Gen d'Hiroshima
| Gen d'Hiroshima | |||
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| はだしのゲン (Hadashi no Gen) |
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| Type | Shōnen | ||
| Genre | Drame, antimilitarisme | ||
| Manga | |||
| Auteur | Keiji Nakazawa | ||
| Éditeur | |||
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| Prépublication | |||
| Sortie initiale | 1975 – 1985 | ||
| Volumes | 10 | ||
| Film anime japonais | |||
| Réalisateur | Mamoru Shinzaki | ||
| Studio d’animation | Madhouse | ||
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| Durée | 83 min | ||
| Sortie | 21 juillet 1983 | ||
| Drama japonais | |||
| Réalisateurs | Nishiura Masaki Murakami Masanori |
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| Chaine | |||
| 1re diffusion | 10 août 2007 – 11 août 2007 | ||
| Épisodes | 2 | ||
Gen d'Hiroshima (はだしのゲン, Hadashi no Gen?, littéralement Gen le va-nu-pieds) est un manga de Keiji Nakazawa publié entre 1973 et 1985 dans plusieurs périodiques japonais.
L'histoire retrace le parcours de la famille Nakaoka à Hiroshima, quelques jours avant, puis après le bombardement atomique du 6 août 1945. L'histoire est basée sur la propre expérience de l'auteur, survivant du bombardement où il perdit son père, sa sœur et son frère cadet.
Nakazawa couvre plusieurs années après Hiroshima afin de montrer les conséquences sur le long terme comme les maladies mortelles dues aux rayonnements radioactifs. Il insiste également sur les traumatismes de la société japonaise : rejet social des victimes de la bombe qui symbolise la défaite pour les japonais, famines et pauvreté entrainant marché noir, criminalité organisée des yakuzas et orphelins délinquants.
Il critique vivement l'impérialisme et l'aveuglement des militaires, des entreprises et de l'empereur qui ont conduit à la guerre. Il s'attaque également à l'occupation américaine : étudiant comme des cobayes les victimes de la bombe, censurant les informations au sujet des conséquences de l'explosion...
Cette œuvre est souvent comparée à la bande dessinée américaine des années 1980 Maus, consacrée au génocide juif. L'auteur de celle-ci, Art Spiegelman, préfacier de l'édition américaine, a ainsi affirmé avoir été extrêmement marqué par Gen d'Hiroshima.
Mais Gen d'Hiroshima traite surtout du courage et de la nécessité de se reconstruire et de grandir après un drame. Nakazawa utilise la métaphore du blé tout au long de l'ouvrage : « Soyez comme ce blé, fort, même si vous vous faites piétiner… ».
Sommaire |
Publications [modifier]
Publié à partir de 1973 dans l'hebdomadaire à fort tirage Weekly Shōnen Jump, il s'agit d'une version romancée de son œuvre autobiographique Je l'ai vu (おれは見た, Ore wa mita?) publiée l'année précédente.
Interrompue après un an et demi, l'histoire reprend ensuite dans trois magazines moins populaires : Shimin (1975-1976), Bunka Hyōron (1976-1980) et Kyōiku Hyōron (1952-1985), puis en librairie dès 1975.
La traduction française du premier volume est publiée en 1983 par Les Humanoïdes Associés mais c'est un échec. Une nouvelle tentative par Albin Michel en 1990 sous le titre de Mourir pour le Japon rencontre le même sort. Entre 2003 et 2007, Vertige Graphic traduit les dix volumes de l'édition japonaise. Une nouvelle édition sous forme livre de poche a débuté en 2007.
Publications en français [modifier]
- Gen d'Hiroshima, Les Humanoïdes Associés, coll. « Autodafé », 1983. (ISBN 2-7316-0214-7)
- Mourir pour le Japon, Albin Michel, 1990. (ISBN 2-226-05152-X)
- Gen d'Hiroshima, Vertige Graphic :
- Gen d'Hiroshima 1, 2003. (ISBN 2-908981-63-7)
- Gen d'Hiroshima 2, 2003. (ISBN 2-908981-80-7)
- Gen d'Hiroshima 3, 2004. (ISBN 2-908981-86-6)
- Gen d'Hiroshima 4, 2004. (ISBN 2-908981-89-0)
- Gen d'Hiroshima 5, 2004. (ISBN 2-908981-91-2)
- Gen d'Hiroshima 6, 2005. (ISBN 2-908981-97-1)
- Gen d'Hiroshima 7, 2005. (ISBN 2-84999-015-9)
- Gen d'Hiroshima 8, 2006. (ISBN 2-84999-030-2)
- Gen d'Hiroshima 9, 2006. (ISBN 2-84999-036-1)
- Gen d'Hiroshima 10, 2007. (ISBN 2-84999-043-4)
- Gen d'Hiroshima, Vertige Graphic, format poche :
- Gen d'Hiroshima 1, 2007. (ISBN 978-2-84999-051-3)
- Gen d'Hiroshima 2, 2007. (ISBN 978-2-84999-057-5)
- Gen d'Hiroshima 3, 2008. (ISBN 978-2-84999-060-5)
- Gen d'Hiroshima 4, 2008. (ISBN 978-2-84999-063-6)
- Gen d'Hiroshima 5, 2009. (ISBN 978-2-84999-069-8)
- Gen d'Hiroshima 6, 2009. (ISBN 978-2-84999-074-2)
- Gen d'Hiroshima 7, 2010. (ISBN 978-2-84999-085-8)
- Gen d'Hiroshima 8, 2010. (ISBN 978-2-84999-087-2)
- Gen d'Hiroshima 9, 2011. (ISBN 978-2-84999-091-9)
- Gen d'Hiroshima 10, 2011. (ISBN 978-2-84999-096-4)
En 2007, Gen d'Hiroshima reçoit le Prix Asie de l'ACBD lors de la remise des Japan Expo Awards à la Japan Expo.
Adaptations [modifier]
Ce manga a fait l'objet de trois adaptations cinématographiques :
- Tengo Yamada réalise une adaptation filmée en 1976
- Deux films d'animation Hadashi no Gen (1983, récompensé par le Prix Mainichi Noburō Ōfuji 1983) et Hadashi no Gen 2 (1986) réalisés par Mamoru Shinzaki
L’adaptation : les longs-métrages d’animation [modifier]
Adapter Gen d’Hiroshima en film d’animation était une gageure. Comment mettre en images l’horreur de la catastrophe, sans l’édulcorer mais en la rendant « supportable » ? Et quels événements choisir dans la somme que représente la BD Gen, quand on dispose du temps limité d’un long-métrage ? Le studio Madhouse a relevé le défi par deux fois, livrant des films à la fois instructifs et passionnants. Fidèles à l’esprit de l’œuvre originale, ils n’en sont pas moins de vraies re-créations, avec des partis pris d’adaptation tranchés, souvent réussis.
- Les choix de Gen
A la vision des deux films de Gen, on perçoit la nécessité d’aller à l’essentiel. Ainsi, de nombreux éléments du récit original ont été gommés.
Dans le premier film, les deux frères aînés de Gen n’existent pas, et l’action est centrée sur la famille ainsi réduite. De même, si les opinions pacifistes du père sont évoquées, il n’est fait mention ni de son emprisonnement, ni de la haine des voisins. Tout ce qui concerne le contexte politique intérieur japonais a disparu, au profit de la vie de la famille Nakaoka.
Dans le second film, ce sont les enfants orphelins qui occupent la scène, au détriment des autres acteurs que sont les yakuzas et les troupes américaines. Plus étonnant, les tests subis par la mère de Gen auprès d’une institution médicale américaine – qui ne soignait pas les malades mais collectait des informations sur les répercussions de la bombe – sont passés sous silence. C’est ainsi essentiellement le volet historique, surtout dans le second film, qui a été sacrifié, privant le récit original de sa complexité. La vie à Hiroshima est vue à travers quelques personnages, et non plus dans sa globalité. De même la violence, notamment faite aux enfants, a été aseptisée – un aspect sur lequel la BD insiste particulièrement. En revanche, l’épisode de la bombe est fidèlement reconstitué dans le premier film.