Genay (Rhône)

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Genay
Porte dite du fortin à Genay.
Porte dite du fortin à Genay.
Blason de Genay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Neuville-sur-Saône
Intercommunalité Grand Lyon
Maire
Mandat
Arthur Roche
2014-2020
Code postal 69730
Code commune 69278
Démographie
Gentilé Ganathain
Population
municipale
5 115 hab. (2011)
Densité 602 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 51″ N 4° 50′ 30″ E / 45.8975, 4.84166745° 53′ 51″ Nord 4° 50′ 30″ Est / 45.8975, 4.841667  
Altitude Min. 167 m – Max. 301 m
Superficie 8,49 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.villedegenay.com

Genay est une commune française, située dans le département du Rhône et dans la région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Ganathains[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Genay est située à 20 km au nord de Lyon sur la rive gauche de la Saône qui détermine sa bordure ouest. Bordée au nord et à l'est par le département de l'Ain, Genay aborde la côtière de la Dombes et présente un relief pentu dans sa partie historique. Son territoire s'étend sur 849 hectares, le point le plus bas se trouvant à 167 mètres dans la plaine alluviale de la Saône, le plus haut à 298 mètres au sommet du talus bordant le plateau de la Dombes (côtière).

Communes limitrophes de Genay
Massieux
Saint-Germain-au-Mont-d'Or Genay Civrieux
Neuville-sur-Saône Montanay

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement appelée Joannacum puis Jaennac, la paroisse de Genay appartint au Franc-Lyonnais dont elle fut un temps la capitale.

Devenue une commune du département de l'Ain en 1790, elle fait alors partie du canton de Trévoux. Le 1er janvier 1968, elle est rattachée au département du Rhône et au canton de Neuville-sur-Saône[2].

En 1969, elle entre dans la communauté urbaine de Lyon, aujourd'hui le Grand Lyon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1978
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Arthur Roche   Retraité
1996 2001 Noël Legros DvD Carreleur retraité
juillet 1995 décembre 1995 Jean-Philippe Bourgeois   Commercial
1978 1995 Noël Legros DvD Carreleur

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 115 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 100 1 095 1 168 1 210 1 271 1 260 1 244 1 297 1 286
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 225 1 264 1 226 1 140 1 121 1 135 1 137 1 143 1 141
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 125 1 114 1 066 1 025 1 030 1 114 1 113 1 210 1 355
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 458 1 825 2 359 3 544 4 029 4 657 4 712 4 726 4 943
2011 - - - - - - - -
5 115 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Suite à l'agrandissement de la zone d'influence de Lyon et de sa banlieue, la commune de Genay devint partie intégrante de sa zone périurbaine dès son entrée dans la communauté urbaine du Grand Lyon. Sa population a triplée en 50 ans, passant de 1 210 habitants en 1946 à 4 657 lors du recensement de 1999, se classant ainsi au 51e rang départemental.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le fortin de Genay, élevé par les chanoines comtes de Lyon en 1364, est visible par sa porte en forme d'ogive, « la voûte »[5], de la place centrale du village. Imbriqué entre des maisons de village, cet ensemble dissimule une petite poype fortifié au XIIIe siècle[6] et refortifiée en 1426, puis remaniée en 1486, protégeant une église dont la présence est attestée depuis le Xe siècle[7]. Ce château a soutenu de nombreux sièges au cours des siècles et a été reconstruit à plusieurs reprises notamment en 1780 ou d'importants travaux ont été réalisés par l'architecte lyonnais du chapitre Jean-Antoine Morand. Mis à part la « voûte », il ne reste de ces fortifications que des murs d'enceinte et une tour d'angle du XVe siècle entourant toujours l'église actuelle.
  • La « halle du franc-lyonnais », inaugurée en novembre 2006, fait office d'abri pour le marché du samedi matin.

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Genay bénéficie du label « ville fleurie » avec « 1 fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vitrail de l'église de Genay œuvre d'Augustin Burlet

Économie[modifier | modifier le code]

Genay abrite avec la commune voisine, Neuville-sur-Saône, la zone industrielle Lyon-Nord présentant une activité à dominante chimie et chimie fine. En 2003, elle couvrait 180 ha et offrait 3645 emplois dans 76 établissements[9].

Échanges et transports[modifier | modifier le code]

Située à 20 min de Lyon, la commune est traversée par la route départementale D433 reliant Lyon à Villefranche-sur-Saône et longée au nord par la section nord de l'A46, qui, grâce à un échangeur avec la D433, permet un accès rapide aux autoroutes A6 vers Paris, A42 vers Genève, A43 vers Grenoble et A7 vers Marseille. Disposant d'une connexion ferroviaire mixte, la zone industrielle est en voie de désenclavement après 20 ans d'existence, et recevra en 2010-2011 le futur pôle de secours des sapeurs-pompiers du Val de Saône sur 5 000 m2[10], ainsi qu'une pépinière d'entreprises.

Enfin Genay est desservie par plusieurs lignes de bus des Transports en commun lyonnais ligne 43 et la S14. Un projet est en cours pour restaurer et remettre en service la ligne ferroviaire de Trévoux à Sathonay par un tramway-train.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Loi du 29 décembre 1967 publiée au J.O. du 30.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. « La voûte » appelé également « fortin » est inscrite depuis le 29 août 1947 sur la liste des édifices protégés au titre des monuments historiques par la France.
  6. En 1294 par acte capitulaire, création d'un impôt pour fortifier le village et construire un château fort (acte des chanoines du chapitre de Lyon).
  7. En 984 est mentionné dans le Cartulaire lyonnais l'existence d'une église à Genay. Détruite totalement par le feu au XIVe siècle, elle a été reconstruite depuis à deux reprises.
  8. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  9. Chiffres Insee et agence d'urbanisme diffusés sur les sites institutionnels www.entreprendre.grandlyon.com et www.lyon-business.org.
  10. F. Martini-Barthel, La caserne du val de Saône est actée, Le Progrès, 17/06/2007, p. 19

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]