Gazomètre d'Oberhausen

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51° 29′ 38″ N 6° 52′ 12″ E / 51.494, 6.87

Le Gazomètre Oberhausen

Le gazomètre Oberhausen (Gasometer Oberhausen) à plaque circulaire le plus grand d'Europe rappelle de manière impressionnante l'ère de l'industrie lourde qui a imprégné le bassin de la Ruhr pendant plus d'un siècle.

En même temps, ce réservoir à gaz offre un cadre pour des événements culturels variés : les expositions, le théâtre et la musique. Avec jusqu'à maintenant plus de 3 millions de visiteurs, le Gazomètre symbolise la restructuration de la région.

Le Gazomètre d'Oberhausen est un point de repère sur la Route Industriekultur - Route de la Culture industrielle - et appartient également depuis 2006 à La Route de la Culture industrielle européenne (ERIH).

Fonction et technique[modifier | modifier le code]

Le Gazomètre d'Oberhausen était au service de l'industrie lourde pendant près de 60 ans. Il a d'abord servi à stocker du gaz de gueulard, un déchet que les hauts fourneaux voisins produisaient, réutilisé ensuite dans les laminoirs. Plus tard, il était rempli du gaz de la cokerie de Osterfeld, plus riche au niveau énergétique.

Le Gazomètre d'Oberhausen est muni en son intérieur d'une plaque circulaire. Il fonctionnait d'après un principe conçu en 1915 par l'entreprise MAN Gustavsburg : le gaz était envoyé par le bas sous la plaque et ultérieurement récupéré ailleurs. Ce bâtiment polygonal est constitué de 24 supports en double T entre lesquels sont fixées des parois en tôle d'acier boulonnées, longues de 8,80 mètres, hautes de 0,81 m et d'une épaisseur de 5 millimètres. Elles fermaient le Gazomètre hermétiquement et en assuraient la stabilité.

La plaque circulaire flottait sur le gaz avec un poids total de 1207 tonnes. Suivant la quantité de gaz entreposée, elle glissait vers le haut ou vers le bas, le long des parois enduites de cambouis. Si le Gazomètre était complètement rempli, elle se trouvait alors à une hauteur de 95 mètres.

L'étanchéité de la plaque était garantie par un mélange de cambouis et de goudron qui coulait le long des parois du Gazomètre. Ce mélange était récupéré au sol, nettoyé d'impuretés et d'eau de condensation et était ensuite repompé vers haut, par l'extérieur. Les restes desséchés recouvrent aujourd'hui encore les parois intérieures du Gazomètre, ainsi protégées.

Expositions présentées jusqu'à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

  • 1994/95 : Tout Feu, Tout Flamme. Exposition sur le bassin de la Ruhr
  • 1996 : Moi, le Phoenix. Exposition d'art contemporain
  • 1997/98 : Le Rêve du Regard. Exposition sur les médias
  • 1999 : The Wall, une installation de Christo et Jeanne-Claude composé de 13 000 barils de pétrole
  • 2000 : Le Ballon est Rond. Exposition sur le football, le centième anniversaire de la Fédération allemande du Football
  • 2001/02 : L'Or Bleu. Exposition hivernale. Thème : l'eau
  • 2003 : Five Angels for the Millenium. Installation vidéo de Bill Viola
  • 2004 : Le Vent de l'Espoir. Exposition sur le tour du monde non-stop en ballon
  • 2006 : Le Feu, La Lumière, Le Ciel. une documentation sur le Gazomètre, salle d'exposition
  • 2007/08 : L'Œil du Ciel. Vues satellites de la Terre
  • 2009 : Bonheurs Stellaires. Exposition sur la magie du système solaire
  • 2013 : Big Air Package, par Christo

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeanette Schmitz, Wolfgang Volz (Hrsg.): Gasometer Oberhausen. Klartext-Verlag, Essen 2004 (ISBN 3-89861-341-0)
  • Landschaftsverband Rheinland, Rheinisches Industriemuseum (Hrsg.): Gasometer Oberhausen. Klartext-Verlag, Essen 2007 (ISBN 978-3-89861-718-5)