Gebran Bassil

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Gebran Bassil, né le 21 juin 1970 dans le caza de Batroun, est un homme politique libanais, membre du Courant patriotique libre et actuellement ministre de l'Énergie et de l'Eau au sein du gouvernement libanais.

Études[modifier | modifier le code]

Il est diplômé de l'université américaine de Beyrouth : un certificat de génie civil en 1992 et un master en communications en 1993.

Son parcours[modifier | modifier le code]

Dans la continuité du mouvement de lutte contre l'occupation syrienne enclenchée par le général Michel Aoun le 14 mars 1989, Gebran Bassil milite activement durant les années 1990 au sein du Courant patriotique libre.

Gendre du général Michel Aoun depuis 1999, Il est aujourd'hui l'un des dirigeants les plus en vue de ce parti, dont il est responsable des relations politiques.

Il fut candidat malheureux aux élections législatives de 2005 et 2009, pour le siège de député maronite de Batroun au Nord-Liban, en alliance avec l'ancien ministre Soleimane Frangié Jr et l'un des principaux architectes du rapprochement entre le Courant patriotique libre (CPL) et le Hezbollah[1].

En juillet 2008, Bassil est nommé comme ministre des Télécommunications dans le gouvernement d'union nationale formé après les accords de Doha entre l'opposition et la majorité libanaise.

Candidat maronite pour le caza de Batroun aux élections législatives libanaises de 2009 (7 juin 2009), sa liste est battue par celle du 14 mars.

En novembre 2009, il prend en charge le ministère de l'Énergie et de l'Eau au sein du nouveau gouvernement d'union nationale[2]. Cette nomination a fait l'objet de nombreuses contestations de la part de la majorité parlementaire, vu qu'elle avait lieu après la défaite de Gebran Bassil aux législatives.

Les réformes au sein du ministère de l'Énergie et de l'Eau[modifier | modifier le code]

Le ministère de l'Énergie et de l'Eau doit faire face à un défi de taille, celui de trouver une solution à la crise énergétique dont soufre le pays depuis la fin de la guerre civile. En juin 2010, Gebran Bassil soumet au gouvernement son plan de réforme du secteur de l'électricité, destiné à faire passer de 1 500 à 4 000 MW la production électrique du Liban[3]. Ce dernier est approuvé par le Conseil des ministres alors présidé par Saad Hariri[4]. En septembre 2011, la première partie de ce plan est approuvé par le parlement[5], ce qui permet de débloquer les fonds attendus pour la mise en place du plan. Néanmoins, le retard pris sur l'adoption du budget 2012 retarde cette libération des fonds qui sera décrétée spécialement au début de l'année 2012. Les fonds débloqués permettraient de financer une augmentation de la capacité de production nationale de 700 mégawatts, soit près de 40 % de la production actuelle. Les appels d'offre des projets liés à ce plan sont prévus pour le 14 mai 2012.

Ministre des Affaires Etrangères et des Emigrés[modifier | modifier le code]

Le 15 fevrier 2014, il devient ministre des Affaires Etrangères et des Emigrés au sein du gouvernement de Tammam Salam.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]