Base des Forces canadiennes Valcartier

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BFC Valcartier
Camions militaires à Valcartier
Camions militaires à Valcartier

Pays Drapeau du Canada Canada
Allégeance Forces canadiennes
Branche Armée canadienne
Fait partie de Secteur du Québec de la Force terrestre
Composée de 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada
35e Groupe-brigade du Canada
Commandant Colonel Dany Fortin
Localisation
Latitude
Longitude
46° 53′ 35″ N 71° 29′ 35″ O / 46.893, -71.49346° 53′ 35″ Nord 71° 29′ 35″ Ouest / 46.893, -71.493  
Informations aéronautiques
Code OACI CYOY
Type d'aéroport Héliport militaire

La base des Forces canadiennes (BFC) Valcartier, aussi appelée garnison Valcartier, est une base des Forces canadiennes, située à Saint-Gabriel-de-Valcartier immédiatement au nord-ouest de la ville de Québec. Elle fait partie du Secteur du Québec de la Force terrestre (SQFT) et héberge le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5e GBMC) de la Force régulière et le 35e Groupe-brigade du Canada de la Première réserve. Fin 2005, la base employait environ 5 400 militaires et 1 200 civils[1].

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Carte montrant l'étendue de la BFC Valcartier. Au bas, nous voyons le champ de tir et le champ de manœuvre, avec les édifices et le centre de recherche en haut à droite.

La BFC Valcartier est située au sud-ouest de la province du Québec tout juste au nord-ouest de la ville de Québec. Depuis le 11 novembre 2012, la route donnant accès à l'entrée principale de la base se nomme route de la Bravoure en hommage aux soldats[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le gouverneur général du Canada, Sir Alexander Cambridge, comte d'Athlone, et le premier ministre du Canada William Lyon Mackenzie King passant des troupes en revue à la garnison Valcartier en 1940

Le territoire de l'actuelle base fut occupé dès 1647 par la Seigueurie de Saint-Gabriel. C'était alors un domaine privé qui appartenait à Robert Giffard puis au Jésuites. En 1800, la couronne devient propriétaire du territoire. En 1816, les villes de Saint-Gabriel-Est et Saint-Gabriel-Ouest sont fondées, principalements par des anciens militaires. L'activité économique principale de la région est alors la coupe de bois et on estime que de 1863 à 1865, le bois coupé à Valcartier a permis la construction de plus de 100 navires sur les grand chantier maritimes[3].

La BFC Valcartier fut érigée en camp d'entraînement en août 1914 dans le cadre de la mobilisation de la Force expéditionnaire du Canada au début de la Première Guerre mondiale. Ainsi, du 8 au 22 août, un champ de tir de 6 km comptant 1500 cibles a été construit afin d'entraîner les troupes. Le site fut également utilisé comme camp d'internement pour les « étrangers ennemis », la plupart d'Europe de l'Est. Le nom Valcartier fut emprunté à celui du village de Saint-Gabriel-de-Valcartier, duquel une large section de son territoire fut expropriée pour établir la base. En raison de sa proximité du port de Québec, Valcartier fut pendant un temps la plus grande base militaire au Canada, avec 32 000 hommes et 8 000 chevaux. Le camp fut fermé après la guerre en 1918[3].

En 1930, le camp de Valcartier est ouvert à nouveau afin d'entraîner le Royal 22e Régiment et quelques unités de réserve. C'est à cette époque que les premières infrastructures permanentes ont été construites à l'aide d'un programme de création d'emploie en réaction à la dépression économique[3].

En 1965, une étude des besoins de la base est effectuée et le gouvernement procède à l'expropriation des terres au nord de la rivière Jacques-Cartier, étendant ainsi les secteurs d'entraînement à 200 km 2[3]. En 1968, après l'unification des Forces canadiennes, le titre 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada fut assigné à la brigade établie à la BFC Valcartier. Valcartier possède également un bunker, construit lors de la guerre froide, qui était destiné à protéger de nombreuses personnalités. Aujourd'hui, il sert uniquement à l'hébergement général et n'a plus de rôle stratégique.

En 1997, du trichloréthylène, un ingrédient chimique cancérigène, a été trouvé dans le système d'alimentation en eau potable de Valcartier et du village voisin de Shannon. Le produit était utilisé dans les années 1970 pour dégraisser des pièces de métal. Le ministère de la Défense nationale, accusé d'avoir caché le problème, prit part à un règlement judiciaire avec la ville en 2004.

Unités[modifier | modifier le code]

Cadets[modifier | modifier le code]

Valcartier héberge le centre d'instruction d'été des cadets de Valcartier[5]. À compter de 2013, le centre accueillera officiellement des cadets des trois éléments[6]. À chaque été, la base accueille plus de de 2500 cadets[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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