Geoffroy Ier d'Anjou
| Geoffroy Ier d'Anjou | |
| Titre | |
|---|---|
| Comte d'Anjou | |
| 958 – 987 | |
| Prédécesseur | Foulque II d'Anjou |
| Successeur | Foulque III Nerra |
| Biographie | |
| Titre complet | Comte d'Anjou |
| Dynastie | Ingelgeriens |
| Date de naissance | vers 938/940 |
| Date de décès | 21 juillet 987 |
| Lieu de décès | Marçon |
| Père | Foulques II le Bon |
| Mère | Gerberge |
| Conjoint | Adelaïde de Vermandois |
| Enfants | Foulques III Nerra Geoffroy Ermengarde Gerberge |
| Comte d'Anjou | |
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Geoffroy Ier (Gaufridus ou Gauzfredus) d'Anjou, dit Grisegonelle (manteau gris)[1],[2], né vers 938/940, tué le 21 juillet 987 au siège de Marçon, près de Château-du-Loir fut comte d'Anjou de 958 à 987. Il était de la famille des Ingelgeriens et fils de Foulque II le Bon, comte d'Anjou, et de Gerberge (de Gâtinais ?).
En tant que comte carolingien, il soutient les rois Lothaire et Louis V, tout en reconnaissant tenir l'Anjou des Robertiens. Il continue la politique de ses prédécesseurs, qui consiste à défendre sa frontière ouest par le contrôle du comté de Nantes et à progresser vers le Poitou.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Il commence par installer des fidèles au commandement des différents châteaux et organise ainsi la défense de son comté. Puis il participe avec le roi Lothaire et le comte de Blois Thibaut Ier le Tricheur à une campagne contre le duc Richard Ier de Normandie, mais ne peut empêcher la prise de Nantes par les Normands. Il doit alors organiser une nouvelle ligne de défense face au comté de Nantes.
La mort de Thibaut le Tricheur fait prendre de la distance entre les maisons de Blois et d'Anjou. Le nouveau comte Eudes Ier, agit de manière inamicale, et en 978 débute une guerre entre l'Anjou et le Blésois qui va se prolonger pendant soixante dix ans. En 981, deux comtes se disputent Nantes : Conan Ier le Tort, soutenu par Blois, et Guérech, soutenu par l'Anjou. Le choc des armées a lieu à Conquereuil, où Geoffroy écrase Conan.
En plus de l'Anjou, Geoffroy possède des domaines et des alliances dans plusieurs régions où il exerce son influence, cependant sous le contrôle de son suzerain, Hugues Capet. Ces régions sont le Gâtinais (probablement par sa mère), le Vexin (son beau-frère est le comte Gautier, le Vermandois (par sa première épouse), le Perche et l'Auvergne (son beau-frère fut Étienne, vicomte de Gévaudan et son frère Guy fut évêque du Puy-en-Velay).
Il s'étend également vers le sud en prenant les villes de Loudun et de Mirebeau, après avois vaincu à la bataille des Roches en 970 Guillaume Fier-à-Bras, duc d'Aquitaine et comte de Poitiers. Il s'allie avec les vicomtes de Thouars et marie sa fille à un comte d'Angoulême.
Le fils de Lothaire, le futur Louis V et sa femme Adélaïde d'Anjou, une sœur de Geoffroy, se séparent en 984.
En 984, Guérech cherche à s'affranchir de la tutelle angevine en faisant allégeance directement eu roi de France Lothaire, mais Geoffroy capture Guérech lorsque ce dernier retourne à Nantes. Geoffroy en profite pour fortifier les possessions angevines au sud de Nantes, notamment par la construction du donjon du Pallet. Guérech n'est libéré qu'en 985 en reconnaissant la suzeraineté de Geoffroy. La brouille s'installe alors entre le roi et le comte d'Anjou, qui se rapproche et s'allie au duc Hugues Capet.
En 987, alors qu'Hugues Capet vient d'être sacré roi de France, Geoffroy et Bouchard, comte de Vendôme assiègent le château de Marçon, tenu par Eudes Ruffin, un vassal du comte Eudes Ier de Blois. C'est au cours de ce siège que Geoffroy est tué.
Sur le plan religieux, il effectue un pèlerinage à Rome en 962, puis fonde et dote plusieurs établissement religieux. Avec son frère Guy, évêque du Puy, il favorise également la réforme ecclésiastique, et introduit la règle de Saint-Benoît dans plusieurs monastères et abbayes angevins.
Geoffroy Grisegonelle est cité dans un texte écrit de 1100 à 1140 par un moine angevin[3], à la demande de Foulques le Réchin (1043 - † 1109), son arrière-petit-fils par sa mère Ermengarde d'Anjou.
Mariages et enfants [modifier]
Vers 965, il épouse en premières noces Adèle de Vermandois († 974), fille de Robert Ier de Vermandois, comte de Meaux et de Troyes, et d'Adélaïde Werra. Ils donnèrent naissance à :
- Foulque III Nerra († 1040), comte d'Anjou
- Geoffroy, vivant en 974
- Ermengarde mariée à Conan le Tort († 992), comte de Rennes, puis duc de Bretagne.
- Gerberge, mariée à Guillaume IV Taillefer, comte d'Angoulême
Une charte de Foulque III Nerra datant de 1003 lui mentionne un frère nommé Maurice, curieusement absent des chartes d'Adèle de Vermandois. Ce Maurice fut tué avant 1038 au cours d'une guerre contre Gautier de Langeais. Les généalogistes en ont conclu que Maurice était issu d'un second mariage de Geoffroy. Cette seconde épouse est identifiée pour diverses raisons à Adélaïde (Adèle ou Adélaïs), veuve de Lambert, comte de Châlon.
| Précédé par | Geoffroy Ier d'Anjou | Suivi par | ||
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| Foulque II le Bon |
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Foulque III Nerra |
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Notes et Références [modifier]
- Généalogie de Geoffroy Ier d'Anjou sur le site FMG
- BnF Gallica : Père Anselme - Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France des Pairs, Grands officiers de la couronne et de la Maison du roi; et des grands barons. Tome sixième - Paris - 1730
- la Chronique des exploits des Comtes d'Anjou