Genou

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Genou

Description de cette image, également commentée ci-après

Genou droit.

Données
Latin articulatio genus
Gray's Anatomy « subject #93 839 »
Nerf fémoral, obturateur, ischiatique
MeSH « Knee »

Le genou est une articulation qui permet de joindre la jambe à la cuisse. Elle met en jeu trois os, le fémur le tibia et la patella, par le biais de trois articulations, l'articulation fémoro-patellaire et la double articulation fémoro-tibiale. Le cartilage assure la fluidité des mouvements du genou. Le tissu élastique fin, le cartilage, protège l'os et fait en sorte que les surfaces de l'articulation glissent facilement les unes contre les autres. Le genou renferme deux types de cartilages articulaires: le cartilage fibreux (ménisque) et le cartilage hyalin. Le cartilage s'use non seulement au fil des ans, mais aussi en fonction de son utilisation. Le cartilage possède en outre une capacité de régénération limitée. La faible capacité de régénération du cartilage s'explique par l'absence de vaisseaux sanguins qui permettent un métabolisme important. Le tissu cicatriciel se compose essentiellement de cartilage fibreux, de moins bonne qualité que le cartilage hyalin d'origine. Par conséquent, de nouvelles déchirures et fissures apparaissent dans le cartilage après un certain temps.

Anatomie humaine[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Le genou se situe sur les membres inférieur du corps, il y a un genou par membre inférieur. La région antérieure du genou est formée par les parties molles et la patella, situées en avant de l'articulation du genou. La région postérieure du genou ou poplitée est placée en arrière de l'articulation du genou.

Arthrologie du genou[modifier | modifier le code]

L'articulation du genou relie la région de la jambe en articulant le fémur au tibia et à la patella. C'est une articulation de type « synoviale », c'est-à-dire lubrifiée par du liquide synovial.

Surfaces articulaires[modifier | modifier le code]

La dissymétrie des surfaces articulaires du fémur et du tibia a une conséquence bio-mécanique directe. Les appuis condyliens se font sous la forme d'un point pour la surface articulaire latérale et sur la forme d'un segment pour le condyle médial.
Lors d'une flexion ces points d'appuis se font en région postérieure du condyle tandis que lors d'une extension, les appuis se font en région antérieure et sont donc à l'origine d'une rotation externe de l'articulation.

Éléments[modifier | modifier le code]

Ligaments du genou
  • Fémur
    • Surface patellaire
    • Condyle latéral du fémur, plus large et moins long (8 cm) que le condyle médial
    • Condyle médial du fémur, moins large et plus long (10 cm) que le condyle latéral

Les grands axes de ces deux condyles sont divergents.

  • Tibia
    • Condyle latéral du tibia, il est large et convexe vers le haut
    • Condyle médial du tibia, il est étroit et concave vers le haut

Moyens de fixité[modifier | modifier le code]

Amplitudes et mouvement du genou[modifier | modifier le code]

  • Extension de la jambe sur la cuisse : 0° (tout de même 5° de recurvatum physiologique)
  • Flexion de la jambe sur la cuisse : 160°
  • Rotation externe de la jambe sur la cuisse (genou fléchi) : 30-40°
  • Rotation interne de la jambe sur la cuisse (genou fléchi) : 20-30°

Maladies[modifier | modifier le code]

Le genou peut être en cause dans différentes affections :

  • De type congénital ou évolutif :
    • Genu varum et genu valgum : déviations axiales du genou dans le plan frontal, très fréquentes chez l'enfant et la plupart du temps bénignes;
    • Gonarthrose: arthrose du genou : avec l'âge les genoux deviennent douloureux et leur mobilité diminue. Ce phénomène d'usure du cartilage et d'inflammation est usuel chez les personnes âgées, et accéléré en cas de surpoids, ou après un accident ou une opération (enlèvement d'une partie du ménisque par exemple).
    • Maladie d'Osgood-Schlatter : ostéonécrose de la tubérosité tibiale antérieure ;
    • Maladie de Sinding-Larsen : ostéochondrose de la pointe de rotule ;
    • Arthrite microcristalline : chondrocalcinose due à des cristaux de calcium, goutte due à des cristaux d'acide urique ;
    • Monoarthrite inflammatoire ou infectieuse ;
    • Douleurs de croissance ;
    • Carence en vitamine D.

Symptômes fréquents[modifier | modifier le code]

Un genou peut-être douloureux, se bloquer ou présenter un gonflement. Il peut exister également une sensation de dérobement, ou un claquement à certains mouvements.

Examen clinique[modifier | modifier le code]

L'inspection débute, le patient debout, au « garde à vous », à la recherche d'une asymétrie, d'une désaxation. La marche est analysée. La palpation est comparative entre les deux genoux, fléchis à 90°. Une chaleur locale, témoignant d'une inflammation est recherchée. Une douleur est recherchée au niveau de la patelle ou de ses tendons, du plateau tibial ou du péroné. Le genou est alors mobilisé de manière passive par l'examinateur en flexion, en extension et latéralement, à la recherche d'une anomalie de la mobilité ou d'une douleur provoquée.

La recherche d'un épanchement se fait, le genou en extension, en cerclant avec les deux mains la rotule (afin de refouler le liquide éventuellement présent) et en appuyant avec l'index sur la face antérieure de cette dernière, à la recherche d'un « choc rotulien », percussion de la face postérieure de la rotule avec le massif fémoro-tibial. La recherche d'une lésion d'un ligament croisé se fait par la « manœuvre du tiroir » : le patient est allongé, le genou fléchi à 90°, l'examinateur immobilise le pied et, saisissant la partie haute du tibia à deux mains, essaye d'imprimer des mouvements antérieurs et postérieurs. Ces derniers ne doivent pas être retrouvés dans un genou normal.

Imagerie[modifier | modifier le code]

Permet d'examiner l'état des cartilages, les détachements osseux et d'éventuels bâillements en position de schuss (flexion légère).

Radiographie de l'ensemble de la jambe pour observer les déviations du genou.

Imagerie réalisée à l'aide d'un produit de contraste pour observer les ménisques et les ligaments. On l'associe souvent au scanner.

Imagerie aux rayons X, permet de reconstituer le genou en 3D et voir les ligaments et les ménisques.

Scanner mais utilisant un produit de contraste pour améliorer l'interprétation des images.

Imagerie à base d'ultrasons, meilleur moyen pour observer les tendons mais ne permet pas de constater les usures osseuses.

Imagerie par résonance magnétique. Permet d'observer tous les éléments de l'articulation. Incontournable en cas de rupture des ligaments.

Imagerie réalisée à l'aide d'un produit légèrement radioactif pour observer le plus souvent l'état d'avancement de l'arthrose ou de dégradation osseuse[5].

IRM d'un genou
Radiographie d'un genou

Références[modifier | modifier le code]

  1. Découverte d'un nouveau ligament du genou par deux chirurgiens belges lire en ligne
  2. Anatomy of the anterolateral ligament of the knee lire en ligne
  3. P. Segal, E. Dehoux, C. Mensa, « La fracture de Segond », dans Les Lésions isolées récentes du ligament croisé antérieur, Masson, Paris, 1998, p. 52-55.
  4. « Fracture de Segond (Paul Segond 1879) », dans T. Batch, La Radiographie standard dans les traumatismes du genou, Service d’imagerie Guilloz, DIU d’imagerie en pathologie du sport, 28, 28-29 mai 2009, CHU Nancy.
  5. http://operation-genou.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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