Gathas

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne les hymnes zoroastriens. Pour les versets bouddhiques, voir Gatha.

Les Gathas (ou Gāthās ; avestique : gāϑā, persan : گاتاها, gujarati : ગથાસ) sont cinq hymnes, attribués à Zoroastre, qui constituent le cœur de la liturgie zoroastrienne. Rédigés en vieil-avestique, intégrés dans l'Avesta, ils se décomposent en dix-sept chants (hāitis) :

  • Ahunauuaitī Gāϑā (Yasna 28-34) ;
  • Uštauuaitī Gāϑā (Y. 43-46) ;
  • Spə̄ṇtāmańiiu Gāϑā (Y. 47-50) ;
  • Vohuxšaϑrā Gāϑā (Y. 51) ;
  • Vahištōišti Gāϑā (Y. 53).

Selon le Šāyast-nē šāyast (13.50-52), les Gathas consistent en 278 strophes (wacast), 1 016 vers (gāh) et 5 567 mots (wāzag).

Khosro Khazai Pardis rappelle ceci : ce n'est qu' "en 1861 que le brillant philologue allemand Martin Haug réussit à isoler les dix-sept hymnes des Gathas du reste de l' Avesta et à les traduire (Die fünf Gathas, 1858-1862). Nous devons à Haug d'avoir distingué entre la théologie de Zarathoustra, monothéiste, et son éthique, dualiste : dans les Gathas, le dualisme zoroastrien du bien et du mal concerne uniquement la mentalité et la pensée humaines et n'a pas d'objectivité extérieure. Cette découverte fut accueillie très favorablement non seulement par la communauté scientifique, mais aussi par les zoroastriens, en particulier ceux de l'Inde, les Parsis, dans la mesure où elle confirmait Zarathoustra en tant que créateur du monothéisme" (Les Gathas, 2011, p. 35).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Traductions en français[modifier | modifier le code]

  • Charles de Harlez, Avesta, livre sacré du zoroastrisme, traduit du texte Zend, Maisonneuve, 2° éd. 1881. Traduction reproduite dans Guy Rachet, Avesta. Le livre sacré du zoroastrisme, t. I, Sand, 1996. [1]
  • James Darmesteter, Le Zend-Avesta, Adrien-Maisonneuve, 1892-1893, 3 vol., rééd. 1960. Traduction académique.
  • Carlos Bungé, Les Gathas de Zoroastre. Invocations d'un sage de la Perse antique à la Divinité, transcrites en prose rythmée, Les éditions mazdéennes, 1933, 66 p. [2]
  • Duchesne-Guillemin, Jacques, Zoroastre. Étude critique avec une traduction commentée des Gâthâ, G. P. Maisonneuve, 1948, p. 170-285. Traduction reproduite dans Jean Varenne, Zoroastre. Le prophète de l'Iran, Dervy, 1996, p. 129-218.
  • Amîr Mehdî Badi', Monde et parole de Zarathoustra, Payot, 1961, 190 p. "Traduction moderne" [3]
  • Parviz Abolgassemi, Gāthā / Zarathus̆tra, préface Jean Naudou, Aix-en-Provence, Publications de l'Université de Provence, 1999, 122 p., (ISBN 9782853994491)
  • Khosro Khazai Pardis, Les gathas. Le livre sublime de Zarathoustra, Albin Michel, coll. "Spiritualités vivantes", 2011, p. 117-213. Le traducteur est lui-même zoroastrien.
  • Jean Kellens, "Les Gâthâs dites de Zarathustra et les origines du mazdéisme", Collège de France, 2012. [4] "Tentative de traduction des deux derniers chapitres de la première Gâtha", Collège de France, 2012 [5]. Traduction savante.

Études[modifier | modifier le code]

  • (en) Helmut Humbach, Josef Horblit Elfenbein et Prods Oktor Skjærvø, The Gathas of Zarathustra and the Other Old Avestan Texts, 2 vol., Heidelberg : C. Winter, 1991.
  • (en) Stanley Insler, The Gāthās of Zarathustra, Leyde : E. J. Brill, 1975.
  • Jean Kellens, Zoroastre et l’Avesta ancien. Quatre leçons au Collège de France, Paris : Peeters, 1991.
  • Jean Kellens, « Controverses actuelles sur la composition des Gâthâs », in: Journal asiatique, no 295.2, 2007, p. 415-438.
  • Khosro Khazai Pardis, Les Gathas. Le livre sublime de Zarathoustra, Paris : Albin Michel, 2011, p. 9-113.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]