Garidech

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Garidech
Blason de Garidech
Blason
Garidech
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Montastruc-la-Conseillère
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux du Girou
Maire
Mandat
Christian Ciercoles
2008-2014
Code postal 31380
Code commune 31212
Démographie
Gentilé Garidéchois, Garidéchoises
Population
municipale
1 591 hab. (2010)
Densité 224 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 32″ N 1° 33′ 42″ E / 43.7088888889, 1.5616666666743° 42′ 32″ Nord
       1° 33′ 42″ Est
/ 43.7088888889, 1.56166666667
  
Altitude Min. 132 m — Max. 214 m
Superficie 7,11 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte administrative de Haute-Garonne
City locator 14.svg
Garidech

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte topographique de Haute-Garonne
City locator 14.svg
Garidech

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Garidech

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Garidech
Liens
Site web Site officiel

Garidech est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Garidéchois.

Sommaire

Géographie [modifier]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située à 17 km au Nord-Est de Toulouse sur la sur la rive droite du Girou,

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes de Garidech
Bazus Paulhac Montastruc-la-Conseillère
Castelmaurou Garidech Montastruc-la-Conseillère
Castelmaurou Gragnague Gragnague

Transport [modifier]

Accessible par l'autoroute A68 Toulouse-Albi sortie : sortie 03 ou par la route départementale 888 (RD888, ex-RN 88).

Histoire [modifier]

Adossée à une colline molassique sur la rive droite du Girou, la commune de Garidech se situe à 17 kilomètres de Toulouse, entre Launagais et Frontonnais. Si des traces d'occupation gallo-romaine sont relevées sur les bords de la rivière, le nom de Garidech n'apparaît pour la première fois dans l'Histoire que le 20 septembre 1134.

On peut supposer que le village serait resté anonyme si, ce Jour-la, Pierre et Raymond Aguassa n'avaient cédé une partie de leur droit de dîme de Saint Pierre de Salinières (aujourd'hui Prexempeyre) à l'Hôpital de Jérusalem. Garidech entrait simultanément dans l'Histoire et dans une organisation complexe: l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem puis, après 1530, Ordre de Malte

Les possessions hospitalières grossirent rapidement par donations successives si bien que, dès le milieu du XIIIe siècle, Garidech fut élevée au rang de "préceptorie". Les biens de l'Ordre du Temple confisqués : ils furent confiés aux Hospitaliers qui les administrèrent. Garidech reçut un immeuble de rapport à Toulouse (la Maison du Temple), les terroirs de Labarthe, Flamarens et Albefeuille (aujourd'hui commune d'Albefeuille-Lagarde en Tarn-et-Garonne) et une part des dimes de la paroisse de Cornebarrieu. Ainsi dotée, la préceptorie de Garidech fut élevée au rang de "Commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem" et une partie de ses revenus fut affectée à l'entretien de l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques à Toulouse.

Les revenus du Commandeur étaient tirés de l'exploitation agricole (il possédait en propre deux grandes fermes qui étaient travaillées en métayage) et de l'exercice de ses droits seigneuriaux.

La Commanderie était dotée d'un four banal où chaque habitant devait cuire son pain, d’une forge banale où chaque tenancier devait faire fabriquer et aiguiser ses outils et d'un moulin non-banal sur le Girou. Outre la seigneurie banale, le Commandeur disposait de la seigneurie ecclésiastique et, à ce titre, il prélevait la dîme de 10 % sur les cultures spéculatives blé, avoine, foins, vendanges et pastel), de 1/12 (8,3 %) sur les cultures ordinaires (pois, fèves, maïs, légumes et chanvre).

Il exerçait aussi la seigneurie foncière : les terres qu'il avait reçues en échange de protection étaient rendues, sous le régime de « l'emphytéose perpétuelle », à leurs anciens propriétaires, à charge pour eux de payer le "cens récognitif de seigneurie". Si les prélèvements étaient nombreux, ils étaient toutefois modiques : la totalité des taxes perçues par le Commandeur atteignait une proportion de 15 % de tous les revenus en échange de structures et de services comme le four, le moulin ou la forge, investissements qu'aucun paysan garidéchois n'aurait pu assumer seul.

La Révolution de 1789, avec l'abolition des privilèges et la nationalisation de biens du clergé, mit fin à la Commanderie de Garidech. La commune, nouvellement formée (1791) s'assoupit doucement à l'écart du vacarme de la révolution industrielle. Il fallut attendre le début des années 1980 et la métropolisation de Toulouse pour que Garidech tirât profit de la proximité toulousaine et reprît vie. La commune, dont la population a longtemps stagné aux alentours de quatre cents habitants, dépasse le millier à l'aube du troisième millénaire et grossit toujours... Elle tire bénéfice de l'autoroute A 68 et de son échangeur: il achemine les habitants vers les emplois toulousains et il valorise un pôle d'activités tertiaires et un bassin d'emploi local.

(Texte issu du site Internet officiel de la Mairie de Garidech)

Héraldique [modifier]

Garidech

Son blasonnement est : D'argent à la lettre G capitale d'azur.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2014 Christian Ciercoles SE  
2001 2008 Bernard Levresse SE  
1995 2000 Gabriel Josserand SE  
1971 1995 Charles Latieule SE  

Commune faisant partie de la deuxième circonscription de la Haute-Garonne

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 1 591 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
275 304 345 361 348 399 383 399 383
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
403 407 376 390 375 386 349 322 347
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
341 345 331 323 316 303 318 293 316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
331 318 380 520 698 954 1 498 1 573 1 591
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[2].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :