtre gréco-catholique et sa mère, Mariei, la fille d'un prêtre gréco-catholique de Telciu. Il fut bercé dans son enfance par les contes mythiques que lui racontait sa mère. Après des études secondaires à Telciu puis à Năsăud, il devient professeur dans cette dernière ville. Il a commencé à fréquenter assidument la bibliothèque de l'institution scolaire. Il rejoint le cercle local littéraire, le « Virtus Romana Rediviva », une association littéraire que son père désapprouvait, considérant celle-ci comme une déviation pour une future carrière ecclésiastique.

En 1884, déjà professeur, il publia ses premiers poèmes dans l'almanach annuel du club littéraire. La même année, il assiste aux cours de l'université de Cluj. Il recueille les contes de fées et les histoires populaires, dont il a réécrit et publié des recueils qui se vendent avec succès. Il est devenu si populaire que trois ans plus tard, il est devenu le rédacteur en chef du principal journal de Cluj « La Tribuna ».

Il a rapidement publié ses propres œuvres, notamment « Nunta Zamfirei » (« Mariage de Zamfira »), qui fut un éloge dans les cercles littéraires roumains. Il s'est déplacé à Bucarest et fut reçu dans le milieu intellectuel et culturel du tout Bucarest. Il contribua à la revue « Literare Convorbiri ». En collaboration avec d'autres anciens éducateurs, il a préparé un recueil de textes en langue roumaine comme manuel scolaire : « Carte de romaneasca citire » (le « Livre roumain de lecture »).

En 1893, il a publié « Balade și idile » (« Ballades et Pastorales »), un volume qui a conforté sa réputation. Il a commencé à toucher à la poésie à connotation politique, comme l'emphatique « Noi Vrem pământ » (« Nous voulons une terre »), « Lupta vieții » (« lutte pour la vie »). Il collabora à la revue littéraire, « Vatra ».

En 1895, il épouse Elena Sfetea. Il a terminé la traduction roumaine de l’Énéide de Virgile. En 1896, il a publié un recueil de poèmes et de courtes histoires différentes, « Versuri și proză » (« Versets et prose »). Sa production en tant que traducteur est étonnante: en l'espace de trois ans, il a publié de larges portions du Kâlidâsa grâce aux traductions allemandes du texte original en sanscrit le « Abhignānashākuntala ». Il réalise la traduction en roumain du récit d'Homère « L'Odyssée ». Cosbuc a également entrepris la traduction d'œuvres diverses de l'écrivain Friedrich Schiller.

En 1898, l'Académie roumaine le juge comme un « membre éminent ». Il poursuit ses traductions, notamment l'intégralité de la Divine Comédie de Dante.

Bien que son travail a été récupéré par la suite par la propagande communiste pour embellir le discours de l'intelligencia marxiste-léniniste en soulignant son approche sur « l'alliance entre les paysans et les classes laborieuses », il est encore largement considéré comme un maître de la poésie, traducteur accompli et chroniqueur amoureux de l'homme roumain et de la topographie géographique.

En 1901, il fonde avec Alexandru Vlahuță, le magazine littéraire Sămănătorul.

En 1915, il perd son fils, lors d'un accident de voiture. Cette tragédie l'affecte au point de cesser d'écrire et de traduire. Il meurt en 1918 et fut enterré au cimetière Bellu de Bucarest. Son buste s'élève dans le parc Cișmigiu de Bucarest.

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