Gediminas

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Gediminas
Gediminas – Gravure du XVIIe siècle
Gediminas – Gravure du XVIIe siècle
Titre
Grand-Duc de Lituanie
Prédécesseur Vytenis (en)
Successeur Jaunutis
Biographie
Dynastie Gédiminides
Date de naissance vers 1275
Date de décès 1341
Père Butvydas (en) ?
Conjoint Jewna de Polotsk (en)

Gediminas

Gediminas (connu sous les noms de Giedymin ou Gedymin en Ruthénie et en Pologne, Hiedymin (Гедымін) ou Hiedzimin (Гедзімін) en Biélorussie) est né vers 1275 et décédé en 1341. Il devient grand-duc de Lituanie en 1316 et en fait un État très puissant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gediminas, Grand-Duc de Lituanie (auteur inconnu)

Gediminas monte sur le trône de Lituanie après la mort de son frère Vytenis (en). En 1320, il annexe le duché de Loutsk, fonde la ville de Białystok et obtient une première victoire sur les Chevaliers teutoniques. L’année suivante, il commence des négociations avec la papauté d’Avignon sur une éventuelle conversion de la Lituanie au christianisme. En 1323, il fait de la ville de Vilnius, qu’il a fondée, la capitale de la Lituanie.

Il écrit au pape pour lui annoncer sa volonté d’adopter le catholicisme. Il invite des moines, des artisans, des commerçants et des agriculteurs à venir s’établir en Lituanie. Pour les Teutoniques, cette apparente volonté de conversion n’est qu’une ruse de Gediminas pour accroître sa suprématie et se débarrasser d’eux. En 1324, Gediminas renonce à se faire baptiser à la suite de rumeurs propagées en Europe par les Teutoniques sur son soutien aux païens et aux orthodoxes.

En guerre contre l’Ordre teutonique, il conclut une alliance avec Ladislas Ier le Bref en 1325 et sa fille Aldona épouse Casimir, le fils de Ladislas. Cette alliance amène la paix sur la frontière entre la Pologne et la Lituanie. Le 10 février 1326, les armées polonaise et lituanienne lancent une offensive contre le Brandebourg (Nouvelle Marche) et s’emparent de la place forte de Międzyrzecz. En 1327, les Teutoniques saccagent la Cujavie (Pologne) et la Samogitie (Lituanie).

Au début de l’année 1329, les armées de Bohême et de l’Ordre teutonique partent en croisade, attaquent et s’emparent des places fortes les plus importantes de la région lituanienne de Samogitie. Au même moment, le roi Ladislas le Bref commence à envahir les terres contrôlées par l’Ordre en Prusse ce qui oblige les croisés à se replier sur la Pologne.

En 1331, Gediminas marie une de ses filles à Georges II de Galicie-Volhynie. L’alliance avec la Pologne est rompue à la suite d'une querelle personnelle entre Gediminas et Ladislas le Bref.

Le 15 novembre 1337, l'empereur Louis IV de Bavière offre la Lituanie aux Teutoniques mais Gediminas parvient à les chasser.

En 1340, après le décès de Georges II de Galicie-Volhynie, Gediminas et Casimir III de Pologne s’affrontent pour contrôler la Rus' de Halych-Volodymyr.

Gediminas meurt en décembre 1341. Au cours de son règne, il a agrandi considérablement le territoire de son État en devenant le maître des duchés de Minsk, Pinsk, Touraw et Vitebsk. Il a annexé aussi la Podlachie orientale et une partie de la Volhynie. Il a étendu l’influence de la Lituanie sur les terres russes (Kiev, Pskov, Novgorod, Tver). Il a empêché l’Ordre teutonique de prendre le contrôle de la Lituanie. Il a établi des relations commerciales avec des villes de Livonie appartenant à la Hanse, comme Rīga. Il a fondé de nombreuses villes.

Après sa mort, la Lituanie est partagée entre ses fils (Jaunutis, Kęstutis et Algirdas ou Olgierd) qui s’entredéchirent. La Lituanie s’affaiblit suite au démembrement féodal.

Unions et descendance[modifier | modifier le code]

Pièce commémorative moderne à la mémoire de Gediminas

Selon la Chronique Bychowiec (en), Gediminas aurait eu trois épouses: Vida de Courlande, Olga de Smolensk, et Jewna de Polotsk (en)[1]. Aucune autre source ne mentionnant Vida et Olga, la plupart des historiens et ouvrages de référence ne retiennent que Jewna comme épouse, et considèrent les deux autres comme fictives. Gediminas aurait cependant eu au moins treize enfants:

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Zenonas Ivinskis, « Jaunė », dans Jaunė, vol. IX, Boston, Massachusetts, Lietuvių enciklopedijos leidykla,‎ 1953–1966, 335 p.