Gaston Villemer
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Gaston Villemer ou Louis-Gaston Villemer
| Naissance | 18?? |
|---|---|
| Décès | 18?? |
| Activité principale | Parolier |
| Style | Café-concert |
| Lieux d'activité | Paris |
| Collaborations | Lucien Delormel |
Louis-Gaston Villemer, dit Gaston Villemer 18?? et mort en 18??, est un parolier français[1].
Villemer a écrit en duo avec Lucien Delormel les paroles de nombreuses chansons revanchardes après la défaite de guerre franco-allemande en 1870, toutes créées par Amiati.
En 1889, André Chadourne relève que ces « vrais frères siamois de la littérature des beuglants » sont les deux seuls paroliers qui « gagnent plus de dix mille francs par an » mais doute que leur « marchandise » soit « absolument naturelle » : « en vérité, affirme-t-il, les productions signées Villemer - Delormel dépassent les limites normales » grâce au recours à des nègres[3]. Martial du Treuil, un autre contemporain, est de l'avis contraire : « les chansonniers édités sous la "raison sociale" Villemer et Delormel étaient bien Villemer et Lucien Delormel[4] ».
Après avoir été le parolier de la revanche, Villemer devint celui du général Boulanger, à la gloire duquel il écrivit vingt-cinq chansons[5].
Villemer est, par ailleurs, « l'un des rares auteurs à avoir sérialisé la défaite de 1870[6] », publiant entre 1886 et 1890 une soixantaine de petits fascicules illustrés de quatre pages sur ce thème, tels Le Pâté prussien, ou l'Auberge du porc d'Allemagne[7], L'Or allemand, ou la Trahison du petit bossu[8] ou L'Orgie prussienne, ou la Fille de joie.[9].
Dans ses mémoires, le chanteur Paulus, évoque comme suit le duo de paroliers: « Leur idée revêtait le plus souvent une forme lâchée, parfois vulgaire, mais ils trouvaient la situation. Ils suppléaient à l'absence de poésie par l'invention ; ils faisaient passer la rime indigente grâce au mot heureux[10]. »
Œuvres [modifier]
- 1885 : Gaston Villemer et Lucien Delormel, Les chansons d'Alsace-Lorraine, Paris, L. Bathlot, Marpon et Flammarion [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2011)]
Notes [modifier]
- (notice BnF no FRBNFFRBNF13050324)
- Alexandre Sumpf, « La propagande boulangiste », L'histoire par l'image. Consulté le 22 décembre 2011
- André Chadourne, Les cafés-concerts, Paris, E. Dentu, 1889 [lire en ligne (page consultée le 27 décembre 2011)], p. 329-331
- Martial du Treuil, « Villemer et Delormel », L'Écho du public, 18 novembre 1899 [texte intégral (page consultée le 26 décembre 2011)].
- Branthôme, Le brave général Boulanger, Paris, M. Seheur, 1930 [lire en ligne (page consultée le 31 décembre 2011)], p. 188
- Paul Bleton, « Logiques de sérialisation », dans Productions du populaire:colloque international de Limoges, 14-16 mai 2002, Presses universitaires de Limoges, 2004 (ISBN 9782842873370) [lire en ligne (page consultée le 31 décembre 2011)], p. 360, 362
- 1887,(notice BnF no FRBNF31582329)
- 1887, (notice BnF no FRBNF31582327)
- 1887, (notice BnF no FRBNF31582328)
- Paulus et Octave Pradels, Trente ans de café-concert, Société d'édition et de publications, 1908 [lire en ligne (page consultée le 15 décembre 2011)], p. 182-183