Gaussian

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GAUSSIAN est un logiciel de chimie numérique, créé à l'origine par John Pople et sorti en 1970 (Gaussian 70 [1] ). Il a été depuis sans cesse mis à jour[2],[3]. Le nom vient de l'utilisation par Pople d'orbitales gaussiennes pour accélérer le calcul par rapport aux logiciels utilisant des orbitales de Slater. Ceci a facilité le développement de la chimie numérique, en particulier les méthodes ab initio comme Hartree-Fock. Les droits de Gaussian étaient initialement détenus par l'université Carnegie-Mellon, et plus tard Gaussian, Inc.

Gaussian est rapidement devenu un programme de structure électronique très populaire et largement utilisé.

Méthodes disponibles[modifier | modifier le code]

Selon le plus récent manuel de Gaussian, Gaussian peut calculer[4]:

Sorties majeures[modifier | modifier le code]

Gaussian70, Gaussian76, Gaussian77, Gaussian78, Gaussian80, Gaussian82, Gaussian83, Gaussian85, Gaussian86, Gaussian88, Gaussian90, Gaussian 92, Gaussian93, Gaussian 94, Gaussian95, Gaussian96, Gaussian 98, Gaussian 03, Gaussian 09

Controverses sur la licence[modifier | modifier le code]

Certains termes de la licence imposés par Gaussian, Inc. ont créé une controverse par le passé : la licence stipule que les chercheurs qui développent des logiciels concurrent n'ont pas le droit d'utiliser le logiciel, et qu'il n'est pas permis de publier des informations concernant les performances du logiciel (en particulier la durée des calculs). Certains chercheurs considèrent que ces conditions sont abusives. Le groupe anonyme bannedbygaussian.org[5] a publié une liste de scientifiques prétendant être interdits d'utilisaiton du logiciel Gaussian. Ces assertions ont également été formulées par Jim Giles en 2004 dans le journal Nature[6]. La controverse a également été relevée par Chemical and Engineering News dès 1999[7],[8],[9], et en 2000, le comité scientifique de la World Association of Theoretically Oriented Chemists (WATOC) a fait un référendum parmi ses membres exécutifs sur ce sujet, une majorité (23 sur 28) approuvant l'opposition à ce type de licences restrictives[10]

Gaussian, Inc. conteste l'exactitude de ces allégations sur sa politique et ses actions[11], relevant que toutes les institutions mentionnées ont des licences accessibles à tous sauf aux chercheurs concurrents. Il déclarent également[réf. nécessaire] que le fait de refuser des licences aux concurrents est une pratique habituelle dans l'industrie du logiciel, et que des membres de la communauté collaborant avec Gaussian se sont eux aussi vu refuser des licences pour des logiciels concurrents.

Références[modifier | modifier le code]

  1. W. J. Hehre, W. A. Lathan, R. Ditchfield, M. D. Newton, and J. A. Pople, Gaussian 70 (Quantum Chemistry Program Exchange, Program No. 237, 1970).
  2. Computational Chemistry, David Young, Wiley-Interscience, 2001. Appendix A. A.2.4 pg 336, Gaussian
  3. (en) « Publisher's note: Sir John A. Pople, 1925-2004 », Journal of Computational Chemistry, Wiley Interscience, vol. 25, no 9,‎ 2004, fmv-vii (DOI 10.1002/jcc.20049)
  4. Gaussian online manual
  5. « Banned By Gaussian »
  6. (en) Jim Giles, « Software company bans competitive users », Nature, vol. 429, no 6989,‎ 2004, p. 231 (PMID 15152213, DOI 10.1038/429231a, Bibcode 2004Natur.429..231G)
  7. (en) « Grumblings about Gaussian », Chemical and Engineering News, vol. 82, no 10,‎ 2004, p. 29 (lire en ligne)
  8. (en) « Quantum Chemistry Uproar », Chemical and Engineering News, vol. 77, no 36,‎ 1999, p. 27–30 (DOI 10.1021/cen-v077n036.p027)
  9. (en) « Computational software », Chemical and Engineering News, vol. 78, no 2,‎ 2000, p. 2 (DOI 10.1021/cen-v078n002.p002a, présentation en ligne)
  10. (en) « WATOC discussion on Computational Software »
  11. (en) « Comments on the "Banned by Gaussian" Website »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]