Geneviève Tabouis

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Geneviève Tabouis, née Geneviève Le Quesne le à Paris 8e et morte le (à 93 ans) à Paris 17e, est une journaliste de renommée internationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeune fille de la bonne bourgeoisie, Geneviève Eugénie Marie-Laure Le Quesne est introduite dans les milieux diplomatiques par ses oncles ambassadeurs Paul et Jules Cambon. Elle collabore à La Petite Gironde en 1922, puis au quotidien l’Œuvre de 1930 à 1940.

Réfugiée à Londres en raison de ses prises de position farouchement opposées au nazisme, elle ne rejoint pas la France libre naissante[1] mais part aux États-Unis où elle dirige, du au , un périodique francophone à New York, Pour la victoire, publié par les éditions Notre Paris Corp., qui connaît 34 numéros. Elle y devient l'amie et la confidente d'Eleanor Roosevelt.

Rentrée en France, elle fait partie des services de politique étrangère de divers journaux : La France libre (1945-1949), l’Information (1949-1956) et Paris-Jour (à partir de 1959). Pour son esprit critique et par jalousie peut-être, on l'a accusée longtemps d'être un agent soviétique. Il ressort des éléments trouvés dans les archives soviétiques et publiés par son biographe, Denis Maréchal, que Geneviève Tabouis recevait mensuellement 5 000 francs de l'ambassade soviétique dans les années 1930.

Épouse depuis 1916 de Robert Tabouis (qui deviendra PDG de la Compagnie générale de la télégraphie sans fil puis administrateur de Radio Luxembourg), elle se fait connaître de la France entière sur cette antenne par ses chroniques politiques des années 1950 et 1960, les Dernières nouvelles de demain (1949-1967), qu'elle entame invariablement par sa célèbre phrase fétiche « Attendez-vous à savoir… », « J'ai encore appris… » et relaie par des « Et vous saurez… »et concluait ses éditoriaux à Radio Luxembourg d'un : à dimanche prochain, pour les dernières nouvelles de demain. Puis ce furent les Nouvelles exclusives (1964-1966) et l'Inédit du dimanche (1967-1981)... Elle y intervenait encore à l'âge de 88 ans.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Pharaon Tout Ank Amon, sa vie et son temps (avec une préface de Théodore Reinach), Payot, coll. « Bibliothèque historique », Paris, 1928, 311 p.
  • Nabuchodonosor et le triomphe de Babylone (avec une préface de Gabriel Hanotaux), Payot, coll. « Bibliothèque historique », Paris, 1931, 423 p.
  • Salomon, roi d'Israël (avec une préface de Nicolas Politis), Payot, coll. « Bibliothèque historique », Paris, 1934, 476 p.
  • Albion perfide ou loyale. De la guerre de Cent ans à nos jours, Payot, coll. « Bibliothèque historique », Paris, 1938, 300 p.
  • Chantage à la guerre, Flammarion, Paris, 1938, 211 p.
  • Jules Cambon par l'un des siens..., Payot, coll. « Bibliothèque historique », Paris, 1938, 395 p.
  • Ils l'ont appelée Cassandre…, Éditions de la Maison française, coll. « Voix de France », New York, 1942, 409 p.
  • Grandeurs et servitudes américaines, souvenirs des U.S.A. 1940-1945, Éditions Nuit et jour, coll. « Les Documents “Nuit et jour” », Paris, 1945, 270 p.
  • Vingt ans de suspense diplomatique, Albin Michel, Paris, 1958, 411 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denis Maréchal, Geneviève Tabouis : les dernières nouvelles de demain (1892-1985), Nouveau monde éd., coll. « Collection Culture-médias. Études de presse », Paris, 2003, 289 p. (ISBN 2-84736-029-8)
  • Jean Lacouture, Les impatients de l'Histoire, Paris, 2009 (ISBN 2246744512)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La France libre de Jean-Louis Cremieux-Brilhac