Gaston Da Costa

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Gaston Da Costa

Gaston Da Costa, né à Paris en 1850, mort à Paris en décembre 1909, était un pédagogue, militant de gauche et communard français.

Étudiant blanquiste, Gaston Da Costa embrasse très tôt, à 20 ans, la cause de la Commune de Paris. Substitut du Procureur Raoul Rigault qui assurait la direction de la police, il participe aux événements de la capitale jusqu'à la chute des Insurgés. Il sera ainsi présent lors du pillage de l'Hôtel parisien d'Adolphe Thiers, ce qui lui sera par la suite cruellement reproché.

Arrêté à la Varenne Saint Hilaire en juin 1871, il est ensuite jugé puis condamné à mort un an plus tard. Certaines sources indiquent qu'il aurait tenté de faire fléchir ses juges en dénonçant certains de ses camarades. En janvier 1873, Da Costa voit sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité au bagne de Nouvelle-Calédonie où il est envoyé aussitôt.

Amnistié en 1880, il s'occupe ensuite de questions scolaires[1]. Proche des boulangistes de Gauche en 1889, il partage ainsi les convictions d'Ernest Granger, d'Ernest Roche et d'Henri Rochefort en entrant au Comité central socialiste révolutionnaire.

Il présente en 1904 ses souvenirs sur les évènements auxquels il a participé, en élargissant toutefois le point de vue jusqu'aux confins de l'analyse historique. Les trois tomes de « La Commune vécue » suscitent, trente ans après les faits, de multiples réactions dans l'opinion, à la fois de la part des opposants mais aussi des anciens Communards. À l'été 2009 « La Commune vécue » a été rééditée en version allégée à un tome aux éditions Larousse (383 p.).

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il publie en 1889 une « nouvelle méthode d'enseignement de la grammaire française », ouvrage couronné par le Conseil Municipal de Paris, suivi par plusieurs manuels à l'usage des élèves des écoles primaires dont le dernier parait en 1906.

Sources[modifier | modifier le code]

  • La Commune, Éditions Sociales, 1970.