Gaspard Amédée Gardanne

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Gaspard Amédée Gardanne
Image illustrative de l'article Gaspard Amédée Gardanne

Naissance 24 avril 1758
Solliès-Pont
Décès 14 août 1807 (à 49 ans)
Breslau (Prusse)
Origine Drapeau de la France France
Arme infanterie
Grade Général de division
Années de service 17791807
Conflits Guerres de la Révolution et de l'Empire
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 25e colonne.

Gaspard Amédée Gardanne, né le 24 avril 1758 à Solliès-Pont, mort le 14 août 1807 à Breslau (Prusse), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Il entre au service le 1er mars 1779 comme lieutenant dans les canonniers gardes-côtes et y reste jusqu'au 30 septembre 1780, époque de son passage dans les Gardes du corps du roi. Sorti de ce corps en 1784, il se retire dans ses foyers. En 1792, il se porte volontaire pour les armées de la Révolution. Il est élu deuxième chef de bataillon du 1er bataillon du Var le 16 septembre 1791 et en devient commandement le 30 novembre 1792. Avec son bataillon, il participe aux campagnes des Alpes.

Adjudant-général chef de brigade par arrêté des représentants Ricord, Fréron, Barras et Robespierre le jeune, en date du 13 septembre 1793, il est confirmé dans ce grade par décret de la Convention du 23 germinal an II (12 avril 1794). Il prend une part active aux opérations du siège de Toulon.

Passé à l'armée d'Italie en 1795, il est provisoirement nommé général de brigade au mois de brumaire an IV (novembre 1795) par le représentant Fréron. Il se signala le 11 prairial suivant (30 mai 1796) à la bataille de Borghetto puis le 18 thermidor (5 août 1796) à la bataille de Castiglione. Il est blessé à Arcole, où il fait 2 700 prisonniers, parmi lesquels se trouvait un général-major, et enlève onze pièces de canon et deux drapeaux. Gardanne est confirmé dans son grade de général de brigade par arrêté du Directoire le 10 germinal an V (30 mars 1797).

Il se distingue à nouveau, le 23 floréal an VII (12 mai 1799), à la bataille de Bassignana. Il défend quelques semaines Alexandrie qu'il est contraint d'évacuer après la défaite d'Étienne Macdonald sur la Trebbia. Rentré à Paris, Gardanne prend une part active au coup d'État du 18 brumaire. Bonaparte le nomme général de division le 15 nivôse an VIII (5 janvier 1800).

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

Au cours de la seconde campagne d'Italie, le général Gardanne commande la 6e division d'infanterie de l'armée de réserve, le 10 floréal suivant, il combattit avec une rare valeur, le 17 prairial, au passage du . Après la bataille de Montebello, il s'empare du village de Marengo, devant Alexandrie. Le lendemain, il résiste à quatre attaques autrichiennes successives avant de se retirer avec le corps du général Victor. En récompense de son action, le Premier Consul Bonaparte lui attribue un sabre d'honneur.

Rentré en France, le général Gardanne est nommé commandant de la 20e division militaire (Périgueux) le 4 fructidor (22 août 1800). Il est envoyé en 1802 commander les troupes françaises à Gênes puis à Mantoue.

Il est fait commandant de la Légion d'honneur le 23 prairial an XII (12 juin 1804) et prend peu après le commandement d'une division du maréchal Masséna en Italie. Son action est décisive à Vérone, le 26 vendémiaire an XIV (18 octobre 1805), puis à Caldiero. Gardanne passe en 1806 au 9e corps de la Grande Armée, au sein de laquelle il participe à la campagne de Prusse et de Pologne.

Il meurt d'une fièvre à Breslau le 14 août 1807, alors qu'il revenait en France après la paix de Tilsit.

Source[modifier | modifier le code]