Gaspard Louis André Michaud

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Gaspard Louis André Michaud est un malacologiste français, né à Sornac (Corrèze) le 7 décembre 1795 et mort à Lyon le 4 avril 1880.

Il est le fils d'un professeur du Lycée à Ussel (Corrèze), André Louis Michaud, dont la mort en 1813, modifia brusquement les projets du jeune Michaud qui venait pourtant d'être brillamment admis à l'École Normale. Il s'engage alors dans l'Infanterie, soucieux d'embrasser une carrière rapide.

En 1814, il prend part activement aux combats et participe au blocus de Metz où il subira des blessures de guerre. Il est promu Sergent-major, le 26 mai avant d'être emprisonné quelques jours en région parisienne.

En 1820, il est nommé adjudant, en 1837, adjudant-major et en 1839, il reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur. Il prend sa retraite militaire, en 1844.

À partir de 1844, et après 31 années passées au service de l'Armée, il démarre une nouvelle vie. Il passe à 50 ans son baccalauréat et s'installe dans la région lyonnaise comme professeur. Il crée un établissement scolaire à Neuville-sur-Saône (Rhône) qui acquis une grande réputation auprès de l'Académie. En 1848, il est nommé commandant, titre qu'il gardera jusqu'à sa nouvelle retraite, après 37 ans de service voué à l'enseignement.

Il achève sa vie à Lyon qu'il consacre alors presque exclusivement aux sciences naturelles.

La malacologie[modifier | modifier le code]

En 1827, il fait la connaissance de Jean Pierre Sylvestre Grateloup (1782-1861), de Montpellier. Il suggère à Gaspard Louis André Michaud d'établir un complément à l'œuvre de Jacques Philippe Raymond Draparnaud (1772-1804) à partir des coquilles qu'il avait rapportées de ses différents voyages. Ce qu'il fit en 1831, grâce aux données de Grateloup, mais aussi d'autres malacologistes comme Ange Paulin Terver (1798-1875) et Antoine Casimir Marguerite Eugène Foudras (1783-1859). Cet ouvrage, bien plus qu'un simple complément est une œuvre remarquable et rigoureuse. Les trois belles lithographies qui ornent cet ouvrage ont été gravées par son ami Terver. Il fut, comme Draparnaud, en relation avec Claude Sionnest (1749-1820) de Lyon.

Son complément à l'Histoire naturelle des Mollusques terrestres et fluviatiles de la France de Draparnaud ajoute ainsi 52 espèces et 5 genres : Arion, Achatina, Vertigo, Carychium, Paludina portant l'ensemble de l'œuvre Draparnaud-Michaud à 23 genres et 225 espèces connues pour la France et sert de transition à la période au milieu du XIXe siècle de l'Abbé Dupuy et de Moquin-Tandon.

Il fit de nombreux autres travaux en particulier dans les mollusques marins de la Méditerranée.

Il rassembla une vaste collection conchyliologique de plus de 30 000 coquilles d'espèces continentales et marines qu'il céda en grande partie au Muséum de Lyon.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1829. « Description de plusieurs espèces nouvelles de coquilles vivantes », Bulletin de la Société linnéenne de Bordeaux, 3 (18) : 260-276.
  • 1831. Complément à l'Histoire naturelle des Mollusques terrestres et fluviatiles de la France, de J.P.R. Draparnaud. Paris, Strasbourg, Lyon et Verdun-Meuse, 116 p., 3 pl.
  • 1831. Description de plusieurs espèces de coquilles du genre Rissoa.
  • 1854, 1862 et 1877. Description des coquilles fossiles découvertes dans les environs de Hauterive (Drôme).

Références[modifier | modifier le code]

  • A. Locard, « Notice biographique sur Gaspard Michaud, naturaliste », Mémoires de l'Académie de Lyon, tome 3, 1893, nouvelle série, 11 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]