Georg Giese

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Georg Giese, portrait de Hans Holbein le Jeune, 1532, Huile sur chêne, 86,2 x 97,5 cm, Gemäldegalerie, Berlin.

Georg Giese (orthographié Gisze sur le titre du tableau de Hans Holbein le Jeune), né le 2 avril 1497 à Danzig (actuel Gdańsk) et mort le 3 février 1562 était un marchand de la Hanse.

Il est le frère de Tiedemann Giese, évêque de Varmie, membre de la famille de Albrecht Giese, évêque de Chełmno et enfin évêque de Varmie (Ermeland).

Membre la Ligue hanséatique, Giese travaillait à Londres, lorsqu'en 1532, Hans Holbein le Jeune fit de lui un portrait qui restera l'une de ses plus fameuses œuvres. Par la suite Georg Gisze retourne à Danzig en 1535 et se maria avec Christine Krüger, la fille de l'un des citoyens les prestigieux de sa ville natale.

Le portrait[modifier | modifier le code]

Cette œuvre fait partie d'une célèbre série de tableaux que Holbein peignit vers les années 1530 représentant assis, les marchands du Kontor de Londres (ou Steelyard) qui était alors le comptoir principal de la ligue hanséatique dans la capitale anglaise.
Thomas More, son mécène d'antan, avait démissionné de ses fonctions et ne pouvait donc plus lui procurer de travail. Le peintre s'est trouvé d'abord à rechercher des clients parmi ses compatriotes allemands, et Georg Giese fut parmi les premiers d'entre eux[1].

Le portrait Holbein fut commandée par Giese lui-même, et fut intitulé Der Kaufmann Georg Gisze (« Le commerçant Georg Gisze »).
Georg Giese est identifié comme marchand grâce aux vêtements qu'il porte et aux instruments qui se trouve notamment sur la table. La peinture le représente avec un petit bouquet de trois œillets disposés dans un vase. À l'époque, celle fleur symbolisait l'engagement et la fidélité conjugale[2].
En outre, un papier fixé par deux morceaux de cire rouge placé sur le mur au-dessus de la tête à gauche identifie également le marchand, et précise qu'il est dans sa 34e année, en 1532.
Giese tient également dans les mains une lettre qu'il a reçue de son frère, écrite au Moyen-saxon (ou moyen bas allemand) et qui dit ceci : « Dem Erszamen/Jorgen gisze to lunden/in engelant mynem/broder to hande » (traduction : « Pour être remis à mon frère, l'honorable Jorgen Gisze à Londres en Angleterre »).

À gauche de Giese, au niveau de sa tête, sa devise en latin, gravée au mur : « Nulla sine merore voluptas », c'est-à-dire : « il n'y a pas de plaisir sans affliction »[1].

Un ensemble d'étagères sur lesquelles ont posés négligemment des livres et le positionment du vase de fleurs trop près du bord de la table symbolise l'instabilité du monde et de la place de l'individu en son sein.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Georg Gisze, le marchand allemand à Londres
  2. Fernand Mercier, La valeur symbolique de l'œillet dans la peinture du Moyen Âge, Revue de l'art ancien et moderne, LXXI, 1937, pp. 233-236.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]