Gentleman Jim

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Gentleman Jim

Réalisation Raoul Walsh
Scénario Vincent Lawrence
Horace McCoy
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre film biographique
Sortie 1942
Durée 104 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Gentleman Jim est un film américain réalisé par Raoul Walsh en 1942 inspiré de la vie du boxeur James J. Corbett.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Jim Corbett, américain d'origine irlandaise, veut s'élever dans la société. Ses moyens : devenir champion du monde de boxe, conquérir la fille de son patron (banquier respectable de la nouvelle bourgeoisie de San Francisco) et être un grand acteur shakespearien. Cela paraît trop, mais son optimisme, la croyance en ses moyens ainsi que son talent le feront triompher de tout. Suprême victoire : il aura appris la modestie (ce qui lui ouvrira le cœur d'Alexis Smith) : voir la scène où Sullivan, le champion sortant et battu, lui remet sa ceinture. Corbett, devenu humble, lui rendra le plus beau des hommages.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Et, parmi les acteurs non-crédités :

Analyse[modifier | modifier le code]

Le héros est aimé secrètement par la femme qu'il convoite. Mais cette dernière n'aura de cesse, tout au long du film, de le mettre à l'épreuve. Et c'est seulement à la fin, après que le héros a triomphé de tous ses adversaires, et surtout qu'il lui a prouvé que, sous son allure orgueilleuse et effrontée, il est un homme loyal, qu'elle décide de lui succomber. C'est donc elle qui choisit. Aussitôt cette révélation faite, il l'intègre instantanément dans son clan familial : « tu feras une excellente Corbett », lui dit-il. Cette rapidité, ce brusque changement de ton et cette volonté de ne faire durer trop longtemps une scène émouvante est caractéristique du style de Walsh : « les éléments mélodramatiques lui pèsent, mais il se montre souvent sensible à des nuances tragiques »[2].

Dans Gentleman Jim, la mise en scène n'est jamais mise en valeur, elle cherche constamment à être la plus juste possible. Gentleman Jim est un film rapide. Mais cette rapidité n'est jamais confondue avec de la précipitation et elle a toujours un sens logique : « action, action, action, que l’écran soit sans cesse rempli d’événements. Des choses logiques dans une séquence logique » (Walsh)[3].

Concernant le montage, les réalisateurs n'en ont pas la maîtrise à Hollywood en raison de la séparation des tâches[4]. Pour pallier ce désavantage, Walsh tournait vite, faisait le moins de prises possibles pour limiter l'intervention du monteur. Cette contrainte, Walsh la transforme ainsi en avantage : le tournage était donc un lieu d'intense concentration où la minutieuse préparation devait aboutir à un résultat immédiatement bon. Il fallait donc un certain talent d'improvisation des acteurs (Flynn excellait dans ce registre) et une capacité du réalisateur à prendre très rapidement des décisions.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le thème de la boxe a donné plusieurs films hollywoodiens : Nous avons gagné ce soir de Robert Wise, Sang et Or (Body and Soul) de Robert Rossen, montage de R. Parrish, La Dernière Chance (Fat City) de John Huston (qui a déclaré : « s'il y a un film que je n'ai jamais oublié c'est bien Gentleman Jim ») ou Raging Bull de Martin Scorsese.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Devillers et Marceau Devillers, Anthologie du Cinéma, tome V : Errol Flynn, Paris, L'Avant-scène Cinéma,‎ 1970, p. 337-392

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]