Gaz Métro

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Gaz Métro

Création 1957
Forme juridique Société en commandite Gaz Métro
Action TSX : GZM.UN-T
Slogan La vie en bleu
Siège social Drapeau du Canada 1717, rue du Havre, Montréal (Canada)
Direction Sophie Brochu, PDG
Actionnaires 71 % Gaz Métro Inc. et 29 % des parts détenues par le public.
Activité Distribution du gaz naturel
Produits Gaz naturel
Filiales Gaz Métro détient directement ou indirectement plusieurs filiales dont Gaz Métro Plus, Vermont Gas Systems et Green Mountain Power.
Effectif 1 300
Site web www.gazmetro.com www.toutsurlegaznaturel.com
Chiffre d’affaires 2 250,4 M CAD[1]
Résultat net 158,5 M CAD[1]
en augmentation+4,1 M CAD[1]

Gaz Métro est la principale entreprise de distribution de gaz naturel au Québec. Présente dans ce secteur réglementé depuis plus de 50 ans, elle dessert quelque 180 000 clients au Québec grâce à son réseau souterrain long de 10 000 km. En 2010, elle détient plus de 3,3 milliards $ CA d'actifs et emploie plus de 1 300 personnes. La société est également active dans l'État du Vermont, où elle possède à la fois le principal distributeur de gaz naturel, Vermont Gas Systems, et le second distributeur d'électricité, Green Mountain Power[2].

Son chiffre d'affaires s'établissait à 2 250,4 M CAD, le 30 septembre 2009[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le principal distributeur de gaz naturel du Québec est une des conséquences les moins discutées de la première nationalisation de l'électricité au Québec, en 1944. En étatisant la Montreal Light, Heat and Power, la nouvelle Commission hydroélectrique de Québec, mieux connue sous le nom d'Hydro-Québec, récupère à la fois les actifs électriques de l'entreprise ; mais elle acquiert aussi un réseau de distribution de gaz dans la région de Montréal.

Vers la fin des années 1940, des industriels envisagent la construction d'un gazoduc qui relierait l'Alberta et les grandes villes de l'Ontario. Hydro-Québec est approchée pour prolonger le gazoduc vers Montréal. Plusieurs rencontres sont organisées et la Commission hydroélectrique de Québec commande des études internes en plus de solliciter des avis d'experts. Un comité de commissaires est formé en mars 1954 pour prendre une décision. Le comité recommande de remplacer le gaz industriel par le gaz naturel de l'Ouest, une conversion qui procurerait un léger bénéfice au service public[3]. Le président de la Commission, L.-Eugène Potvin, recommande plutôt de vendre le secteur gazier à une entreprise privée. Cette solution est adoptée et la commission adopte une résolution pour se départir de tous ses actifs gaziers, qui est approuvée par le gouvernement Duplessis. Des négociations sont entreprises avec plusieurs groupes et la vente du réseau à la Corporation du gaz naturel du Québec est conclue au printemps 1957[3].

En 1969, la compagnie change de nom pour devenir Gaz métropolitain. En 2003, ce nom sera abrégé en Gaz Métro et accompagné d'un nouveau logo.

En 1985, la compagnie fait l'acquisition de Gaz Inter-Cité Québec (qui desservait l'est du Québec) et de Gaz Provincial du Nord (qui desservait l'Abitibi-Témiscamingue). Elle devient une filiale de Noverco[4].

En 1997, presque 40 ans après s'être séparée du secteur du gaz naturel, Hydro-Québec revient dans le secteur le 1er janvier 1997, en faisant l'acquisition d'une participation de 42 % dans Noverco, le holding qui contrôle Gaz Métro. De ce fait, elle revient sous le giron d'André Caillé, qui trois mois plus tôt quittait le poste de PDG de l'entreprise pour devenir le principal dirigeant de la société d'État québécoise. Cette opération s'inscrivait dans une stratégie de convergence de M. Caillé afin de transformer le Québec en plaque tournante de l'énergie dans le nord-est du continent nord-américain[5].

En 2004, Hydro-Québec vend ses parts de Noverco à la Caisse de dépôt. La société Trencap devient ainsi actionnaire majoritaire de Gaz Métro[4].

En 2010, la société Gaz Métro est restructurée de telle sorte que 71% de son capital est détenu par la société privée Noverco, qui est sous le contrôle de Trencap (61,11%) et d'Enbridge (38,9%), tandis que 29% appartient à la nouvelle société Valener, cotée au TSX[4]. La capitalisation boursière de Valener (VNR) était de 667 millions au 9 août 2013.

En juillet 2011, devant Fortis, Gaz Métro acquiert Central Vermont Public Service Corp., « la plus grosse entreprise d'électricité du Vermont » aux États-Unis[6], pour un montant de 472 millions US$[7].

Organisation et données financières[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

  • Distribution et transport du gaz naturel
    • au Québec: Gazoduc TransQuébec et Maritimes (TQM); Champion Pipeline.
    • aux États-Unis: Portland Natural Gas Transmission System (PNGTS) et Vermont Gas systems
  • Entreposage de gaz naturel : Intragaz
  • Distribution électrique au Vermont
  • Projets éoliens dans la seigneurie de Beaupré
  • Projet de terminal méthanier près de Lévis, en partenariat avec Enbridge

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Gaz Métro, Rapport annuel 2009, Montréal, Gaz Métro,‎ 2009, pdf, 104 p. (lire en ligne, présentation en ligne)
  2. « Gaz Métro veut acheter le deuxième distributeur du Vermont », Le Devoir,‎ 23 juin 2006 (lire en ligne)
  3. a et b Bolduc, Hogue et Larouche 1989, p. 149.
  4. a, b et c Site officiel de Gaz métro, Structure d'entreprise, le 9 août 2013.
  5. Benoît Nadeau, « Hydro-Québec : Le plan Caillé », L'actualité, Montréal, vol. 22, no 15,‎ 1er octobre 1997, p. 16
  6. « Électricité - Incursion de Fortis aux É.-U. », Le Devoir,‎ 31 mai 2011 (lire en ligne)
  7. (en) Nicolas Van Praet, « Surprise bid by Gaz Métro steals utility from Fortis », The National Post,‎ 12 juillet 2011 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]