Geneviève Azam

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Geneviève Azam au « Forum Libération » en 2008.

Geneviève Azam, née en 1953, est maître de conférences en économie et chercheuse à l'Université Toulouse II. Elle est par ailleurs militante écologiste et altermondialiste au sein de l'organisation Attac France. Elle participe régulièrement à la chronique « à contre-courant » de l'hebdomadaire Politis.

Trajectoire[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu l'agrégation de sciences sociales, Geneviève Azam est devenue enseignante-chercheuse à l'Université de Toulouse II. Elle a produit dans le cadre du GRESOC une thèse en sciences économiques qu'elle a soutenue en 2001 : De l’Économie Sociale au Tiers-Secteur - Les théories économiques à l’épreuve de la coordination marchande.

Recherches en économie[modifier | modifier le code]

Geneviève Azam est chercheuse dans une équipe d'accueil (EA804) de l'Université de Toulouse II le Mirail, le GRESOC (ou Groupe de recherches socio-économiques[1]). Elle y est responsable de l’axe « Anthropologie de l’Économie » depuis septembre 2002.

Ses thèmes de travail portent en premier lieu sur des notions correspondant à des échanges non marchands tels que le don, la confiance et la réciprocité. Ses recherches portent également sur le développement durable, les droits de propriété intellectuelle et la privatisation du vivant. Elle a ainsi mis en place une série d’échanges universitaires autour du thème « Économie Solidaire-Économie Populaire », avec l’association brésilienne Unitravalho[2], qui regroupe 86 universités brésiliennes, et l’association Finansol[3].

Activités militantes[modifier | modifier le code]

Altermondialistes[modifier | modifier le code]

Geneviève Azam a participé à la fondation du comité local Attac de Toulouse dont elle a été présidente de 1999 à 2004. Elle est devenue membre du conseil scientifique d'ATTAC France en 2003. Elle y a monté notamment un groupe de critique des idéologies économiques fondées sur le risque et en est devenue vice-présidente en 2005 (en parallèle à l'époque avec deux autres vice-présidents, Jacques Cossart et Gérard Gourguechon). Elle a animé de nombreuses réunions de critique du projet de Constitution européenne soumis à référendum en France en 2005 et a, en particulier, débattu à Toulouse avec Alain Lipietz, qui défendait le bien-fondé du projet de constitution, lors d'une conférence-débat publique[4].

Elle a été élue au conseil d'administration d'Attac en juin 2006 puis, après l'invalidation de cette élection pour fraude[5], y a été réélue avec le troisième meilleur score en décembre 2006[6]. Elle a été réélue membre du conseil d'administration également en 2009, puis en 2013 et est maintenant (juillet 2013) un des cinq porte-parole d'Attac[7].

Geneviève Azam contribue à animer la commission Écologie-Société d'Attac France, qui cherche à promouvoir des relations entre les mouvements sociaux et les organisations écologiques. De plus, elle est une des animatrices importantes avec Christophe Aguiton et quelques autres, de la Commission internationale d’ATTAC-France[8].

Écologiques[modifier | modifier le code]

Sur le plan écologique, Geneviève Azam a mené des débats et de nombreuses actions de dénonciation de la culture des OGM en plein champ. Elle a notamment participé à de nombreuses actions soutenant les faucheurs volontaires avec l'association « Alternative en Midi-Pyrénées » en s'appuyant sur ses travaux concernant la privatisation du vivant.

Geneviève Azam est une des animatrices du site alternatif et écologiste « Associations solidaires de l'Yonne (89) »[9]. Elle y publie régulièrement des articles de fond[10].

Toulousaines[modifier | modifier le code]

Pendant le mouvement des mois de mai et juin 2003 contre la loi Fillon sur les retraites, Geneviève Azam a multiplié les conférences à l'Université Toulouse-Le Mirail explicitant et rappelant les enjeux de ces réformes. De même, à l'occasion de luttes comme celle de Rangueil en 2006, elle a participé à l'animation des réunions en expliquant les formes de la « Dérégulation du droit du travail : vers la précarisation généralisée ? ». Au cours du printemps 2009, alors que les milieux universitaires et de la recherche en France s’élèvent très majoritairement contre le contenu des réformes menées par Valérie Pécresse (Loi LRU, masterisation des concours d’enseignement), Geneviève Azam a tenu une conférence à l'Université de Toulouse 2 le Mirail analysant le processus de Bologne et la stratégie de Lisbonne au prisme des logiques néolibérales[11] (voir Mouvements universitaires de 2007-2009 en France).

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1998-1999, « Économie Solidaire quel défi ? », Économie et humanisme, décembre 1998 - janvier 1999, no 347.
  • 2001, « La mondialisation et l’Économie Solidaire », Mondialisation et modernisation des entreprises - Enjeux et trajectoires, 2001, sous la direction de M.Y. Ferfera, M. Benguerna, M.A. Isli, Casbah Éditions, CREAD, Alger.
  • 2002, « Économie sociale-économie solidaire : continuité ou rupture ? », Économie plurielle, Économie solidaire : l'emploi en question, décembre 2001-janvier 2002, Revue Nemesis, no 3, Presses Universitaires de Perpignan
  • 2003, in Revue du MAUSS, deux articles dans le numéro spécial « L’alter-économie » de mai :
    1. « Pour une pensée de la limite. L’exemple de la privatisation du vivant »
    2. « Économie Sociale, Tiers Secteur, Économie Solidaire : quelles frontières ? »
  • 2007, "Construire un monde écologique et solidaire" (avec Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon), in Économie politique, no 34, 2007/2
  • 2010, "Le temps du monde fini, vers l’après capitalisme", Ed. : les Liens qui libèrent.
  • 2012, Altergouvernement, ouvrage collectif avec Paul Ariès, Marc Dufumier, Marie Duru-Bellat, Claude Egullion, Jean-Baptiste Eyraud, Susan George, Jean-Marie Harribey, Franck Lepage, Philippe Leymarie, Laurent Mucchielli, Aline Pailler, Nathalie Péré-Marzano, Fabien Piasecki, Michel Pinçon, Monique Pinçon-Charlot, Clarisse Taron, et Jacques Testart, éditions Le Muscadier (ISBN 9-791090-68-8)

Nombreux articles de la chronique « À contre-courant » dans Politis

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le GRESOC résulte de la fusion en 1987 d’une équipe de géographes, le "RESO", et d’une équipe d’économistes, le "GRESE"
  2. Unitravalho
  3. Finansol, le portail des finances solidaires
  4. conférence-débat publique
  5. Un dossier très complet sur le site Yonne Lautre rassemble les articles du journal Libération relatant les preuves de cette fraude ainsi que quelques arguments des bénéficiaires du vote invalidé contestant la réalité de la fraude.
  6. Cf. publication des résultats du vote au CA de 2006 sur le site d'Attac.
  7. Cf. description des décisions d'organisation dans le compte-rendu du CA des 9 et 10 mars.
  8. Cette commission contribue à définir les principales orientations des activités internationales de cette organisation altermondialiste avant qu'elles soient proposées et le plus souvent validées par son Conseil d'Administration
  9. Associations solidaires de l'Yonne (89)
  10. "Le nouvel ordre écologique mondial", "Le capitalisme est-il recyclable ?" ou "La relocalisation de l'économie", mais aussi des libelles associant féminisme et critique du néolibéralisme comme "Femmes et néolibéralisme"
  11. Conférence de Geneviève Azam, 23 mars 2009, Du processus de Bologne à la L.R.U., une catastrophe annoncée, Université de Toulouse 2 le Mirail