Gargano

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41° 43′ 59″ N 15° 45′ 00″ E / 41.733, 15.75 ()

Le Gargano offre une vue spectaculaire quand le ciel est clair. Depuis Monte Castellana, on voit le golfe de Manfredonia avec la zone humide du lac Salso et les marais salants de Margherita di Savoia
L'Architiello, curieux phénomène d'érosion marine.
Le massif de la Foresta Umbra recouvre une grande partie du promontoire, jusqu'à la mer.
La côte autour de Mattinata
Monte Sant'Angelo sur les pentes du promontoire Gargano

Le Gargano est une région naturelle située dans la province de Foggia (région des Pouilles) dans le sud de l'Italie. C'est un important promontoire de la péninsule italienne qui s'avance dans la mer Adriatique, lui valant le surnom d'éperon de l'Italie.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Le Gargano correspond essentiellement à un massif montagneux surnommé l'« éperon de l'Italie » (en italien : sperone d'Italia) qui se projette sur 70 km dans la mer Adriatique, et délimite le golfe de Manfredonia. Vers l'est, il s'étend jusqu'à un cap nommé la Testa del Gargano, tandis qu'à l'ouest il se rattache au massif du Tavoliere delle Puglie, couvrant une superficie globale de près de 2 000 km2. Cette région comprend le parc national du Gargano.

Le Gargano, seule montagne entièrement située dans la région des Pouilles, était à l'origine une île, rattachée par la suite à la terre ferme par l'accumulation progressive de dépôts alluvionnaires apportés surtout par le torrent Candelaro.

La bande littorale septentrionale, basse et sableuse, accueille le lac côtier de Varano et le Lac de Lesina, contigu.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le massif, constitué essentiellement de roches calcaires, culmine à 1 055 m d'altitude au mont Calvo (le « mont chauve », au nom significatif rappelant ses pentes pierreuses et dénudées). Il a une évidente morphologie karstique, dont les aspects les plus intéressants sont les nombreuses grottes, fréquentées depuis la Préhistoire. Les formations calcaires sont riches en plaques et nodules de silex.

Préhistoire et Histoire[modifier | modifier le code]

Le patrimoine archéologique et historique du Gargano est particulièrement riche. La plus ancienne fréquentation humaine date du Paléolithique, comme en témoigne la grotte Paglicci. La fréquentation du promontoire au Mésolithique n'est pour l'instant quasiment pas documentée. Dès le début du Néolithique, à l'aube du 6e millénaire, les preuves de présence humaine dans la région sont abondantes. Elles sont visibles par exemple dans les mines de silex identifiées dans la région de Peschici, de Vieste et aussi de Mattinata[1]. L'occupation du Gargano aux époques successives est bien documentée, des sépultures de l'âge du fer ont par exemple été identifiées.

Population[modifier | modifier le code]

La partie la plus interne de la région, recouverte d'épaisses forêts, dont la Foresta Umbra, est peu peuplée. Les habitants tendent à se regrouper dans les centres côtiers ou au pied des montagnes, tendance renforcée par le développement récent du tourisme balnéaire qui s'est ajouté aux activités traditionnelles, la pêche et surtout l'agriculture.

Une route panoramique suit pratiquement tout le périmètre du Gargano, touchant la plupart des centres importants, comme San Nicandro Garganico, Carpino, Rodi Garganico, Peschici, Vieste, Mattinata et Manfredonia. Parmi les localités situées dans l'intérieur du massif, il convient de signaler Monte Sant'Angelo, San Giovanni Rotondo et San Marco in Lamis, localités aux sanctuaires très fréquentés qui attestent que le Gargano a toujours été, depuis l'époque médiévale, le lieu d'une grande ferveur religieuse, aujourd'hui grâce à la renommée de Padre Pio et, auparavant, en raison du sanctuaire dédié à saint Michel. Ce dernier, institué à Monte Sant'Angelo suite à des apparitions de l'archange à la fin du Ve siècle, attira de très nombreux pèlerins durant tout le Moyen Âge. Les murs du sanctuaire comportent de nombreux graffitis laissés par les pèlerins, qui témoignent de leurs origines très diverses. On note même la présence de noms anglo-saxons, gravés au VIIIe siècle, et d'inscriptions runiques, les plus méridionales que l'on ait conservées.

Traditions populaires[modifier | modifier le code]

Le Gargano, ce n'est pas seulement la mer, mais aussi la culture et les traditions qui se concrétisent à l'occasion d'événements marquants tels que :

  • le Carnaval Dauno di Manfredonia, avec ses célèbres défilés de chars et de groupes folkloriques,
  • en juillet, le festival cinématographique Vieste Film Fest,
  • dans la première quinzaine d'août, le Carpino Folk Festival attire chaque année des milliers de touristes à la recherche de leurs propres racines,
  • après le 15 août, Suoni in Cava à Apricena, le jazz dans les pittoresques grottes de pierre.

Liste des communes du Gargano[modifier | modifier le code]

Apricena, Cagnano Varano, Carpino, Ischitella, Lesina, Manfredonia, Mattinata, Monte Sant'Angelo, Peschici; Rignano Garganico, Rodi Garganico, San Giovanni Rotondo, San Marco in Lamis, San Nicandro Garganico, Vico del Gargano, Vieste.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Attilio Galiberti (ed), 2005,Defensola. Una miniera di selce di 7000 anni fa, Protagon Editori, Siena

Liens externes[modifier | modifier le code]